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Les pesticides de l’agriculture bio : une vérité qui dérange 

Image adaptée d'une production de Bill Kerr sous licence Creative Commons (CC BY-SA 2.0)

Image adaptée d'une production de Bill Kerr sous licence Creative Commons (CC BY-SA 2.0)

Le fait que l’agriculture biologique utilise des pesticides vous surprend ? Vous n’êtes probablement pas seul(e) : il semble qu’un Français sur deux l’ignore.

C’est ce qui a motivé le journaliste Erwan Seznec, qui contribue depuis des années au magazine Que Choisir, à écrire un article sur les pesticides utilisés par l’agriculture bio. Cet article, tout à fait standard et écrit dans une perspective d’information du consommateur, a été publié dans le numéro de septembre 2016 du magazine. Seulement, il n’a pas plu à certains au sein de la commission agriculture du parti Europe Écologie Les Verts (EELV). Comme expliqué sur un site temporaire visant à exposer cet incident, copie d’e-mails à l’appui, ces personnes se montrent préoccupées par les contributions passées et futures d’Erwan Seznec sur des sujets connexes. Loin d’apporter des contre-arguments pertinents et de s’engager dans un vrai débat sur les points scientifiques, les interlocuteurs adoptent une posture défensive, symptôme d’un malaise face à une réalité pourtant toute simple.

[EDIT] : il semble que le site d’Erwan Seznec ne soit plus accessible directement depuis le vendredi 14 octobre.

Le bio considéré à tort comme exempt de pesticides

Le sujet des pesticides bio est pratiquement tabou en France, et pour cause, si on interroge les consommateurs sur ce qui les pousse vers les produits bio, la première raison est l’idée que ces produits seraient plus sains, notamment du fait qu’ils ne contiendraient pas de résidus de pesticides. Casser cette idée reçue, c’est donc en quelque sorte remettre en cause la raison d’être du marché du bio. On peut se demander si les acteurs économiques qui profitent directement de cette idée reçue n’ont pas une responsabilité dans sa diffusion. Car évidemment, on imagine bien que ce non-dit contribue très positivement à la dynamique qui anime le marché du bio en France et ailleurs.

Que les résidus de pesticides dans les produits agricoles représentent un risque réel ou non pour la santé, penser que l’on peut les éviter en consommant bio est erroné. Car effectivement, les agriculteurs en bio utilisent des pesticides, la liste des produits autorisés en France est disponible ici.

Alors, certains répondront que les pesticides bio sont principalement d’origine naturelle. Hélas, là n’est pas la question. Car il n’existe pas de différence fondamentale entre une molécule « naturelle » et une molécule synthétique. En particulier, le caractère naturel d’une substance ne dit rien sur sa toxicité pour le corps et l’environnement. Comme l’article d’Erwan Seznec le rappelle, les substances utilisées en bio ne sont pas anodines et contiennent des principes actifs (c’est d’ailleurs bien pour cela qu’on les utilise). L’auteur prend l’exemple bien connu de la roténone, qui est un insecticide extrait de plantes tropicales utilisé largement en agriculture bio en France jusqu’en 2011 après son interdiction par l’Union Européenne. Cette décision a été prise suite aux résultats d’études indiquant que la roténone augmenterait le risque de développer la maladie de Parkinson, chez les rats, et peut-être aussi chez l’être humain. Un autre exemple abordé est celui de la bouillie bordelaise, un mélange de sulfate de cuivre et de chaux, qui peut entraîner une accumulation de cuivre dans les sols, globalement toxique pour la biosphère.

Non seulement les pesticides bio sont potentiellement dangereux pour la santé des agriculteurs et pour l’environnement, mais en plus ils sont parfois moins efficaces que les pesticides de synthèse, qui profitent des progrès en agronomie et en génie chimique. Puisque l’agriculture conventionnelle a aussi la possibilité d’utiliser des pesticides naturels lorsqu’ils sont compétitifs, le bio qui lui s’impose des contraintes probablement inutiles se retrouve avec des pesticides moins efficaces (voir par exemple cette étude concernant la lutte contre les pucerons). Ironiquement, il n’est donc pas impossible de trouver des exploitations bio qui utilisent plus de pesticides que des exploitations conventionnelles pour obtenir des résultats comparables au niveau de la protection des cultures. Cela participe à la faiblesse relative des rendements du bio, qui sont en moyenne inférieurs d’environ 20% à ceux de l’agriculture conventionnelle. Voilà donc un nouvel effet pervers : pour produire une tonne de produits bio, il faut cultiver une surface significativement plus grande, et donc potentiellement utiliser plus de pesticides. Remarquons toutefois que la rotation des cultures, très utilisée en agriculture bio, permettant de limiter les besoins en herbicides, les remarques ci-dessus concernent surtout les insecticides et fongicides.

Idéologie et marketing avant tout

Nous n’irons pas plus loin dans cet article, car le but n’est pas de faire une analyse exhaustive de cette problématique bien trop large. Notons que nous n’avons pas affirmé que les résidus des pesticides bio étaient dangereux pour la santé du consommateur, car c’est encore et toujours la dose qui fait le poison, tout comme pour les pesticides synthétiques. L’idée à retenir, c’est que l’agriculture biologique utilise bel et bien des pesticides, et qu’ils ne sont pas spécialement inoffensifs comparés aux pesticides de synthèse utilisés par l’agriculture conventionnelle. En particulier, leur caractère naturel n’est pas un gage d’innocuité. Cela permet de prendre du recul par rapport au climat quasi hystérique du débat public sur les pesticides, et les « produits chimiques » en général. Il va de soit que l’usage de pesticides – bio ou conventionnels – doit être maîtrisé, afin de protéger la santé publique et l’environnement, et pour cela, il nous faut quantifier le risque associé à chaque pesticide. C’est le travail de centaines de chercheurs dans le monde entier.

Ce débat est un élément important d’une réflexion citoyenne fondamentale plus large, celle de notre modèle d’agriculture, et on peut tout à fait entendre des critiques légitimes du modèle actuel qui a ses limites. Ceci dit, pour nourrir la population mondiale tout en limitant au maximum l’impact de l’agriculture sur les sols, les cours d’eau, la biodiversité, le climat, la santé des agriculteurs et des consommateurs, une approche raisonnée et basée sur des données scientifiques solides est nécessaire. Un discours idéologique (et malheureusement institutionnalisé) tel que proposé par certains partisans du bio n’apporte rien de constructif dans la discussion citoyenne, car rien ne garantit que les mesures qui seraient prises soient cohérentes avec la réalité scientifique. Vouloir restreindre l’usage de pesticides à des produits naturels est un exemple type de choix arbitraire et sans pertinence qui illustre le fait que le marketing bio est basé sur une idéologie, et pas sur la science. Il exploite au maximum la crainte du public vis-à-vis de tout ce qui est « chimique », usant de pratiques proches de la désinformation et – dans le cas de l’incident relatif à l’article d’Erwan Seznec – certains partisans du bio semblent même regretter la liberté d’expression, lorsqu’elle touche à leur mensonge par omission sur l’usage de pesticides en bio. Dans un environnement capitaliste comme le nôtre, et avec un chiffre d’affaires de 5.5 milliards d’euros en France en 2015, pourquoi devrait-on s’attendre à ce que l’industrie du bio se comporte différemment des industries d’autres secteurs économiques majeurs ?

105 Comments

  1. Cet article comme bons nombres d’articles publiés sur ce site nous mets encore en resonnance sur un raisonnement purement cartésien et dénué de toute sensiblité.
    Le bio est avant tout une approche humaine, sensible et réfléchie sur l’alimentation , ou quand le choix d’aliments sains devient une priorité
    Ce site ne fonctionne qu’avec arguments et contre arguments et c’est bien là qu’il ne faut pas aller
    Laissons les sceptiques continuer à consommer les produits de notre bon marché de consommation et oeuvrons plutot individuellement avec notre conscience, notre profonde intuition pour faire des choix qui seront toujours juste car ils nous appartiennent.
    Choisissons les Cooperatives bio locale, petits paysans , paniers bio et autres sources
    Il est de notre responsabilité de faire changer les choses par nos comportements
    Il suffit de s’interesser au débat politique pour voir que tout est manipulation

    soyons libre. la est la solution
    T.

    • Je suis tout à fait d’accord avec vous sur « notre responsabilité de faire changer les choses par nos comportements ». Par contre, je suis plus que sceptique ; pour ne pas dire en désaccord, sur la vérité/choix justes qui découlerait de « notre conscience, notre profonde intuition ».

      Notre intuition nous trompe régulièrement, tout le monde, tout le temps, c’est normal et connu. Un exemple simple, serait de vous montrer une illusion d’optique. Mais d’autres illusions beaucoup plus pernicieuses trompent notre jugement. Il est donc nécessaire de prendre du recul et apporter un regard critique en mettant justement de côté notre sensibilité car elle peut nous amener vers des biais de raisonnement.

      Je pense que vous jugerez que tout ça manque énormément de romantisme 🙂 Peut-être, mais il est nécessaire d’être rationnel et de s’appuyer sur des preuves solides afin de faire des choix qui œuvreront pour le bien commun, ne pensez-vous pas ?

      • Je trouve vraiment dommage que vous n’ayez même pas pris la peine de refléchir sur l’intuition, celle profonde que nous avons tous est qui est toujours juste
        Vous apposez le mot illusion qui ne veut rien dire là et parler de rationnel et de preuves
        Comme tous ces raisonnements qui ont fait le monde d’aujourd’hui et ces déséquilibres en tout genre

        Je ne peux que vous souhaiter le mieux et d’acceder à votre coeur qui vous permettra de vivre et d’écrire des pages oh combien plus enrichissante

        bien à vous

        T

  2. « Que les résidus de pesticides dans les produits agricoles représentent un risque réel ou non pour la santé, penser que l’on peut les éviter en consommant bio est erroné. »

    => Ce n’est pas erroné pour la plupart des saloperies qui sont balancées en conventionnel. La liste des produits autorisés en bio est TRES restreinte ainsi que les quantités autorisées.
    Donc SI, on a toutes les raisons de penser qu’on va bouffer beaucoup moins de saloperies en mangeant bio que convontionnel, absolument !

    « Alors, certains répondront que les pesticides bio sont principalement d’origine naturelle. Hélas, là n’est pas la question. Car il n’existe pas de différence fondamentale entre une molécule « naturelle » et une molécule synthétique. En particulier, le caractère naturel d’une substance ne dit rien sur sa toxicité pour le corps et l’environnement. »

    => QUI dit une telle chose ? Un nom ? Une citation ? Qui sont ces « certains » ?
    Des bobos parisiens qui n’ont pas la moindre idée de quoi ils parlent ? Des gamins révolutionnaires ignares aux AG altermondialistes ? Certainement pas des gens serieux qui savent de quoi ils parlent, en tout cas.
    Personne de serieux ne dit une chose pareille, pourquoi mêler de supposées idées erronées de « certains » à un débat serieux ? Pour mieux le discréditer ?
    Des gens serieux qui savent de quoi ils parlent ET qui font le choix du bio, il y en a, leur mettre sur le dos l’ignorance de « certains » pour les discréditer, c’est un procédé vraiment mesquin …

    « la bouillie bordelaise, un mélange de sulfate de cuivre et de chaux, qui peut entraîner une accumulation de cuivre dans les sols […] »

    => Qui PEUT entraîner … c’est sûr que si on prend pour référence les grandes exploitations viticoles conventionnelles, vu la quantité qu’ils en balancent toujours au même endroit, au bout d’un moment forcément ça va s’accumuler …
    En bio, pour les rares produits autorisés (dont la traditionnelle bouillie bordelaise de nos aïeux, effectivement) il y a des limitations sur les quantités qui sont sans commune mesure avec celles de l’agriculture conventionelle.
    Il y a aussi une obligation de rotation des cultures. Donc les quelques cultures sujettes au mildiou qui ont occasionellement besoin de bouilles bordelaise ne sont pas toujours au même endroit.

    « […] accumulation de cuivre dans les sols globalement toxique pour la biosphère »
    => Autrement dit : si on en balance 3 tonnes, au bout d’un moment, c’est pas très bon … si on s’impose d’y recourir moins (comme en bio), ben c’est pas forcément parfait mais c’est déjà nettement moins pire.

    « l’agriculture conventionnelle a aussi la possibilité d’utiliser des pesticides naturels lorsqu’ils sont compétitifs, le bio qui lui s’impose des contraintes probablement inutiles »

    => des contraintes INUTILES ? C’est justement volontairement le but des normes sur les insecticides acceptés en bio, qu’ils soient moins efficace. Ce afin d’essayer de ne pas trop défoncer les auxiliaires en même temps que les ravageurs. En gros l’idée est trouver un compromis entre ces deux objectifs qui sont naturellement contradictoires :
    – d’un côté essayer d’avoir le moins possible d’impacts négatifs sur l’environnement et l’équilibre naturel.
    – de l’autre, permettre quand-même aux agriculteurs de gagner leur vie, parce que sinon personne ne voudrait faire du bio et c’est encore pire pour l’environnement.
    Voilà pourquoi il s’impose des contraintes.
    Elles sont inutiles ? Vraiment ?

    « Ironiquement, il n’est donc pas impossible de trouver des exploitations bio qui utilisent plus de pesticides que des exploitations conventionnelles pour obtenir des résultats comparables au niveau de la protection des cultures »

    => En bio, les quantités ET les produits sont fortemment limités.
    Donc même dans l’hypothèse d’une exploitation ayant fait le choix du bio « pour le marketting » et qui irait au maximum de ces limites autorisées en bio (ça éxiste, mais c’est une minorité des exploitations bio, mais ça éxiste), le probabilité de trouver un conventionnel qui de lui même décide d’en utiliser encore moins est très rare : et pour cause, s’il en utilise aussi peu, il a tout intérêt à se faire labelliser ! ça ne sera facile pour lui de se convertir et d’obtenir le label et sa production ne s’en vendra que mieux. D’ailleurs, c’est ce que la plupart ont fait.
    Donc c’est « théoriquement possible » mais dans la pratique très rare.

    « Voilà donc un nouvel effet pervers : pour produire une tonne de produits bio, il faut cultiver une surface significativement plus grande, et donc potentiellement utiliser plus de pesticides. »

    => utiliser ulus de pesticides que quoi ?
    – que si la surface était toujours bio mais 20% moins grande ? Sans blague …
    – que pour la même production en conventionnel ? Certainement pas ! Les limites imposées en bio sont bien BIEN plus sévères que ce qui se pratique en conventionnel, et c’est pas de l’ordre du 20% de moins : c’est plus de l’orde de 5 ou 10 fois moins … et encore, juste pour les rares produits autorisés !

    Si vous vouliez dire la 1ere, c’est que vous nous prenez pour des demeurés …
    Si vous vouliez dire la 2e, c’est que vous essayez de nous convaincre d’un mensonge honteux en faisant un syllogisme … donc que vous nous prenez pour des demeurés ! (mais habilement).

    « l’agriculture biologique utilise bel et bien des pesticides, et qu’ils ne sont pas spécialement inoffensifs comparés aux pesticides de synthèse utilisés par l’agriculture conventionnelle »

    => FAUX !!! Les produits autorisés en bio n’ont strictement RIEN A VOIR avec 90% de ceux utilisés en conventionnel. Et les quantités non plus …
    Dire une chose pareille, à ce niveau-là vous versez carrément dans la diffamation !

    « En particulier, leur caractère naturel n’est pas un gage d’innocuité. »

    => Encore une fois, personne de serieux n’a dit ça, c’est ridicule …

    « Cela permet de prendre du recul par rapport au climat quasi hystérique du débat public sur les pesticides, et les « produits chimiques » en général »

    => Hystérie ? Vraiment ? Personellement, je n’ai encore vu personne se mettre à se rouler par terre en hurlant à propos des pesticides …
    Des inquiétudes et des débats, oui, il y en a, et c’est quelque chose de tout à fait légitime et sain, ça s’appelle la démocratie ! C’est cela que vous qualifiez d’hystérie ? Ou bien est-ce – encore une fois – juste une façon pernicieuse de discréditer ?
    Il y a de bonnes raisons de débattre et d’informer sur l’utilisation des pesticides et lesquels, car ceux-ci n’ont pas que des effets néfastes supposés ou en cours d’évaluation, il y a aussi des résultats désastreux tout à fait averés et prouvés de l’usage et du mésusage de certains produits toujours autorisés en conventionnels, effets désastreux en particulier sur l’environnement : mort des sols menant à leur infertilité, dispartion des insectes pollinisateurs, perturbateurs endocriniens dans les cours d’eaux etc etc …

    « Un discours idéologique (et malheureusement institutionnalisé) tel que proposé par certains partisans du bio n’apporte rien de constructif dans la discussion citoyenne, car rien ne garantit que les mesures qui seraient prises soient cohérentes avec la réalité scientifique »

    => encore une fois, on utilise les fameux « certains » pour discréditer …
    Figurez-vous qu’il y a des scientifiques parmis les partisans du bio, et des bons !
    Manque de bol, on leur met des bâtons dans les roues. Il faut dire que leur discours dérangent pas mal de monde, en particulier quand ce sont des gens serieux qui savent de quoi ils parlent.
    Prennez par exemple Claude et Lydia Bourguignon : ce sont de vrais scientifiques très serieux, issus du sérail et tout, qui se sont penchés très tôt sur l’importance des sols et de la vie qu’il y a dedans, comment les pesticides tuant celle-ci rendent les sols stériles, et comment faire pour les préserver et même les réparer … et ils n’ont pas fait que chercher : ils ont trouvé et compris plein de choses essentielles. En fait, ce sont ni plus ni moins que les meilleurs spécialistes mondiaux de ce domaine dont ils sont les pionniers.
    Eh bien malheureusement, leur travaux n’intéressaient pas l’INRA (leur ancien employeur) et ils ont dû se démerder tout seul.
    Ca fait des années qu’ils essaient d’alerter à ce sujet, avec des travaux de recherche très très complets à l’appui, mais ça n’intéresse pas grand monde : c’est pas avec ça qu’on fait la une du 20h …
    Donc encore une fois, utiliser « certains » pour faire passer toute une catégorie de gens pour des rigolos, c’est vraiment bas …

    « Vouloir restreindre l’usage de pesticides à des produits naturels est un exemple type de choix arbitraire et sans pertinence »

    => Encore une fois : personne de serieux n’a dit ça, c’est ridicule …

    « le marketing bio est basé sur une idéologie, et pas sur la science. Il exploite au maximum la crainte du public […] usant de pratiques proches de la désinformation »

    => Ben, c’est du marketting, quoi … qu’est que vous voulez attendre de bon venant du marketting ?
    Cela dit, du marketting bio, parmis tous les agriculteurs bio que je connais, parmis les clients du marché, parmis les AMAP et leurs adhérents, je ne connais personne qui en fait.
    En fait, les seuls qui font réellement du marketting avec le bio, ce sont les grands groupes de l’agro-alimentaire et de la grande distribution ! Les mêmes qui sont la source de la terrible pression mise sur les producteurs conventionnels, pression qui les incite à asperger leurs cultures de saloperies pour essayer de remplir les objectifs de productivité et de compétitivité au détriment de leurs propres terres. Ceux-là même essaient de se faire passer pour « verts » en mettant un tout petit peu de bio dans leurs catalogues, bien en avant. Le « green-washing » que ça s’appelle y paraît et c’est pas les partisans du bio qui en font : c’est MacDo et Carrefour !

    « certains partisans du bio semblent même regretter la liberté d’expression »

    => Ah, toujours ces fameux « certains » …

    « pourquoi devrait-on s’attendre à ce que l’industrie du bio se comporte différemment des industries d’autres secteurs économiques majeurs ? »

    => Les acteurs de l’économie bio, c’est dans l’immense majorité des tout-petits producteurs écoulant leur production en vente directe auprès d’AMAPs, sur des marchés ou dans des magasins de producteurs locaux, et des particuliers se fournissant aux même lieux.
    Ces producteurs ne représentent qu’une infime minorité des producteurs, et ces consommateurs une infime minorité des consommateurs.
    C’est ça que vous appelez une « industrie » d’un « secteur économique majeur » ???

    • Merci pour votre commentaire.
      Par manque de temps, je ne pourrai espérer reprendre point par point vos affirmations, qui manquent un peu de sources d’ailleurs. Mais je vais revenir sur un élément fondamental : vous semblez dire que je me fais une image caricaturale du bio et de ses partisans notamment sur la toxicité présumée des produits naturels ou de synthèse.
      Premièrement, le sondage donnant 1 personne sur 2 qui ignore que le bio utilise des pesticides est de nature à montrer que non, les gens ne savent pas tout ce que vous savez.
      Deuxièmement, je n’ai pas besoin de source pour affirmer que les gens pensent que le naturel est meilleur, car le fait même qu’un des critères d’acceptation d’un pesticide en bio soit son origine naturelle est une preuve que cette idée reçue perce jusqu’au niveau institutionnel.
      Troisièmement, en tapant « pesticides naturels » sur Google, vous trouverez un ensemble de sites qui font une distinction nette et simpliste entre chimique et naturelle. Un exemple ici : http://www.toutpratique.com/11-Jardin-sport/467-insecticide-naturel-et-ecologique.php
      Enfin, c’est un biais suffisamment répandu pour porter un nom (appel à la nature).

      Au passage, vous mentionnez C. Bourguignon… déjà cité dans ce fil de commentaires et connu de beaucoup de monde familier avec le débat public sur l’agriculture. Peut-être faut-il veiller à ne pas prendre ses affirmations sans esprit critique (argument d’autorité ?), et se demander s’il n’y aurait pas une raison pour laquelle il fait cavalier seul (face à la majorité de la communauté scientifique internationale). Son soutien pour la biodynamie suscite dès le départ de prendre ses propos extrêmes avec des pincettes, même si sur certains éléments de son discours sont plus consensuels et véritablement constructifs.

  3. L’auteur de cet article aurait du se renseigner un peu plus avant de sortir une bêtise pareille !!!
    Les produits chimiques sont formellement interdits en bio, sans aucune exception. Certaines molécules d origine naturelle sont autorisées (cuivre, souffre, fer, insecticide naturel) mais à des doses infimes et l utilisation de ces molécules ne représente qu’ une toute petite partie des solutions existantes en protection bio (rotation des cultures, pièges a phéromones, filets, association de cultures, introduction d auxiliaires etc…) et utilisees en dernier recours, voire dans la plupart des cas ps du tout car elles ne sont pas très efficaces sur le court terme ou sur le long terme. Cet article vise à semer le doute en utilisant le mot pesticide pour décrire les molécules citées plus haut, mais dont la nocivité sont a des années lumière à des pesticides chimiques surtout au vu des doses et fréquences utilisées.

    • Votre commentaire semble indiquer que vous n’avez pas compris le propos de l’article.
      Tout produit est chimique, y compris les produits naturels, c’est là le point central de l’argumentaire… Le mot pesticide est bien entendu approprié pour décrire tous les produits que vous citez, et la rotation des cultures que vous mentionnez l’est aussi dans l’article. On dirait que vous n’avez lu que le titre et que vous n’avez pas vu la nuance du texte. De plus, nous n’avons pas comparé la nocivité des pesticides bio et conventionnels, ce que par contre vous vous faites, sans apporter de référence pour appuyer votre affirmation, d’ailleurs.

  4. De toute manière le vrai BIO c’est la PERMACULTURE! Le bio des grandes enseignes ne sont que la reproduction du système agro-industriel, sous couvert d’un label « vert » histoire de nous donner bonne conscience. C’est évidemment beaucoup mieux que l’agriculture intensive, mais on peut faire encore mieux! Comme changer de système agricole (basculer vers les microfermes) et changer son mode d’alimentation (trop riche en sucres, gras, produits laitiers, céréales et viandes). Cela redynamiserai l’emploi local, augmenterai la biodiversité, améliorerai les écocsystèmes et notre santé… bref, que du bon! A lire : PERMACULTURE, guérir la Terre, nourrir les Hommes, de Perrine et Charles Hervé-Gruyer, éditions Actes Sud, collection Domaine du possible.
    Les solutions nous les détenons, il faut passer à l’action!

  5. Salut E.T
    Sur le fond, les faits sont vrais. En revanche sur la forme je ne comprends pas vraiment l’objectif de ta démarche que je trouve intellectuellement malhonnête. Il me semble que ce qui est intéressant à décrire c’est le fait que le label « bio » autorise l’utilisation d’intrants non chimiques et à plus faibles doses qu’en conventionnel. Egalement que les pesticides naturels ne sont pas nécessairement non-nocifs ce qu’est est assez mal connu, notamment par les extrêmistes du bio. Le problème de ton article c’est qu’il décrédibilise totalement et critique négativement la pratique ‘bio’ de façon frontale alors même que d’un point de vue sanitaire et environnemental le « bio » prend la bonne direction. Je crois que tu es d’accord avec ça (d’après tes réponses à certains commentaires), auquel cas ton article est simplement tourné de manière provocante (ton objectif est-il de faire le buzz ou d’informer objectivement). C’est dommage, ça perd en crédibilité. En plus ton titre racoleur est très préjudiciable pour le ‘bio’. Par honnêteté intellectuelle tu pourrais ajouter un paragraphe (crucial imho) remettant les affirmations dans un contexte global d’avantage majeur pour le bio vis à vis du conventionnel en terme sanitaire et environnemental.

    • Merci de votre commentaire.
      Je ne suis pas en mesure d’affirmer que le bio va dans la bonne direction ou non. En effet, ce qui est certain, c’est que le rendement du bio est inférieur au rendement du conventionnel, ce qui veut dire que pour produire la même quantité, il faut cultiver plus de surface. De ce point de vue, c’est un impact environnemental clairement négatif et avéré. De l’autre côté, je n’ai pas trouvé d’études qui montrent un impact positif significatif – notamment sur les bénéfices nets en termes de pollution des sols ou sur le sanitaire – qui pourrait venir contrebalancer la certitude concernant le rendement. En particulier, aucune bonne pratique du bio ne lui est spécifique. Les seuls éléments qui le sont (type : se restreindre aux produits naturels) sont sans pertinence au regard des objectifs (très nobles) que se fixe le bio.

      • L’effet positif significatif du ‘bio’ c’est peu être que l’on utilise pas de produit dérivé du pétrole pour crée des insecticides et autres « merdes » à pulvérisé sur nos légumes ? (Quand je mange un légume ou un fruit, c’est meilleur sans pétrole, nan ?)

        • Synthétique ne signifie pas « issu du pétrole ». Le glyphosate par exemple, dont on entend beaucoup parler, n’est pas issu du pétrole mais de la glycine (acide aminé, donc naturel).

      • Tu es surtout d’une mauvaise foi épatante, et tu réponds à la moitié de mon commentaire. Tu ne rien sur ta malhonnêteté intellectuelle? Donc pour reprendre, tu balances une cargaison d’inepties dans ton torchon sous forme d’affirmations non référencées mais en revanche tu n’as « pas trouvé d’études qui montrent un impact positif significatif [du bio]– notamment sur les bénéfices nets en termes de pollution des sols ou sur le sanitaire ». Donc soit tu prend vraiment les gens pour des demeurés, soit tu n’a même pas fait l’effort d’aller voir la littérature sur le sujet, dans les deux cas ta crédibilité est proche du néant. Voilà deux références pour nourrir tes « incertitudes » que je te propose d’aller lire. (la première est une méta-analyse publiée dans Global Change Biology, légèrement plus solide que de se baser sur l’avis d’un journaliste de Que Choisir, si bon soit-il)
        http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/gcb.12752/full
        http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/j.1365-2664.2005.01005.x/full

        • Restons polis SVP.

          Votre diatribe contre l’article est injuste. L’avez-vous lu ? Car il ne se pose pas en défenseur de l’agriculture conventionnelle, si vous relisez bien, le propos est plutôt modéré et nuancé. On cite « les limites » de l’agriculture conventionnelle. La critique concerne « le discours de certains partisans du bio » et un marketing basé sur un « non-dit » avec la présence de pesticides. En particulier, si les pratiques comme la rotation des cultures sont de vraies bonnes idées, la distinction entre pesticides synthétiques et naturels ne l’est pas, et c’est ce sur quoi l’article se concentre. Pour avoir rencontré des agriculteurs bio et conventionnels, les pratiques varient énormément et on apprend davantage à converser directement avec celui qui produit ce qu’on achète qu’à travers un label. Vous imposez une fausse dichotomie entre agriculture intensive agressive d’un côté, et bio avec bonnes pratiques de l’autre. Reprenez ensuite ce que j’ai dit (qui relève du jugement, ce que ne font pas en général les auteurs des publications), qui est que les effets positifs à considérer doivent être de nature à contrebalancer la baisse de rendement (et donc l’augmentation de la surface cultivée, et la déforestation qui va avec). Accessoirement, il faut aussi prendre le coût en compte, car on peut se demander si 1€ de subvention au bio ou dans le prix payé par les consommateurs de produits bio ne serait pas mieux utilisé ailleurs (isolation, développement des transports en commun…).

          Venons-en aux études. J’ai déjà vu celles que vous citez, donc plutôt que de présumer d’une mauvaise foi ou d’une incompétence, il serait judicieux d’aller regarder ce que disent ces études, au-delà de l’abstract.

          Premièrement nous n’avons toujours rien au niveau sanitaire. Pour avoir longuement cherché, je peux vous indiquer qu’à part des sources partisanes, difficile de trouver des comparaisons trouvant un bénéfice réel. Mais je suis preneur si vous avez des références.
          Pour l’aspect environnemental :
          La première publi que vous citez ne mentionne pas le bio et ne permet donc pas de faire une comparaison. La seconde se propose de faire une comparaison, ce qui nous intéresse. Ce qu’on peut dire dès le départ, et qu’on retrouve dans cette étude, c’est que la variabilité est grande en fonction des climats et des paysages, des pratiques agricoles, de la taille de l’exploitation, du produit considéré. Ensuite, il faut distinguer biodiversité au niveau du champ et au niveau du paysage. Le bio entraîne des avantages (de l’ordre de 50% dans cette méta-analyse) à l’échelle du champ, mais pas à l’échelle de la ferme lorsque l’on prend en compte le paysage et le terrain (« The positive effects of organic farming on abundance were prominent at the plot and field scales, but not for farms in matched landscapes. »). Ce point est crucial, et comme la question de la biodiversité est avant tout une question d’échelle, il est difficile de tirer une conclusion ici. Cet élément se retrouve dans d’autres travaux et n’est pas nouveau.
          De plus, pour moi il est difficile de savoir ce qui est préférable entre un sol moins riche sur une surface plus restreinte, ou un sol plus riche occupant une surface plus grande. Car le grand problème du rendement plus faible, c’est le besoin de monopoliser plus de surface sans bénéfice clair pour les émissions de GES, alors qu’on essaye (avec succès) de limiter la déforestation dans le monde. Bref, c’est avec une vraie honnêteté que je ne suis pas en mesure de me prononcer de manière définitive, même si les bonnes pratiques du bio vont dans le bon sens. Pour moi, elles devraient être inclus dans un nouveau label, qui élimine les aspects inutiles comme les restrictions sur l’origine des pesticides, voire sur l’interdiction des OGM, pour une vraie vision de production éco-responsable et raisonnée qui serait exempte de toute idéologie basée sur l’appel à la nature.

          Au passage, j’ai manqué de vous faire remarquer que dans votre précédent commentaire, vous parlez de produits « non-chimiques », à corriger par « non synthétiques », car rappelons que toute matière est chimique.

  6. Utiliser des pesticides bio, c’est bien meilleur que d’utiliser des pesticides pétrochimiques industriels. Ceci dit, on ne peut les considérer comme des produits inoffensifs. Certaines précautions sont à observer, au même titre qu’avec un pesticide traditionnel. C’est la même chose pour tout, c’est l’utilisation qu’on en fait, comme le sucre ou les huiles essentielles par exemple, des produits « naturels » mais très puissants qui doivent être utiliser avec précaution c’est tout mais de là à faire un sophisme en expliquant que les traitements naturels bio sont plus nocifs que les pesticides de synthèse faut pas abuser quand même !

    • Merci de votre commentaire.
      Nous n’avons pas affirmé que les traitements bio étaient plus nocifs que les pesticides de synthèse. Et pour le coup, c’est dire que « Utiliser des pesticides bio, c’est bien meilleur que d’utiliser des pesticides pétrochimiques industriels » qui constitue un sophisme. Sur quoi vous basez-vous pour affirmer cela ?

  7. (…) Non seulement les pesticides bio sont potentiellement dangereux pour la santé des agriculteurs et pour l’environnement, mais en plus ils sont parfois moins efficaces que les pesticides de synthèse, qui profitent des progrès en agronomie et en génie chimique. (…)
    /////on voit que vous n’avez jamais déversé une cuve de pesticides liquides de synthèse sur une terre….////

    QUant à ceci (…)Hélas, là n’est pas la question. Car il n’existe pas de différence fondamentale entre une molécule « naturelle » et une molécule synthétique. En particulier, le caractère naturel d’une substance ne dit rien sur sa toxicité pour le corps et l’environnement. (…) je pense que c’est une allégation erronée totalement.
    .
    Pourquoi les gens sont allergiques à l’aspirine Acide acétyl salicilique alors qu’ils peuvent boire une tisane de Reine des prés (son nom latin Spirea ulmaria d’où le nom d’aspirine )sans problème…parce que dans l’un il y a une molécule de synthèse et dans l’autre il y a la molécule originelle contenue dans la totalité des autres molécules. Nous appelons ceci le TOTUM de la plante et c’est grace à ce totum que nous bénéficions de la médecine de la plante sans toutes les crises réactionnelles dues à la chimie industrielle.

    rgggg je pensais lire un article qui m’apporterait des informations intéressantes et qui font avancer mais là je suis en colère. Moi même paysanne herbaliste engagée dans les CIVAM 35 et les groupements ADAGE allez voir ce qui se passe chez les agriculteurs de la confédération paysanne. et aller leur dire qu’il traite avec du cuivre et cie….

  8. Compliqué de savoir qui nous parle quand les auteurs souhaitent « rester anonymes ». Heureusement que l’adresse mail de contact (voys.france) nous donne une petite indication de vos intérêts.

    L’article sur Powerbase (http://powerbase.info/index.php/Voice_of_Young_Science) consacré au groupe auquel vous êtes affilié indique :
    « VoYS has produced publications which focus on attacking alternative health systems and ridiculing public concern about risky chemicals » soit pour les non anglophones :
    « VoYS produit des publications qui s’attaquent aux systèmes de soins alternatifs et ridiculisent les inquiétudes publiques à propos des risques chimiques ».

    On comprend donc mieux l’angle très précis de votre article.

    Des bisous .

    • Cette ancienne adresse est historique : nous prévoyions d’apporter VoYS en France du fait de la convergence de l’approche. Mais nous avons assez vite changé d’avis, et de nom en mai 2016 (de Voice of Young Science France vers Science Pop comme vous pourrez le voir sur notre page Facebook), de sorte que nous n’avons finalement jamais collaboré. La création d’une nouvelle adresse e-mail est en cours (contact@sciencepop.fr).

      Nous n’avons donc jamais été formellement affiliés à Voice of Young Science (cf l’adresse en @gmail.com…), même si nous partageons leur approche. Pour le moment, Science Pop n’est qu’un groupe informel d’étudiants, et n’est rattaché à aucune association.

      Et enfin, au lieu de vous intéresser à l’identité de votre interlocuteur pourquoi ne pas vous intéresser au contenu de son discours ?

  9. Ecrire un torchon est plus facile que de faire une démonstration scientifique.

  10. Dans un commentaire précédent, vous vous gaussez de la « biodynamie. » Je ne sais pas si cette « méthode » (?) est bonne ou pas, « scientifique » ou pas, mais ce dont je suis certain, c’est que l’agriculture industrialo-chimique dont vous êtes un (une?) propagandiste évident.e pollue les sols, la nourriture, l’eau.

    Que les techniques agronomiques sont de plus en plus stupides comme arrive le réchauffement climatique.

    Les OGM sont l’expression d’une science à courte vue, organisée pour assurer aux conglomérats qui la contrôlent des revenus. Ce n’est pas un reproche, puisque le premier objectif de toute entreprise commerciale.

    Malheureusement, ce mode de fonctionnement conduit à la corruption totale de la science.

    Je vous dis cela, mais évidemment cela ne vous dérange pas. Je me demande comment il se fait que « 60 millions » arrive aux Etats-Unis (votre site étant en effet hébergé à San Francisco.)

    Si ce message est publié (?) je suggère au lecteur et à la lectrice de lire « Les Marchands de doute » de Naomi Oreskes et Erik M. Conway. Ce site est fait pour ça.

    Au plaisir de ne jamais plus vous lire.

  11. E.T.

    Passons sur votre analogie déplacée, caricaturale et dépourvue de sens concernant les individus qui ne seraient pas à l’aise avec leur orientation sexuelle.
    Ensuite, non il n’y a pas eu des dizaines de témoignages de professionnels mais seulement quelques uns, et de toute manière comme on dit, le pluriel d’anecdote n’est pas « données scientifiques ».
    Ce billet est particulièrement court au regard de la complexité du sujet. Peut-être n’avez vous pas l’habitude de consulter des articles plus copieux. Pour parcourir pas mal la blogosphère anglo-saxonne, je peux vous assurer que les articles de ce genre sur l’agriculture peuvent être bien plus longs. Le public anglo-saxon est d’ailleurs davantage habitué à ce débat sur ce qu’ils appellent « organic food » et correspond à notre « bio ». La France est un cas extrême où le bio ne peut pas être critiqué sans que l’on soit soupçonné de liens avec les industriels.
    Voilà quelques exemples d’articles (la plupart plus longs) en anglais, avec sources solides à l’appui : ici, ici, ici et ici. Le débat ne s’arrête pas aux frontières françaises, et si chez nous peu de monde semble contester le dogmatisme associé à la consommation de produits bio, ce n’est pas le cas partout ailleurs dans le monde.

    • En fait oui vous avez raison, je ne suis pas objectif. j’ai vu des gens travailler 3 x plus dur parcequils pensaient que faire du bio c’était mieu pour les clients. Ma mère a été traiteur bio pendant 35 ans à acheter des matière première certainement le double du prix normal pour dégager des marges infimes. Tout n’est pas parfait, je sais par exemple qu’elle utilisait de la graisse de palme. Mais en attendant elle a nourrit sa clientèle sainement avec des bilans carbone impossible à atteindre et tout cela pour une retraite de 800 euros. J’ai aussi travaillé chez un maraîchers ou l’on deserbaient à la mains des champs entier. Lui travaillait certainement en une semaine en été ce que l’on fait en un mois. Tout cela pour un prix du kilo de carotte tout a fait raisonnable. Alors oui vos petite discutions on a trouvé des pesticides dans du bio, je les trouves déplacé, orienté, irrespectueux de ceux qui travaillent avec une éthique, et qui on choisi de ne pas empoisonner leur concitoyens. À côté de ça je me nourri certainement moins bien que vous, mais ne défendons pas l’indéfendable.

  12. Le mot pesticide est constitué de « pest » qui signifie insecte en anglais et du suffixe « -cide » du latin « caedere » que l’on connait bien et qui signifie abattre, tuer. On comprend bien par là son sens. Par extension nous l’utilisons, à tort, pour définir tous les produits ayant pour objectif de lutter contre un élément nuisible aux cultures (insectes, parasites, micro-organismes, nématode ….). Le mot ne définie donc pas l’origine ou la nature d’un produit, mais bien l’utilisation de celui si.
    Peu d’agriculteurs appliquent des traitements aux végétaux par plaisir. Si ils n’étaient pas nécessaires, j’ose espérer qu’ils ne le feraient pas. La décision d’utiliser un produit (bio ou non) est lié à son action antagoniste à un éléments jugé nuisible à la culture et peut être de fait considéré comme pesticide. Cependant, le mot pesticide étant un abus de langage vous ne le retrouverez sur aucun document officiel. Il est délaissé au profit de termes ciblés (insecticide, bactéricide, herbicide ….) ou d’expressions plus générales (produit antiparasitaire à usage agricole, produits phytopharmaceutiques…).
    Les produits utilisés dans d’autre buts (maintien des potentialités agronomiques des sols, compensation des exports) porteront un autre nom propre à les définir (amendements, intrants …).

    Par ailleurs, les produits Bio sont en effet principalement des produits de contact. Leur occurrence dans les produits agricoles est donc plus faible, mais ils ont un devenir, soyez en sûr, ils ne disparaissent pas ! Au lieu de ce retrouver dans notre corps, ils se retrouvent dans la terre, dans les eaux de lavages… Un produit qu’il soit naturel ou de synthèse, est utilisé du fait qu’il possède une action / un effet désiré (naturel ou non il y a un impacte sur son environnement). Il est un apport exogène que l’homme fait à un système. Une fois son action accompli le produit continue d’exister. Et tout l’enjeu aujourd’hui est de connaitre et maitriser, pour chaque produit, où celui-ci ce retrouve et quels effets il à sur son environnement (corps humain, sols, nappes phréatiques …), à quelle dose, et surtout comment interagissent tous ces résidus entre eux. C’est derniers effets sont considéré non désirables, et constituent le cœur de notre problématique.
    Tout produit naturel ou de synthèse possède des effet non désiré. Se n’est pas son origine qui induit une plus forte ou une plus faible nocivité. Le cuivre par exemple est naturel. Il est normal d’en trouver des traces dans certains sols, mais il est anormal de le retrouver en concentration élevé. Il n’est ni mobile ni dégradable dans les sols, donc d’années en années il s’accumule et fini, à forte concentration, par avoir des effets non désirés (phytotoxicité). C’est donc du cas par cas. Il ne peux pas y avoir d’approche manichéenne. Il ne s’agit pas des produits naturels contre les produits de synthèses. Il y a de bons et de mauvais produits de synthèses comme il y a de bons et de mauvais produits naturels.
    Il en vas des industriels de proposer des produits de plus en plus ciblé (ayant le moins d’effet non désiré) et de l’agriculteur de choisir le produit le plus adapté à sa problématique et possédant le moins d’effet mon désiré.

    Ces derniers points nécessitant une bonne maitrise d’un ensemble de disciplines, il est vraisemblable que l’utilisation des produits de traitements (bio ou non) puisse parfois être abusive par peur de l’impact des nuisibles, et / ou inadaptée par manque de connaissance des produits et de leurs cibles. La solution ne peu passer que par une formation toujours plus aiguë de nos nouvelles générations et le bon sens.

    Tout comme l’auteur de l’article, je ne souhaite pas inciter à acheter ou ne pas acheter de produit bio. Je pense simplement qu’il y a de bons produits bio tout comme de bons produits non bio. La réponse dogmatique dénoncé dans l’article voulant que les produits bio soit nécessairement meilleurs que des produits non bio me semble juste trop simple.

    • Merci pour ces précisions et ces réflexions pertinentes. J’ai effectivement longuement hésité à utiliser le terme de produit « phytosanitaire » plutôt que de « pesticide », emprunté de l’anglais et à connotation fortement négative. Je me suis dit que malgré cette connotation, ce terme était plus familier de tous car largement plus utilisé dans le débat public, et qu’il susciterait donc un intérêt plus grand pour le lecteur.

      Votre toute dernière remarque illustre exactement le positionnement que j’ai souhaité présenter dans l’article.

  13. Bonjour E.T,

    Merci pour cette article très précis et qui donne des exemples intéressants qui vont à l’encontre du sens commun.

    Ce que je trouve maladroit, c’est la manière dont sont présentés les résultats.
    En effet, on voit que vous donnez beaucoup d’exemples en faveur de la thèse : « Les pesticides bios existent et sont pour la plupart nocifs ». Ce qui est vrai, je vous l’accorde.
    En parallèle, vous indiquez que « les pesticides conventionnelles peuvent être plus efficaces que les pesticides bios et mêmes mieux utilisés », ce qui est vrai aussi.

    Mais vous ne donnez que des exemples précis, en omettant volontairement les tendances globales : il aurait été judicieux de montrer la fréquence d’utilisation des pesticides bios en comparaison de celle des pesticides conventionnels, au cours d’une année de culture.
    De même, comparer le catalogue des pesticides bios à celui des pesticides conventionnels permettrait de voir qu’en pratique, ces problèmes qui existent de manière ponctuelle dans le bio, sont monnaie courante dans le conventionnel.

    On est d’accord : ces problèmes EXISTENT dans le bio, mais en comparaison, ils sont beaucoup plus fréquents dans le conventionnel. Pourquoi ne pas le préciser ?
    Certes, il existe des agriculteurs conventionnels qui utilisent moins de pesticides que les agriculteurs en biologique, mais quel est l’intérêt de mettre en avant un fait si anecdotique quand on sait qu’en moyenne, on retrouve plus de 30 traces de pesticides dans une pomme traditionnelle contre moins de 2 dans une biologique (un exemple comme un autre).

    De plus, les arguments sont déséquilibrés : si vous indiquez l’existence du pesticide le plus néfaste en bio, pourquoi ne pas faire de même avec le pesticide le plus néfaste en conventionnel ?
    De manière opposé, s’il existe des bonne pratique en conventionnelle, pourquoi ne pas souligner celles qui existent en bio, au lieu de les passer sous silence ?
    Il est tentant de n’aborder qu’un côté du problème, surtout dans la mesure où cela peut faire le « buzz », mais ceci ne donne qu’une vision biaisée de la réalité du monde de l’agronomie.

    • Merci de votre commentaire.

      Sur le plan global, si j’ai des points d’accord sur ce que vous évoquez, je ne vous suis pas par contre sur le fait que cet article soit particulièrement déséquilibré. En effet, il n’affirme finalement pas grand chose. Je propose de reprendre point par point vos remarques.

      « il aurait été judicieux de montrer la fréquence d’utilisation des pesticides bios en comparaison de celle des pesticides conventionnels, au cours d’une année de culture. »
      Je dois exprimer mon total accord sur ce point. J’ai cherché ces données mais malheureusement je n’ai pas pu les trouver. Si vous avez des références concernant la France je suis preneur. Il est vrai que cet indicateur aurait été intéressant (même s’il n’est pas parfait, car ce qui compte c’est l’effet sur la santé et l’environnement, et non pas la quantité utilisée).

      « De même, comparer le catalogue des pesticides bios à celui des pesticides conventionnels permettrait de voir qu’en pratique, ces problèmes qui existent de manière ponctuelle dans le bio, sont monnaie courante dans le conventionnel. On est d’accord : ces problèmes EXISTENT dans le bio, mais en comparaison, ils sont beaucoup plus fréquents dans le conventionnel. »
      Cela aurait été pertinent également, quoiqu’extrêmement fastidieux. Ceci dit, contrairement à vous, je ne suis pas en mesure d’affirmer que les problèmes sont plus courants avec le synthétique qu’avec le naturel. L’article ne dit pas que la plupart des pesticides bio sont nocifs, mais plutôt qu’il n’y a pas de raison de penser qu’ils le soient a priori moins que ceux de l’agriculture conventionnelle.

      « Certes, il existe des agriculteurs conventionnels qui utilisent moins de pesticides que les agriculteurs en biologique, mais quel est l’intérêt de mettre en avant un fait si anecdotique quand on sait qu’en moyenne, on retrouve plus de 30 traces de pesticides dans une pomme traditionnelle contre moins de 2 dans une biologique (un exemple comme un autre). »
      Avez-vous une référence pour votre exemple (et d’autres si possible, pour ne pas généraliser à partir d’un cas) ? Et quand bien même ce serait vrai, quid de la dose et de la toxicité relative des pesticides utilisés ? Car là réside TOUTE l’information pertinente, permettant de juger si les deux se valent ou si l’un est mieux que l’autre.

      « De plus, les arguments sont déséquilibrés : si vous indiquez l’existence du pesticide le plus néfaste en bio, pourquoi ne pas faire de même avec le pesticide le plus néfaste en conventionnel ? »
      L’article ne traite pas de la toxicité des pesticides conventionnels, mais de la présence de pesticides dans le bio, car c’est cet élément qui n’est pas connu du public.

      « De manière opposé, s’il existe des bonne pratique en conventionnelle, pourquoi ne pas souligner celles qui existent en bio, au lieu de les passer sous silence ? »
      La bonne pratique citée dans l’article (rotation des cultures) concerne justement le bio et non pas le conventionnel (même si rien n’empêche le conventionnel d’adopter ces bonnes pratiques).

    • Je trouve un peu compliqué votre posture. Vous faite un article qui est relativement long et parallèlement vous revendiquer son côté ciblé.. Ciblé à quoi à par à dire qu’on peut trouver des pesticides dans des produits bio. Et alors.. Vous avez eu des dizaines de témoignages de gens dont c’est le métier qui le font par amours de la planète et vous campé sur vos positions » d’un point de vu scientifique » rien n’est prouvé. Vous me faite penser au homo refoulé qui verse nt dans l’extrême pour ne pas admettre l’évidence. Vous voulez manger des produits bio parceque ça vous fait envie.. Hé ben faite le. Et en plus ya de grande chance pour que votre corps vous en remercie. Allez bonne nuit. Et s’il vous plaît arrêtez ou alors faites vous payer par bayer et Monsanto.

      • E.T.

        Passons sur votre analogie déplacée, caricaturale et dépourvue de sens concernant les individus qui ne seraient pas à l’aise avec leur orientation sexuelle.
        Ensuite, non il n’y a pas eu des dizaines de témoignages de professionnels mais seulement quelques uns, et de toute manière comme on dit, le pluriel d’anecdote n’est pas « données scientifiques ».
        Ce billet est particulièrement court au regard de la complexité du sujet. Peut-être n’avez vous pas l’habitude de consulter des articles plus copieux. Pour parcourir pas mal la blogosphère anglo-saxonne, je peux vous assurer que les articles de ce genre sur l’agriculture peuvent être bien plus longs. Le public anglo-saxon est d’ailleurs davantage habitué à ce débat sur ce qu’ils appellent « organic food » et correspond à notre « bio ». La France est un cas extrême où le bio ne peut pas être critiqué sans que l’on soit soupçonné de liens avec les industriels.
        Voilà quelques exemples d’articles (la plupart plus longs) en anglais, avec sources solides à l’appui : ici, ici, ici et ici. Le débat ne s’arrête pas aux frontières françaises, et si chez nous peu de monde semble contester le dogmatisme associé à la consommation de produits bio, ce n’est pas le cas partout ailleurs dans le monde.

        • En fait oui vous avez raison, je ne suis pas objectif. j’ai vu des gens travailler 3 x plus dur parcequils pensaient que faire du bio c’était mieu pour les clients. Ma mère a été traiteur bio pendant 35 ans à acheter des matière première certainement le double du prix normal pour dégager des marges infimes. Tout n’est pas parfait, je sais par exemple qu’elle utilisait de la graisse de palme. Mais en attendant elle a nourrit sa clientèle sainement avec des bilans carbone impossible à atteindre et tout cela pour une retraite de 800 euros. J’ai aussi travaillé chez un maraîchers ou l’on deserbaient à la mains des champs entier. Lui travaillait certainement en une semaine en été ce que l’on fait en un mois. Tout cela pour un prix du kilo de carotte tout a fait raisonnable. Alors oui vos petite discutions on a trouvé des pesticides dans du bio, je les trouves déplacé, orienté, irrespectueux de ceux qui travaillent avec une éthique, et qui on choisi de ne pas empoisonner leur concitoyens. À côté de ça je me nourri certainement moins bien que vous, mais ne défendons pas l’indéfendable.

  14. Je suis maraîcher bio sur 3 ha et je pense qu’il ne faut pas tout mélanger… J’ai déjà répondu à cet article sur un autre post où j’ai demandé comment on intoxiquait les gens en traitant le puceron avec du savon noir et de l’huile de colza bio??? Puis j’ai rajouté que le danger vient du bio industriel dont je ne fais pas partie, car si on transforme des gros conventionnels en bio juste pour un juteux marché, ils continueront à travailler pareil et utiliseront tous les poisons utilisables en bio comme le pyrèthre ou la roténone ( cette dernière est maintenant interdite). Nous on travaille sur le préventif pas le curatif contrairement aux conventionnels. On fait en sorte que les maladies ou les parasites n’arrivent pas sur les cultures, par le biais des rotations, aération du sol, conduite de culture adéquate… Voilà notre travail et notre éthique!

    • Merci pour votre commentaire. Vous êtes un professionnel de plus à manifester votre avis, cela est très utile à la discussion. Je vous félicite au passage pour votre éthique de travail.

      Je n’ai pas sous-entendu que les produits utilisés pour la lutte contre les pucerons intoxiquaient les gens. C’était juste un exemple illustrant le fait que les pesticides utilisés en bio sont parfois moins efficaces. En fait, je n’ai pas du tout affirmé que les pesticides bio en général étaient dangereux pour le consommateur.

      Pour la suite de votre commentaire, je suis tout à fait d’accord avec vous. Si problème il y a, il vient des pratiques agricoles et non du label. C’est pourquoi on pourra trouver des agriculteurs non-bio « progressistes » qui mettront en place de bonnes pratiques telles que celles que vous citez. Il n’y a rien qui empêche un agriculteur non-bio de faire aussi bien qu’un agriculteur bio, sans trop atteindre ses rendements.

  15. Bonjour,
    Cet article est tout juste scandaleux, voir néfaste. Il sent mauvais l’ignorance (sur le sujet tout au moins) et la lobotomie médiatique …
    Pour votre culture, je vous présente ce monsieur :
    https://www.goodplanet.info/actualite/2015/02/23/claude-bourguignon-defenseur-sols/

    il explique entre autre, je le cite :

    » Je travaille avec des agriculteurs depuis 1989, des gens en Beauce qui étaient très fiers de faire partie du club des 100 quintaux. Ils roulaient des caisses à l’époque car ils avaient des blés qui en génétique étaient des blés à 110 quintaux, donc ils faisaient presque leur rendement génétique. Maintenant ils ont des blés à 150 quintaux et les mêmes agriculteurs ne font plus que 90 quintaux…
    Et pourtant on sait que cette génétique est valable puisque récemment une expérience en Nouvelle-Zélande on a trouvé que sur un sol qui n’avait jamais été labouré, jamais touché, et ils ont fait 162 quintaux en semis directs, et 152 quintaux en labour. Donc ça montre que le potentiel génétique est bien réel, mais nos sols sont à genoux. »
    (source : http://www.passerelleco.info/article.php?id_article=2003)
    disponible aussi en vidéo, c’était lors des 2ème assises nationales de la biodiversité à la Grande Synthe en 2012

    C’est clairement une preuve que dans l’état actuel des habitudes agricoles, l’agriculture conventionnelle (celle qui de surcroît nous empoisonne) sera bientôt incapable de nous nourrir.

    Si vous êtes un peu curieux, quelques vidéos de ce monsieur devrait vous aidez à comprendre le nombres de bêtises que vous avez pu formuler dans cet article et dans vos commentaires.
    Une agriculture bio et raisonnée est en mesure de nourrir la planète.
    Cela gêne seulement les affaires de la grande distribution et des entreprises qui s’enrichissent en nous empoisonnant.

    Vous trouverez certainement, ci dessous, quelques idées de recherche afin de combler vos lacunes. J’attends votre article sur la permaculture, cela devrait vous aidez à revoir votre point de vue. Merci

    Cordialement

    http://www.passerelleco.info/article.php?id_article=113
    https://jardinons.wordpress.com/2013/01/19/faire-un-max-de-ble-grace-a-la-permaculture-la-methode-fukuoka-bonfils/

    • Merci de votre commentaire, qu’on aurait sans doute préféré un peu moins agressif ceci dit. Accuser d’inculture quelqu’un sans le connaître, on a vu mieux pour un premier échange !

      Vos remarques dépassent largement la portée de cet article, qui se concentre sur le fait que les pesticides du bio ne sont pas spécialement inoffensifs. Du coup, votre discours est pour ainsi dire un peu hors sujet. En effet, je n’ai rien affirmé concernant la santé des sols ni les tendances dans les rendements de l’agriculture conventionnelle (qui reste en moyenne nettement supérieure au bio quoi qu’il en soit). Dans un débat, la première étape est d’écouter et comprendre votre interlocuteur, ce que vous n’avez manifestement pas fait.

      Pour vous répondre spécifiquement, je connais le discours de monsieur Bourguignon, ne croyez pas que je débarque et que je ne sois pas au courant des différents acteurs du débat public sur ce sujet. Le fait est que les idées de Claude Bourguignon (qui a quitté l’INRA) formulées avec un vocabulaire anxiogène et excessif (« tuer le sol »), demeurent marginales au sein de la communauté agronome et que ses affirmations ne sont pas reprises par l’INRA, par exemple (sans parler des autres instituts et chercheurs du monde entier). On aura rarement vu un chercheur porter la vérité seul face à la majorité de la communauté scientifique. Néanmoins, on peut le créditer d’avoir remis sur le devant de la scène des questions qui restaient dans l’ombre. Cette histoire sur le blé que vous citez n’est qu’un exemple, y a-t-il des sources pour transformer cette anecdote en étude de cas documentée et pertinente ? Autre point qui suscite la méfiance envers le discours de Claude Bourguignon, c’est sa sympathie affichée pour la biodynamie, qui flirte clairement avec des notions pseudoscientifiques (vous me conseillez des vidéos de lui, à moi de vous conseiller celle ci qui contient quelques remarques très curieuses). Petite analyse de certains points abordés par Claude Bourguignon ici.

      Concernant la permaculture, j’attends avec impatience que des résultats de rendement soient publiés dans la littérature scientifique. Pour l’instant, l’essentiel des sources sont partisanes (d’un côté ou de l’autre) et ne concernent que des résultats préliminaires. Si j’ai manqué quelque chose, n’hésitez pas à fournir les liens !

  16. Faux E.T ! Le rapport de l’INSERM décrit aussi les risques pour la population générale !!!les risques sont classés comme probable/ fortement probable pour certains pesticides et types de cancers et pathologie POUR la population générale !

    Et plus généralement E.T ça ne te choque pas que les industriels aient commercialisés des substances chimiques sans études approfondies !, et donc c’est nous contribuables qui devont maintenant financer ces recherches et qui allons payer surtout la facture de la dépollution ! Ne penses tu pas que les finances publics aient d’autres causes à financer ?
    Ces industriels ont un comportement similaire à l’industrie du tabac, un jour elles seront condamnées et elles le savent bien ! mais elles essayent de retarder au maximum ce jour en faisant du loobing et en decribilisant les études scientifiques !
    Les gouvernements ont déjà bien du mal à lutter (en ce moment même!) contre ces industriels bandits, ils n’ont pas besoin du discours que tu relais

    Merci tout de même pour tes réponses

    Et au fait c’est quoi ton vrai nom parce qu’on te donne tous le notre mais le tiens ?

    • Je ne souhaite pas particulièrement dévoiler mon identité (d’ailleurs vous n’étiez pas obligés de le faire non plus, si tu souhaites rester anonyme je peux éditer ton nom pour un pseudonyme).

      Effectivement, les cas des jeunes enfants et des fœtus in utero à faible dose m’avaient échappés. Pour bien faire, il faudrait regarder de quels pesticides il s’agit et voir, s’ils sont toujours autorisés, quelles en sont les sources. J’étais déjà tombé sur ce rapport, mais je n’ai pas vu cet élément là (ce n’est pas le sujet qui m’intéresse le plus). Je reconnais donc ce point là et je suis prêt à changer ma position puisque les données semblent aller dans ce sens, donc sur des populations particulièrement à risque. Cela reste limité, et la réalité scientifique ne semble pas justifier l’état de paranoïa que l’on constate en ce moment, qui semble insinuer qu’il s’agit d’une catastrophe sanitaire comparable au scandale de l’amiante.

      Concernant les lobbies, c’est une question compliquée, et tout ce qui peut entraver une gouvernance basée sur la connaissance scientifique disponible est à condamner. Il faut noter qu’il se peut parfois que ces entraves proviennent des citoyens mal informés, et non seulement du lobbying des entreprises (même si pour l’exercice de la démocratie, le second cas est bien plus scandaleux).

      Merci pour ces interventions dans tous les cas !

  17. E.T, je te cite « Plus sérieusement, il ne faut pas caricaturer tout un secteur industriel sur la base d’une intuition qui entraîne un rejet pour tout ce qui est « chimique ». C’est d’autant plus étrange venant d’un docteur en biologie qui doit être au courant que les connaissances en chimie sont fondamentales pour faire de la biologie (à part peut-être pour les travaux sur l’évolution des espèces) »
    -> Je ne méprise pas le secteur industriel ni la chimie ou quoi que ce soit, mais l’utilisation de produits chimiques de façon non-raisonnée, et cela ne concerne pas que les pesticides, idem pour les anti-biotiques !

    « Enfin, encore une fois en tant que scientifique, vous saurez que des anecdotes personnelles ne constitueront jamais un élément de preuve. On s’attendrait à ce que vous fournissiez des références de publications scientifiques »
    -> Euh, citer un journaliste qui travaille à « Que choisir » ce n’est pas très scientifique non plus ! , tu as déjà lu ce magazine?, moi quelque fois et franchement ce magazine est pas terribles, ce magazine ne respecte aucune démarche scientifique (pas de triplicats, pas d’analyse de différents lots etc.) ! Cite un collectif de chercheurs,une institution reconnue, INSERM, NIH etc, parceque des énergumènes comme la personne que tu cites y en a à la pelle dans toutes les disciplines ! et on ne sait pas vraiment si il pense ce qu’il dise (car manipulé ou payé par les lobbies) ou si c’est pour faire parler d’eux ! et ça arrive souvent !
    Et attention les publications scientifiques ne constitue au aucun cas une preuve ! parceque y a tout et n’importe quoi ! il faut regarder les rapports de méta-analyse

    Bref, je te conseille de ré-écrire ton article

    • « Je ne méprise pas le secteur industriel ni la chimie ou quoi que ce soit, mais l’utilisation de produits chimiques de façon non-raisonnée, et cela ne concerne pas que les pesticides, idem pour les anti-biotiques ! »
      Qui a montré que les agriculteurs du conventionnel utilisaient des produits de synthèse de façon non raisonnée ? Il semble au contraire qu’en Europe la quasi-totalité des produits vendus respectent les doses de résidus limites, elles-mêmes inférieures d’un facteur 100 à la dose maximale sans effet constaté. C’est le fameux chiffre de 97% que CASH Investigation a compris à l’envers. Pour les anti-biotiques, on est d’accords, principalement pour des questions d’apparition de résistances. La surprescription est un problème dont la communauté médicale est consciente et on ne peut qu’espérer une amélioration.

      « Euh, citer un journaliste qui travaille à « Que choisir » ce n’est pas très scientifique non plus ! , tu as déjà lu ce magazine?, moi quelque fois et franchement ce magazine est pas terribles, ce magazine ne respecte aucune démarche scientifique (pas de triplicats, pas d’analyse de différents lots etc.) »
      Je n’ai pas cité ce journaliste sur les aspects scientifiques, et… je suis étonné de devoir dire ça mais ce n’est pas Que Choisir qui a effectué les études que je cite. Par ailleurs, j’étais au courant de tout ces histoires bien avant la lecture de son article, qui était juste une occasion pour écrire celui-ci.

      « Et attention les publications scientifiques ne constitue au aucun cas une preuve ! parceque y a tout et n’importe quoi ! il faut regarder les rapports de méta-analyse »
      Tout à fait d’accord, je suis très familier avec tout ce fonctionnement. C’est bien parce que les journalistes n’ont pas compris qu’une étude individuelle pouvait n’être qu’une goutte d’eau dans l’océan que la couverture médiatique de la science est si déplorable. Une étude peut souffrir de plein de biais méthodologiques. Les méta-analyses et revues systématiques sont les documents les plus fiables (et c’est mieux quand on en a plusieurs).

  18. PETIT EXERCICE DE MISE EN SITUATION

    Problème de ravageurs en bio :
    1 – Bonnes pratiques pour éviter leur apparitions (moins de mono culture par exemple)
    2 – Auxiliaires
    2 – Insecticide naturel (à base d’huile essentielle d’orange par exemple). Oui ils sont réellement dangereux pour la faune environnante, mais ils ont l’immense avantage d’être biodégradable contrairement à certains insecticides de synthèse. L’utilisation est souvent faite à la main sur le foyer de l’attaque pour préserver les auxiliaires et non au pulvé sur tout le champ…

    Problème de ravageurs en conventionnel :
    1 – Insecticide de synthèse

    Problème d’enherbement en bio :
    1 – Paillage
    2 – Désherbage mécanique
    3 – Aucun traitement existant

    Problème d’enherbement en conventionnel :
    1 – Herbicide de synthèse (glyphosate par exemple)

    Problème de champignon en bio :
    1 – Prophylaxie
    2 – Traitement préventif au cuivre ou au souffre pour empêcher les spores de germer. Doses très faibles (6Kg / hectare / an)
    3 – Aucun traitement curatif

    Problème de champignon en conventionnel :
    1 – Fongicide de synthèse

    Problème de maladie en bio :
    1 – Prophylaxie
    2 – Aucun traitement existant

    Problème de maladie en conventionnel :
    1 – Traitement de synthèse

    Alors c’est la même chose ???

    • E.T.

      Vous ne démontrez rien avec cette situation fictive que vous avez soigneusement construite. De plus elle démontre que pour vous un produit de synthèse est d’emblée nécessairement très toxique…

      • 1 : je ne vois nul part un endroit où je signale que les produits de synthèse sont très toxiques. Alors que je le précise bien pour l’insecticide bio.
        2 : ce n’est pas une situation fictive. C’est juste mon quotidien en tant que maraicher bio entouré de grandes cultures en conventionnel…
        3 : nous accueillons des personnes toute l’année sur la ferme, vous pouvez donc venir constater par vous même. Mon armoire « phyto » contient 1kg de bouillie bordelaise. Je ne suis pas certain que mes voisins vous laisserons accéder à leur local phyto…

        Je ne vais pas plus m’épuiser à chercher à faire évoluer votre opinion sur le bio, on voit bien à travers vos nombreux commentaires que votre objectif est plus de défendre l’agriculture conventionnel qu’autre chose. Et pour cela, au lieu de justifier les pratiques de l’agriculture conventionnelle avec des arguments objectifs, vous avez décidez d’en minimiser les impacts en attaquant le bio avec des arguments parfois faux… C’est pas grave.

        • Cette situation, si elle n’est pas fictive, n’est pas nécessairement représentative. Si vous minimisez votre utilisation d’intrants, c’est tout à votre honneur, mais vous ne pouvez pas généraliser à l’ensemble des agriculteurs bio et conventionnels ce que vous remarquez dans votre entourage.
          Je ne cherche pas à défendre l’agriculture conventionnelle, mais davantage à exposer une vérité ignorée de beaucoup sur l’agriculture bio. Le point crucial (et le seul qui soit abordé dans l’article), c’est que pour atteindre les objectifs que se donne le bio, la règle qui consiste à se restreindre aux produits naturels n’a aucune sorte de pertinence. Pour le reste, rien n’empêche un agriculteur conventionnel d’adopter de bonnes pratiques agricoles (rotation des cultures, méthodes mécaniques, vous en savez plus que moi).
          Et si, dans votre liste qui consiste à aligner une série de recours à des produits de synthèse présuppose que ces produits sont nocifs, car sinon pourquoi est-ce que la méthode bio serait préférable ?

  19. Merci pour ce commentaire très fourni, malheureusement je n’ai pas le temps de tout traiter. Je trouve des points d’accord avec vous, notamment sur les pratiques agricoles et la monoculture.

    Au passage, merci mais j’avais déjà visionné cette vidéo très connue. L’intervenant discute d’une application du bio-mimétisme, mais le bio-mimétisme ne se réduit pas du tout à cela.

  20. E.T.

    Merci pour ce commentaire très fourni, malheureusement je n’ai pas le temps de tout traiter. Je trouve des points d’accord avec vous, notamment sur les pratiques agricoles et la monoculture.

    Au passage, merci mais j’avais déjà visionné cette vidéo très connue. L’intervenant discute d’une application du bio-mimétisme, mais le bio-mimétisme ne se réduit pas du tout à cela.

  21. C ‘est quand même malheureux d ‘en arriver là , mais il faut reconnaitre que le titre racoleur de l ‘article est pour le moins efficace ,vu les réactions ! On dirait la une de Sciences et Vies !
    Les pesticides ! les méchants pesticides ! Oui ! même dans le bio !
    Étymologiquement : qui tue les pestes . eh oui ! Pas très scientifique finalement …
    « Produits de défense des végétaux « m ‘apparait plus approprié . Il y a ceux qui sont déversés en quantité industrielle depuis 50 ans et qui représentent des milliers de molécules créées par des laboratoires et dont les rémanences et l’effet cocktail sur l ‘environnement est préoccupant .Et ceux que la nature fourni . Ce qui n ’empêche pas que certains produits de synthèse peuvent s ‘avérer moins dangereux que ceux dits » naturels » .D ‘ailleurs, tant pour l ‘utilisateur que pour le consommateur ou l ‘environnement !

  22. http://www.cnrtl.fr/etymologie/pesticide ne vous en déplaise ainsi qu’à Wikipédia ! en botanique, les champignons (terme par ailleurs obsolète car faisant référence à des taxons polyphylétiques) ont été exclus il y a bien longtemps du règne végétal. un point de détail me direz-vous? peut-être, sauf que vous ne pouvez pas à la fois poser des termes sans prendre la peine de les définir et dans le même temps exiger de vos détracteurs une rigueur scientifique dont vous semblez vous dispenser vous même

    • Je suis bien au courant que les champignons ne sont pas des plantes.

      Mais du coup j’ai plutôt l’impression que vous confondez herbicide et pesticide. Pour vous un insecticide n’est-il pas un pesticide ? Un pesticide s’attaques aux pestes des cultures, qu’elles soient végétales (herbicide), animales (notamment insecticide, mais aussi rodenticide), fongiques (fongicide) etc.

  23. Bon je me dois de répondre en tant que producteur bio puisque depuis plusieurs jours je vois de veines tentatives de m’expliquer que le bio et le conventionnel c’est la même chose.

    Alors reprenons depuis le début :

    – En bio, pas de produit de synthèse, ni pour les pesticides, ni pour les engrais. Il y a une petite différence. Vous allez me dire qu’un guano et identique à de l’amo-nitrate ?

    – En bio, le nombre de produit autorisé est TRES inférieur à celui du conventionnel. Exemple : donnez moi le nom d’un équivalent bio du glyphosate ? Donner moi un nom de fongicide curatif ? etc…

    – C’est un mensonge de dire qu’en bio les quantités autorisées sont supérieur. Exemple : 6Kg de cuivre par an et par hectare en bio. C’est l’équivalent d’un seul passage en conventionnel….

    Votre raisonnement est étrange, puisque quelques produits bio (dangereux je suis d’accord) ont était synthétisés alors tous les produits de synthèses sont équivalent aux traitements bio ? Quelle drôle de façon de tordre la réalité…

    Personnellement je travaille sur sol vivant et donc je n’utilise aucun produit pour préserver mes auxiliaires et la mycorhize. Et je ne suis pas le seul.

  24. Bonjour à tous, je suis agriculteur en bio (certifié AB, donc règlement européen), je travaille dans une ferme où l’on produit principalement des légumes et des fruits.

    Effectivement sur le fond l’auteur de l’article a raison.

    Son analyse n’est pas par contre très poussée et il manque des informations pour bien comprendre et avoir un avis complet et informé sur la question.

    Le problème fondamental c’est le logo européen bio et la réglementation qui en découle (à savoir que le logo AB n’est qu’une marque du ministère de l’agriculture et qu’il reprend maintenant le règlement européen). Le règlement européen interdit en agriculture biologique l’utilisation de traitements phytosanitaires (pesticide, herbicide, fongicide) qui sont à base de molécule synthétique et les traitements naturels qui ont un impact sur la biodiversité trop important (spectre trop large). Donc on se retrouve avec des traitements autorisés qui sont à base de molécule présente dans la nature et qui sont sélectifs (pour la plupart), c’est à dire qu’ils agissent sur une famille d’insecte ou de champignon en particulier.

    C’est vrai que les traitements utilisés en agriculture biologique sont moins puissant que ceux utilisés en agriculture conventionnelle. Par contre c’est faux que l’on utilise plus de produit à l’hectare du fait d’une efficacité moindre car le règlement de l’agriculture biologique est beaucoup plus contraignant sur les doses/hectare que ce qui est autorisé par ailleurs. Par exemple en agriculture bio, on ne peut pas mettre autant de cuivre/hectare qu’en agriculture conventionnelle. Le fait qu’il fasse 20 à 30% de surface de plus à tonnage de production équivalent ne devrait pas compenser la différence de dose entre les deux types d’agriculture, car il me semble que les doses autorisés sont bien moindre en bio, mais il faudrait parler ici avec des chiffres (ce que l’article ne fait pas).

    Après il faudrait quand même parler de l’approche éthique de l’agriculture biologique. L’objectif en agriculture biologique est de soigner son sol, soigner son écosystème, pour avoir des plantes ou des animaux sains et donc qui n’ont pas besoin d’être ‘traités’. C’est donc une approche globale qui vise à avoir des productions saines sans recourir à la chimie, et seulement en dernier recours nous utilisons des traitements naturels. Il y a aussi en agriculture biologique de la lutte intégré qui est réalisé, où là on apporte des auxiliaires (des insectes qui soit parasitent ou mangent d’autres insectes ravageurs) dans le cas où on arrive pas à avoir un écosystème suffisamment sain pour que cette régulation se fasse toute seule (sous serre en général).

    Pour prendre des cas concrets, moi quand je cultivais l’année dernière, le seul produit que j’ai utilisé c’est du Ferramol qui détruit les limaces. Et cette année en plus du Ferramol on a utilisé un mélange de souffre et de cuivre une fois sur les oignons de conservation car on a eu une grosse attaque de mildiou (champignon), sur une planche de tomate aubergine à l’extérieur en prévention du mildiou aussi. Pour les pucerons, on fait du contrôle manuel principalement en début de saison, on a aussi passé un peu de savon noir et de la décoction de menthe poivrée… On utilise sinon des filets de protection pour se protéger d’insectes volants (pierride du chou, punaise du chou, altise, mineuse du poireau ou de la carotte) ce qui induit un surcoût assez conséquent (de l’ordre de 0.5€/kg de poireau par exemple).

    Il existe des exploitations qui n’ont pas la même approche que nous, et qui utilise l’approche classique qui est fortement induite par les circuits de formations (enseignement agricole, chambre d’agriculture). Ou déjà on a une approche de la plante et non de l’écosystème, donc on nourrit et soigne la plante sans regarder ce qui se passe autour. C’est l’approche NPK pour l’amendement (Azote, Phosphore, Potassium) où l’on va donner à la plante que ce qu’elle a besoin dans ces 3 éléments, mais on peut cultiver sur un sol mort détruit par les pesticides et herbicides, ça pousse quand même; et où l’on va pulvériser des traitements phytosanitaires de manière systématique. D’ailleurs chez nous où ils font beaucoup de maïs (Isère) on ne les voit jamais traiter car ce qui est de plus en plus utilisé ce sont des traitements systémiques qu’il mettent sur les graines, ces molécules actives sont capable de rester dans la plante tout au long de son développement, dans la tige, dans les feuilles, dans les fleurs et enfin dans les fruits… Ce qui pose beaucoup de question sur l’impact sanitaire… Un autre phénomène qui induit l’augmentation des traitement c’est le fait que depuis le début du siècle les recherches scientifiques s’actent à 99.9% sur la sélection de variétés le plus productives possibles mais pas sur leurs résistances aux maladies et ravageurs. En gros on affaibli nos plantes et animaux.. Ce qui forcement pose des problèmes quand on veut passer au bio, car on a perdu nos anciennes variétés ‘rustiques’. Exemple nous avons 2 cochons rustiques (Mangaliza) chez nous qui sont toute l’année dehors, et n’ont aucun traitement; ils sont en super santé. Une collègue avec qui j’ai discuté fait du cochon extérieur avec de la variété industrielle, elle a perdu 8 bêtes sur 24 cette année… à cause d’une pneumonie, malgré un traitement antibiotique. Pareil avec les arbres fruitiers qui demandent énormément de traitement car si jamais ils ont la moindre maladie il ne donne rien.

    Le problème du règlement européen c’est qu’il a été fortement affaibli par certains lobbys industriels qui ont fait en sorte de garder des marges de manœuvre pour continuer à faire du business. Et donc notamment le bio que vous allez trouver dans les grandes surfaces il va plutôt respecter le 2eme modèle que le 1er que je vous ai présenté. Après il existe d’autres labels qui sont plus contraignants mais qui sont assez marginaux (Demeter, Biocoherence, Nature et Progrès). Le mieux reste encore de privilégié les circuits cours et la connaissance du producteur pour surveiller et comprendre ce qu’il fait.

    • Merci de votre commentaire.
      Comme je l’ai dit au commentateur ci-dessous, il est très intéressant d’avoir un retour des professionnels. Je commencerais par manifester mon accord sur le fait que le sujet est trop large pour être traité simplement dans un article si court. La réalité est qu’un article trop long pourra couvrir davantage le sujet, mais rebutera les moins courageux. C’est pour cette raison que j’ai délibéré restreint le sujet aux 3 points suivants :
      – le bio utilise des pesticides
      – ceux-ci ne sont pas en principe plus sûrs
      – les gens ne sont pas au courant
      Maintenant, je vous félicite pour votre approche et votre dévouement à ces causes très nobles. Par contre, je n’ai pas la même analyse que vous quand vous insinuez la dangerosité de traitements systématiques ou directs dans les graines. Il n’y a pas a priori à s’en faire, encore une fois il sera question de la dose appliquée. D’après mes discussions avec les agriculteurs, l’exemple des semences de betterave traitées en amont permet d’utiliser très peu de produit à l’hectare. En parlant d’épandage à l’hectare, l’article dit juste qu’il n’est pas impossible qu’une exploitation bio répande plus qu’une exploitation conventionnelle.
      Je m’excuse de ne pas pouvoir aller plus loin, par manque de temps. Mais nous vous remercions pour toutes ces remarques et précisions.

  25. Bonjour,
    Le thème de ce débat est passionnant, pour moi qui suis paysan … et bio.
    Je voulais cependant souligner un biais dans le raisonnement de l’auteur : Rendre compte que la bio utilise des pesticides (ce qui est exact au regard du cahier des charges de l’AB et de la liste des produits utilisables) ne rend pas compte de l’utilisation réelle des pesticides en AB.
    Utiliser cette assertion pour laisser croire qu’une vérité administrative reflète LA réalité opérationnelle est soit maladroit, soit relève d’ un parti pris.
    Je suis responsable d’un organisme commercial coopératif qui vend des produits pour les producteurs (les intrants). Le chiffre d’affaire de vente des produits phytosanitaires (inclus les phéromones, BT, PNPP, bouillie bordelaise et autres trichogrammes) est inférieur à 1% du CA de vente d’approvisionnement aux producteurs. En nombre d’unité, cela se compte sur les doigts de la main et pour être totalement transparent, la plus grosse vente de produit est un anti limace à base de ferramol. Le résultat d’une entreprise de commerce de produit agricoles bio se fait avec la vente de ses productions, pas avec le négoce de produits phytosanitaires
    En agriculture conventionnelle, ce sont les marges sur les ventes de produits chimique qui font l’essentiel du résultat. Ce n’est pas pour rien que leur utilisation ne cesse de progresser (+5 à 10% par an) alors que ces mêmes opérateurs conventionnels engloutissent des budgets publiques énormes pour, normalement, les diminuer.
    Donc, résolument OUI, les produits phytosanitaires bio sont toxiques, moins sélectifs, … Mais c’est leur utilisation qui doit être jugée : Quantité utilisée, impact sur l’environnement, residus sur les produits consommés, etc … et avec des études récentes. Car l’exemple du Roténone (ou du PBO) datent un peu et la filière bio n’a pas tergiversé des années avant de les interdire : c’est fait !

    • E.T.

      Merci pour vos remarques.

      Il est très important d’avoir un retour des professionnels sur ce sujet. Il est vrai qu’il faudrait donner des détails sur les pratiques réelles des agriculteurs, bio ou non. Car qui dit que la totalité des agriculteurs conventionnels assomment leurs cultures avec des pesticides jusqu’aux limites réglementaires ?

      De toute manière, et cela pourra constituer le sujet d’un autre billet, le risque réel posé par les pesticides sur la santé du consommateur n’est pas établi. La DJA étant 100 fois inférieure à la dose maximale sans effet nocif détecté.

      En ce qui concerne la roténone, à vous de me corriger, mais il semble que la France ait eu une dérogation pour continuer d’utiliser ce produit quelques années après l’interdiction de l’UE. Cette dérogation n’est pas forcément le fait du secteur bio ceci dit, car l’agriculture conventionnelle a pu aussi avoir recours à cette molécule.

      • Je te cite E.T « le risque réel posé par les pesticides sur la santé du consommateur n’est pas établi »

        -> E.T, tu ne peux pas dire cela, il y a déjà un travail énorme de méta-analyse qui a été fait sur les effets des pesticides, en classant par catégories de pesticides les risque sur les différents types de cancers, maladie neuro-dégénérative etc.

        Donc, afin de respecter une démarche scientifique, je te conseille de lire les rapports de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale et aussi du National Institute of Health

        Et, je te cite l’inserm :
        « D’après les données de la littérature scientifique internationale publiées au cours des 30 dernières années et analysées par ces experts,

        « il semble exister une association positive entre exposition professionnelle à des pesticides et certaines pathologies chez l’adulte: la maladie de Parkinson, le cancer de la prostate et certains cancers hématopoïétiques (lymphome non Hodgkinien, myélomes multiples).

        Par ailleurs, les expositions aux pesticides intervenant au cours de la période prénatale et périnatale ainsi que la petite enfance semblent être particulièrement à risque pour le développement de l’enfant »

        http://presse.inserm.fr/pesticides-effets-sur-la-sante-une-expertise-collective-de-linserm/8463/

        D’après ce rapport de l’inserm toujours :

        « Des effets toxiques sur la spermatogenèse humaine ont été observés, sans ambiguïté, chez les professionnels appliquant différents produits actuellement interdits d’usage. Cependant, d’autres pesticides classés comme toxiques pour la reproduction en caté- gorie 2 (sur la base de données expérimentales chez l’animal) justifient leur surveillance et la recherche d’effets chez l’homme. Le développement de l’enfant, tant au cours de sa vie intra- utérine que postnatale, est connu pour être extrêmement sen- sible, d’une manière générale, aux xénobiotiques, parmi lesquels figurent les pesticides. Les effets cancérogènes de certains pesticides ont été mis en évidence expérimentalement chez l’animal. Partant de ces don- nées, et en les complétant dans certains cas d’études épidémio- logiques, le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) a évalué et classé la cancérogénicité de certains pesticides. La découverte de propriétés hormonales de plusieurs pesticides a notamment suscité des recherches sur les cancers dits hormono- dépendants »

        pour le pdf :
        https://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=1&ved=0ahUKEwjEsMbjid3PAhUsD5oKHVcuADYQFggkMAA&url=http%3A%2F%2Fwww.inserm.fr%2Fcontent%2Fdownload%2F72647%2F562921%2Fversion%2F4%2Ffile%2FExpertise%2BPesticides%2Bsynth%25C3%25A8se%2B2013%2BVF.pdf&usg=AFQjCNHQfT-GCBD2XMKG45I-0E0l5X70aQ&sig2=e1IkeJ4PBxw5vBjo82ONsw&bvm=bv.135974163,d.bGs

        • Si tu relis attentivement ma phrase et les conclusions du rapport de l’INSERM que tu cites, tu te rendras compte qu’il n’y a pas de quoi remettre en question ce que j’ai dit. Le risque décrit concerne uniquement ceux qui sont exposés à des quantités considérables de pesticides, donc les professionnels au contact des pesticides, et non pas le consommateur. Hors si les gens veulent éviter les pesticides, c’est en premier lieu pour leur santé à eux. Donc si il y a matière à vouloir augmenter la régulation des pesticides et la prévention en milieu professionnel, il n’y a pas forcément lieu de crier au scandale sanitaire d’envergure nationale (les gens rapprochent ça du scandale de l’amiante qui a fait et fera des dizaines de milliers de morts d’après un rapport du Sénat https://www.senat.fr/rap/r05-037-1/r05-037-19.html). Enfin, il demeure la question des équipements de protection qu’il conviendrait de prendre en compte : est-il possible de limiter ces effets sur la santé des agriculteurs en les protégeant davantage lors de l’utilisation des différents produits ?

  26. « On s’attendrait à ce que vous fournissiez des références de publications scientifiques » excellent conseil : vous feriez bien de le suivre ! et pas seulement celles qui vous arrangent… allez jeter un oeil du coté des rendements des fermes pilotes en permaculture de l’INRA par rapport à l’intensif ; expliquez à vos lecteurs ce qu’est le « zérophyto », expliquez que le sulfate de cuivre n’était sciemment pas utilisé par de nombreux agriculteurs bio conscients de ses dangers et qu’il s’agit d’un fongicide (et non d’un pesticide!) et qu’il est actuellement supplanté par l’introduction de mycorhizes occupant l’espace au détriment des champignons pathogènes.
    Quant à votre réponse au commentaire précédent : vous lui dispensez des leçons en vous gardant bien de répondre à ses interrogations sur la biodiversité et l’état comparatif des sols…un oubli sans doute?
    Quant au choix de l’illustration déplorable : il a au moins le mérite d’annoncer que la suite va jouer sur l’irrationnel

    • D’abord, un fongicide est un pesticide.

      Ensuite, vous évoquez la permaculture, il n’en est absolument pas question dans cet article. Concernant ses résultats préliminaires, avez-vous une source s’il vous plaît ?

      Et non, ce n’est pas à moi de démontrer que le bio est globalement moins intéressant ou similaire au conventionnel, car ce n’est pas ce que j’affirme dans l’article. Un peu de logique ne fera pas de mal : la charge de la preuve est sur mon interlocuteur qui affirme que le bio améliore tout un tas d’indicateurs qu’il considère pertinent.

      Enfin, l’image fait simplement référence au manque d’information des consommateurs sur l’utilisation de pesticides en bio potentiellement encouragé par les acteurs économiques du bio car il leur profite directement.

  27. c’est bien E.T, bravo, vous avez bien agité le hochet négatif de ceux qui ne veulent pas d’un monde plus sain, plus vertueux…. merci, c’est vrai que ce genre de discours manque actuellement. …. si vous avez besoin d’exister, de trouver un sens à votre vie, vous pouvez rejoindre les rangs de ceux qui se battent pour améliorer les choses, vous mettrez votre science et votre pugnacité au service d’un combat noble… merci au revoir.

    • Au contraire, je partage complètement vos valeurs : protection de l’environnement et de la santé des consommateurs et des agriculteurs. Cet article n’attaque pas ces motivations qui sont très nobles, au contraire. Ce que j’ai essayé d’expliquer, c’est que la réglementation bio n’est pas nécessairement toujours productive pour atteindre les buts qu’elle se fixe.

  28. Merci de ton commentaire.

    Effectivement le but de cet article était d’exposer une réalité simple et de rappeler que « naturel » n’était pas synonyme d’inoffensif. Je ne dis pas que le bio est pire que le conventionnel, seulement que certains partisans sont animés par une idéologie, qui est indépendante de la réalité scientifique et qui est donc susceptible de mener parfois à des mesures contre-productives.

    Après, il ne faut pas s’inquiéter, je n’ai aucune sympathie particulière pour l’industrie des produits phytosanitaires (ni pour aucune autre). Et cet article ne traite pas de la question des produits utilisés en agriculture conventionnelle. Les effets sur la santé des agriculteurs en particulier, ainsi que sur l’environnement doivent être surveillés. À l’occasion je tenterai de faire une synthèse de la littérature scientifique, mais puisque tout est dans la nuance, ce n’est pas chose aisée et il faudra y consacrer beaucoup de temps.

    Dans tous les cas, il y a des chances pour que l’hystérie du public autour des pesticides ne soit pas vraiment fondée, notamment en ce qui concerne les effets sur la santé du consommateur. La crainte envers les « produits chimiques » est par contre susceptible de jouer un grand rôle dans cette réaction.

  29. Bonjour,

    Je viens de recevoir votre article via FB, et je suis affligé. Cet article n’est pas scientifique (Je suis docteur en biologie!) car il est clairement engagé du côté des chimistes producteurs des pesticides de synthèse. Vous ne pouvez pas écrire un article comme ça car il laisse globalement cette impression fausse et malsaine que l’agriculture intensive/productiviste et l’agriculture bio c’est la même chose !

    Vous ne pouvez pas mettre sur le même pied d’égalité une agriculture productiviste/intensive qui utilise des milliers de molécules chimiques et une agriculture bio !

    J’ai juste envie de vous dire allez sur le terrain comparer l’état d’une culture bio versus non bio (l’état des sols ! la biodiversité ! et les rendements qui sont dans certains cas nettement supérieur en bio!!), tester les légumes/fruits bio versus non bio, cultivez un potager en bio et un en non-bio, et vous en aurez marre de manger et respirer de la merde ! Ces pesticides utilisés en non-bio qui vous prennent à la gorge et qui vous rendent malade et qui polluent massivement les sols (Je l’ai vécu en travaillant dans une exploitation maraichère non bio). Alors seulement vous pourrez écrire votre article de façon éclairé ! en alignant/développant bien tous les arguments des uns et des autres et en ne développant pas ceux qui vous intéresse !

    Ré-écrivez votre article, vous partez d’une idée peut être intéressante mais vous ne pouvez pas l’écrire comme ça ! car ce n’est pas de la science là ! et c’est d’autant plus grave pour un doctorant

    Mathieu.B

  30. A reblogué ceci sur Boycottet a ajouté:
    @zayuma

  31. Nous ne vivons pas dans le meilleur des mondes, mais le bio est une garantie de protection de l’environnement, meme si c’est sur qu’il est perfectible… A propos des résidus de pesticides dans les fruit et légumes, eh bien reardez des reportage comme cash investigation et autres assez nombreux ces dernières années, vous constaterez pour peu que vous regardiez honnetement, que les résultats sont sans apel: on y voit que les produit bio ont a chaque fois des quantité négligeable voire aucune trace de pesticide, comparé aux vingtaines trouvés dans les pomme par exemple. Mais comme on dit, il n’y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir.

    • E.T.

      Aïe aïe… citer CASH Investigation comme source, ce n’est pas très judicieux.

      Ce reportage a été critiqué de toutes parts (même par Libération) de par l’extrême médiocrité de son argumentation et le manque de recul manifeste de ceux qui l’ont préparé. Quant aux tests de produits bio pour y trouver des pesticides, si vous ne cherchez pas les pesticides bio il est normal que vous ne trouviez pas grand chose !

      Le bio se prétend une garantie de protection de l’environnement. Puisqu’ils affirment que c’est le cas, c’est à eux d’en fournir les preuves. Malheureusement, au jour d’aujourd’hui il ne semble pas que ces preuves aient été publiées dans la littérature scientifique. D’autant qu’il leur faudrait prouver que les bénéfices doivent surpasser l’augmentation des surfaces agricoles nécessaires. Dans tous les cas, si vous avez des références fiables, n’hésitez pas à nous les apporter.

      Analyses et critiques du reportage CASH Investigation :
      http://www.liberation.fr/desintox/2016/02/11/pesticides-le-chiffre-bidon-de-cash-investigation_1432447
      http://www.liberation.fr/desintox/2016/02/17/pesticides-episode-2-cash-investigation-a-toujours-tort_1432658
      http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2614

      • bonjour E.T, c’est bien dommage que dans votre premier post vous disiez à peu près cela « je ne parlerai pas de l’impact sur la santé/environnement des pesticides bio, la dose fait le poison… »; c’est dommage car c’est bien ce qui est intéressant dans ce sujet!! oui le bio utilise certains pesticides, (impossible de cultiver quoi que ce soit sinon, il suffit d’avoir un peu jardiné dans sa vie pour savoir cela); mais oui aussi le bio est moins nocif que bcp d’autres modes d’agriculture.

        • et puis on produit bcp trop aujourd’hui, un tiers de la production alimentaire mondiale est jetée chaque année, donc ce n’est pas grave si le bio produit moins. produire mieux et moins, voilà une solution vertueuse…

  32. @ET il me semble que le débat ne se situe pas dans le fait qu il y ait ou pas de différences entre une molécule de synthèse et une molécule naturelle, certes ce sont des molécules, mais dans le fait que l agriculture bio n utilise pas les meme molécules que l agriculture chimique. Dans un cas, elles sont présentes naturellement dans l environnement, dans l autre cas elle ne le sont pas. Donc non ça n est pas comparable. D ailleurs si elles étaient naturellement présentes dans l environnement, pourquoi s amuserait on a les synthétiser en laboratoire? Ce qui ne veut pas dire que les molécules utilisées en bio ne sont pas nocives. Mais la majorité des agris bio en utilisent a très faible dose et en cas de nécessite absolue, voire pas du tout comme dans mon cas. Il existe des tas de solutions de protection en bio qui ne font intervenir aucune molécule.

    • Le fait que le cuivre se trouve dans l’environnement ne veut pas dire qu’en étendre des quantités substantielles sur une surface agricole n’aura pas de conséquence. Tout est affaire de dose, et si une molécule existe naturellement quelque part sur Terre (dans des gisements pour les métaux par exemple), ça ne veut pas dire qu’il n’y aura pas de conséquence à le déverser ailleurs.

      Avez-vous une source montrant que les agriculteurs bio utilisent ces pesticides en très faible dose ? Même si c’était le cas, il reste à démontrer que l’incrément de prix est justifié par un réel effet bénéfique pour la santé et l’environnement. Si vous avez des travaux sur ces quantifications là, je suis intéressé ! Du reste, même une technique de protection ne faisant intervenir aucun produit peut avoir des conséquences, par exemple les organismes envahissants.

      • @ET si vous vous penchez sur le cahier des charges européen (et ça n est pas le plus strict et le plus transparent) en bio (je parle du maraichage en particulier car c est ce que je connais le mieux) vous verrez que les doses autorisées sont infimes et la gamme de molécules autorisées extrêmement réduite. Peronnellement j utilise un peu de ferramol en cas de grosses attaques de limaces et escargots, et un peu de souffre en cas d oidium, mais cela doit m arriver 2 a 3 fois par an. Je travaille surtout sur les rotations, l association de plantes, les pièges a phéromones, les solutions mécaniques, l introduction d insectes auxiliaires (qui ne sont pas des espèces invasives! arrêtons de dire n importe quoi) et leur maintien sur l exploitation en essayant de créer des conditions favorables a leur survie. Et ça marche vraiment bien, pas pour tout, mais en essayant de considérer son exploitation comme un ecosystème qui doit rester fonctionnel, sain et diversifie, on a de très bons résultats. Je ne dis pas que tout les agri bio fonctionnent comme ça, j en connais qui font du conventionnel avec des produits autorises en bio, et ceux la on les retrouve dans les grandes coopératives et les marques de supermarché. Une seule solution pour être sur, acheter en direct et faire connaissance avec les producteurs, ou en petites structures commerciales qui connaissent leurs fournisseurs.

        • E.T.

          Je ne peux que vous féliciter de votre approche, et constater un point d’accord sur le fait que le mieux est de connaître les pratiques de l’agriculteur qui produit ce que l’on achète. Un label informe de bien peu en comparaison, car avec ou sans label, les pratiques peuvent varier du tout au tout.

    • bernihl

      @ET si vous vous penchez sur le cahier des charges européen (et ça n est pas le plus strict et le plus transparent) en bio (je parle du maraichage en particulier car c est ce que je connais le mieux) vous verrez que les doses autorisées sont infimes et la gamme de molécules autorisées extrêmement réduite. Peronnellement j utilise un peu de ferramol en cas de grosses attaques de limaces et escargots, et un peu de souffre en cas d oidium, mais cela doit m arriver 2 a 3 fois par an. Je travaille surtout sur les rotations, l association de plantes, les pièges a phéromones, les solutions mécaniques, l introduction d insectes auxiliaires (qui ne sont pas des espèces invasives! arrêtons de dire n importe quoi) et leur maintien sur l exploitation en essayant de créer des conditions favorables a leur survie. Et ça marche vraiment bien, pas pour tout, mais en essayant de considérer son exploitation comme un ecosystème qui doit rester fonctionnel, sain et diversifie, on a de très bons résultats. Je ne dis pas que tout les agri bio fonctionnent comme ça, j en connais qui font du conventionnel avec des produits autorises en bio, et ceux la on les retrouve dans les grandes coopératives et les marques de supermarché. Une seule solution pour être sur, acheter en direct et faire connaissance avec les producteurs, ou en petites structures commerciales qui connaissent leurs fournisseurs.

      • bernihl

        Je ne peux que vous féliciter de votre approche, et constater un point d’accord sur le fait que le mieux est de connaître les pratiques de l’agriculteur qui produit ce que l’on achète. Un label informe de bien peu en comparaison, car avec ou sans label, les pratiques peuvent varier du tout au tout.

  33. je trouve cet article très intéressant , il exprime parfaitement l ‘idée que je me fais du bio .
    Mais prendre au pied de la lettre la définition du mot » pesticide » relève d ‘une certaine malhonnêteté . Car dans l’ esprit des gens l ’emploi de pesticides agricoles = chimie systématique . Le bio a une toute autre approche de la défense des végétaux

  34. On peut aussi manger du « bio » parce que les tomates « bio » ont un goût de tomate, aussi.

    Mais il est certain qu’il faut trier et prendre en considération d’autres critères – privilégier les circuits courts, par exemple, c’est un autre critère que n’implique pas forcément la seule considération sur le caractère « bio ». Ou encore, on trouve des produits « bio » contenant de l’huile de palme ; ce qui n’est pas franchement formidable.

    Mais, je comprends les réactions dans certains commentaires : c’est vrai que le style de l’article rappelle le style de textes « anti bio » cherchant à écarter toute remise en question des pratiques agricoles actuelles en se donnant un air « scientifique ». Mais ça peut n’être qu’une ressemblance sur la forme.

  35. Ce qu’il faut revoir surtout c’est l’aspect sur-productiviste de la monoculture. Car comment faire une nourriture saine avec les mêmes méthodes de culture ? Pour faire du vrai bio il faut peut-être se tourner vers la permaculture.

  36. allpictures10

    Merci (sciencepop) merveilleux blog de

  37. T’es qui toi E.T. ? Aurais tu le courage de dire qui tu es et pour qui tu travaille ?

    • Bonjour, et merci de poser la question. On l’aurait préférée un peu plus polie ceci dit 😉

      Pour des raisons de protection de vie privée, j’utilise un pseudonyme. Ce que je peux vous dire, c’est que je suis actuellement en troisième année de doctorat, sur un sujet qui touche globalement à la physique et plus particulièrement aux matériaux magnétiques. Je travaille donc pour un établissement de l’enseignement supérieur. Mon activité sur ce blog ne m’apporte aucun revenu et je suis uniquement motivé par la diffusion de la culture scientifique et de l’esprit critique sur ce genre de sujets (n’hésitez pas à consulter les autres articles).

      • Bonsoir,
        Donc tu n as pas un doctorat en agriculture biologique, ni en agroforesterie, ni en agroécologie ?
        Tu n’es pas non plus paysan ? ou fils de paysan ? dans le sens noble du terme.
        Dans la négative, petit conseil, reste dans ton domaine, la physique, ou bien modère tes paroles, travaille-les.
        Je pense que tu t’es attiré les foudres… ça c’est physique.
        Ceci-dit, je n’utilise pas de purins de plantes qui sont des fongicides, des pesticides et des engrais. Je préfère faire du compostage de surface.
        Et au fait, essaie de ne pas dépouiller la planète de ses matériaux magnétiques ; table sur le bio-mimétisme… décidément, le bio est partout quand il s’agit de VIE.
        Bonne soirée !
        Lo

        • E.T.

          Effectivement, je ne suis pas spécialiste. Ceci dit, le groupe Science Pop est composé d’une équipe aux compétences académiques variées (psychologie, médecine, biologie). Par ailleurs, je n’en ferai pas l’étalage parce que ce n’est pas mon tempérament, mais vous ne pouvez pas présumer de mes connaissances sur des sujets qui ne sont pas a priori ma spécialité.

          Mais je n’ai pas spécifiquement à me défendre. À vous focaliser davantage sur l’auteur d’un discours plutôt que sur son contenu, vous risquez de tomber dans les travers de l’argument d’autorité, un expert peut toujours se tromper et ne pas refléter l’opinion majoritaire de la communauté scientifique. Pourquoi ne pas plutôt vous engager honnêtement dans le débat sur le plan factuel ? Avez-vous au moins regardé les sources des affirmations faites dans l’article ? Car tout ce que j’ai avancé est vérifiable, et il n’y a pas particulièrement besoin de compétences dans le domaine pour pouvoir dire que 1) l’agriculture bio utilise des pesticides 2) ils ne sont pas particulièrement inoffensifs et 3) beaucoup de gens ne le savent pas. Si vous n’êtes pas d’accord, apportez la contradiction convenablement sourcée SVP.

          Sur tous les sujets abordés sur ce blog, nous nous basons sur le consensus de la communauté scientifique spécialiste lorsqu’il existe. Une fois que l’on est familier avec la méthode scientifique et ses fondements, il est à la portée de n’importe quel citoyen curieux de rechercher une information scientifique correcte sur ces sujets. Dans notre cas ici, avec un peu de culture scientifique et d’esprit critique, il n’est pas difficile de remarquer que le discours de certains partisans du bio n’est pas scientifique du tout.

          Du reste, sachez que bio-mimétisme et gestion durable des ressources naturelles n’ont rien à voir.

        • Reponse au 15/10/2016 7h50 :
          les agriculteurs bio certifiés sont contrôlés par l’organise certificateur sur les quantité de cuivre utilisé. Cette quantité est limité par exemple à 6 kg d’équivalent cuivre métal par hectare par an.

          réponse au 14/102016 à 21h37

          Si vous êtes d’accord qu’un expert peut se tromper, seriez vous d’accord pour adopter dans la tenue de vos propos le ton de celui qui peut se tromper également? ou simplement écrire vos affirmations à la première personne du singulier, car elles commencent en premier par votre engagement.

          depuis que je pratique le bio je me suis souvent rendu compte que lorsque l’homme essaye d’émettre des règles sur le fonctionnement de la nature, il y a des imperfections.

          enfin je vous invite à lire » les mots sont des fenêtres ou bien des murs » de Marshal Rosenberg. ce livre vous permettra de comprendre une des origines du sentiment de la colère, et ainsi comment certains propos peuvent être perçus très violents, juste par la façon dont ils sont formulés et provoquent une levée de bouclier.

    • bernihl

      Bonsoir,
      Donc tu n as pas un doctorat en agriculture biologique, ni en agroforesterie, ni en agroécologie ?
      Tu n’es pas non plus paysan ? ou fils de paysan ? dans le sens noble du terme.
      Dans la négative, petit conseil, reste dans ton domaine, la physique, ou bien modère tes paroles, travaille-les.
      Je pense que tu t’es attiré les foudres… ça c’est physique.
      Ceci-dit, je n’utilise pas de purins de plantes qui sont des fongicides, des pesticides et des engrais. Je préfère faire du compostage de surface.
      Et au fait, essaie de ne pas dépouiller la planète de ses matériaux magnétiques ; table sur le bio-mimétisme… décidément, le bio est partout quand il s’agit de VIE.
      Bonne soirée !
      Lo

      • bernihl

        Effectivement, je ne suis pas spécialiste. Ceci dit, le groupe Science Pop est composé d’une équipe aux compétences académiques variées (psychologie, médecine, biologie). Par ailleurs, je n’en ferai pas l’étalage parce que ce n’est pas mon tempérament, mais vous ne pouvez pas présumer de mes connaissances sur des sujets qui ne sont pas a priori ma spécialité.

        Mais je n’ai pas spécifiquement à me défendre. À vous focaliser davantage sur l’auteur d’un discours plutôt que sur son contenu, vous risquez de tomber dans les travers de l’argument d’autorité, un expert peut toujours se tromper et ne pas refléter l’opinion majoritaire de la communauté scientifique. Pourquoi ne pas plutôt vous engager honnêtement dans le débat sur le plan factuel ? Avez-vous au moins regardé les sources des affirmations faites dans l’article ? Car tout ce que j’ai avancé est vérifiable, et il n’y a pas particulièrement besoin de compétences dans le domaine pour pouvoir dire que 1) l’agriculture bio utilise des pesticides 2) ils ne sont pas particulièrement inoffensifs et 3) beaucoup de gens ne le savent pas. Si vous n’êtes pas d’accord, apportez la contradiction convenablement sourcée SVP.

        Sur tous les sujets abordés sur ce blog, nous nous basons sur le consensus de la communauté scientifique spécialiste lorsqu’il existe. Une fois que l’on est familier avec la méthode scientifique et ses fondements, il est à la portée de n’importe quel citoyen curieux de rechercher une information scientifique correcte sur ces sujets. Dans notre cas ici, avec un peu de culture scientifique et d’esprit critique, il n’est pas difficile de remarquer que le discours de certains partisans du bio n’est pas scientifique du tout.

        Du reste, sachez que bio-mimétisme et gestion durable des ressources naturelles n’ont rien à voir.

      • bernihl

        Reponse au 15/10/2016 7h50 :
        les agriculteurs bio certifiés sont contrôlés par l’organise certificateur sur les quantité de cuivre utilisé. Cette quantité est limité par exemple à 6 kg d’équivalent cuivre métal par hectare par an.

        réponse au 14/102016 à 21h37

        Si vous êtes d’accord qu’un expert peut se tromper, seriez vous d’accord pour adopter dans la tenue de vos propos le ton de celui qui peut se tromper également? ou simplement écrire vos affirmations à la première personne du singulier, car elles commencent en premier par votre engagement.

        depuis que je pratique le bio je me suis souvent rendu compte que lorsque l’homme essaye d’émettre des règles sur le fonctionnement de la nature, il y a des imperfections.

        enfin je vous invite à lire » les mots sont des fenêtres ou bien des murs » de Marshal Rosenberg. ce livre vous permettra de comprendre une des origines du sentiment de la colère, et ainsi comment certains propos peuvent être perçus très violents, juste par la façon dont ils sont formulés et provoquent une levée de bouclier.

  38. Son intention est malfaisante ? ça sonne très religieux comme formulation!

  39. le terme bio désigne une agriculture sans traitement de synthèse mais la même molécule naturelle est autorisée même si elle est autant toxique ….donc tu es certain que c’est du bio quand c’est écrit bio mais ce qui est sur c’est que ce n’est pas bio comme la définition que les gens s’en font ( sans traitement meilleur pour la santé etc…. c’est parfois pire car ils ont des derrogations pour pouvoir traiter plus car les produits sont moins efficace mais tout autant toxique ..

    • Bon je me dois de répondre en tant que producteur bio puisque depuis plusieurs jours je vois de veines tentatives de m’expliquer que le bio et le conventionnel c’est la même chose.

      Alors reprenons depuis le début :

      – En bio, pas de produit de synthèse, ni pour les pesticides, ni pour les engrais. Il y a une petite différence. Vous allez me dire qu’un guano et identique à de l’amo-nitrate ?

      – En bio, le nombre de produit autorisé est TRES inférieur à celui du conventionnel. Exemple : donnez moi le nom d’un équivalent bio du glyphosate ? Donner moi un nom de fongicide curatif ? etc…

      – C’est un mensonge de dire qu’en bio les quantités autorisées sont supérieur. Exemple : 6Kg de cuivre par an et par hectare en bio. C’est l’équivalent d’un seul passage en conventionnel….

      Votre raisonnement est étrange, puisque quelques produits bio (dangereux je suis d’accord) ont était synthétisés alors tous les produits de synthèses sont équivalent aux traitements bio ? Quelle drôle de façon de tordre la réalité…

      Personnellement je travaille sur sol vivant et donc je n’utilise aucun produit pour préserver mes auxiliaires et la mycorhize. Et je ne suis pas le seul.

  40. Se rassure qui veut

    Pesticides Bio???? Qu’entendons nous par là exactement? Si j’examine la liste des produits autorisés par l’agence bio je trouve ceci :

    Substances inscrites à l’annexe II du RCE n°889/2008
    L’annexe II du Règlement CE n°889/2008, modifié par le règlement CE n°354/2014 paru le 8 avril 2014, liste l’ensemble des substances actives des produits phytopharmaceutiques, qui sont autorisées en Agriculture Biologique dans le cadre de la protection des plantes. On trouve ainsi 7 catégories de substances actives réparties en fonction de leur nature et mode d’utilisation :

    1) les substances d’origine animale et végétale,
    2) les micro-organismes utilisés dans la lutte biologique contre les ravageurs et les maladies,
    3) les substances produites par des micro-organismes,
    4) les substances à utiliser dans les pièges et/ou les distributeurs,
    5) les préparations à disperser en surface entre les plantes cultivées,
    6) les autres substances traditionnellement utilisées dans l’agriculture biologique,
    7) et les autres substances.

    En bref on retrouve du cuivre et du soufre, des bactéries et champignons antagonistes de ceux provoquant les maladies des plantes, les parasites naturels des ravageurs de cultures, des phéromones pour la confusions sexuelles, de l’argile, des huiles essentielles, des purins et tisanes de plantes, des phosphates ferriques, du savon, des huiles végétales, du bicarbonate et des pyrètres….. Concernant le pyrètre je veux bien admettre son caractère nocif, car insecticide efficace il tend à détruire les populations d’insectes sans distinction. Mais à par celui-ci je ne vois pas ce que l’on peut qualifier de « pesticides bio »…

    Rien en tous les cas qui va s’accumuler dans les fruits et légumes que nous consommons au quotidien. Car il faut également préciser que les bio ne sont là que des produits de contacts alors que les pesticides chimiques sont des systémiques, c’est à dire qu’ils pénètrent DANS la plante par son système de circulation interne et se retrouvent donc bien dans les produits que nous consommons….

    • Une petite lecture de l’introduction de la page Wikipédia « pesticide » vous montrera que les éléments de la liste que vous donnez correspondent bien à la définition de pesticide. Il semblerait que pour vous un « pesticide » soit un « pesticide de synthèse », ce qui n’est pas le cas et c’est ce qui a motivé la rédaction de cet article. De plus, le dernier élément « et les autres substances » laisse dubitatif…

      Concernant votre dernier point, il s’agit d’une affirmation sans source. Avez-vous des références à nous fournir ?

      • Quand on prend « Wikipédia » comme source sûre d’information, je me pose la question de la réalité de vos propos !!???

        • E.T.

          Pour une information si triviale que la définition du mot pesticide, oui Wikipédia est pertinent. Cherchez par vous-même, mais un pesticide est toujours défini comme un produit qui a pour but de protéger les cultures de différentes pestes (insectes, mauvaises herbes, champignons…). De toute manière, cela a en fait une importance très limitée dans le débat : quels que soient les mots qu’on emploie, ce qui compte c’est de savoir si ce que les agriculteurs utilisent pour protéger leurs cultures est dangereux ou non pour leur santé, celle des consommateurs et l’environnement.

          Vous remarquerez que les sources utilisées dans l’article en ce qui concerne les éléments cruciaux sont particulièrement fiables, avec des liens vers des articles scientifiques publiés dans des journaux à comité de lecture.

          Par ailleurs, Wikipédia n’est pas si mauvais qu’on le pense, du moins en langue anglaise et sur les aspects scientifiques ou historiques de base (voir étude comparant Wikipédia et la célèbre Encyclopedia Britannica).

    • bernihl

      Quand on prend « Wikipédia » comme source sûre d’information, je me pose la question de la réalité de vos propos !!???

      • bernihl

        Pour une information si triviale que la définition du mot pesticide, oui Wikipédia est pertinent. Cherchez par vous-même, mais un pesticide est toujours défini comme un produit qui a pour but de protéger les cultures de différentes pestes (insectes, mauvaises herbes, champignons…). De toute manière, cela a en fait une importance très limitée dans le débat : quels que soient les mots qu’on emploie, ce qui compte c’est de savoir si ce que les agriculteurs utilisent pour protéger leurs cultures est dangereux ou non pour leur santé, celle des consommateurs et l’environnement.

        Vous remarquerez que les sources utilisées dans l’article en ce qui concerne les éléments cruciaux sont particulièrement fiables, avec des liens vers des articles scientifiques publiés dans des journaux à comité de lecture.

        Par ailleurs, Wikipédia n’est pas si mauvais qu’on le pense, du moins en langue anglaise et sur les aspects scientifiques ou historiques de base (voir étude comparant Wikipédia et la célèbre Encyclopedia Britannica).

  41. Les trois points que vous soulevez sont mal formulés et/ou dépassent les conclusions de cet article. De plus, contrairement à ce que vous dites, les affirmations sont sourcées, vous pouvez aller vérifier vous-même les informations. Reprenons vos trois points :

    1. « Le bio est une idéologie, un concept de marketing, pas une science. »
    Passons sur le fait que l’agriculture biologique ou même l’agriculture conventionnelle ne sont ni des « idéologies » ni des « sciences », mais des pratiques agricoles. Ce qui constitue une idéologie dans le cas du bio, c’est l’ensemble de croyances qui poussent les gens à consommer bio. Cet article aborde notamment le sophisme d’appel à la nature dans le cas des pesticides, qui voudrait que « c’est mieux parce que c’est naturel ». Bien que les objectifs du bio soient nobles (protection de la santé et de l’environnement), les méthodes mises en oeuvre ne vont pas toujours dans le bon sens. Pourquoi ? Parce que certaines règles de l’agriculture bio ne prennent pas en compte les données scientifiques mais sont basées sur des idées reçues.

    2. « On nous ment, il y a des pesticides dans le bio. »
    Le mensonge est plus exactement un non-dit. Et le fait qu’une bonne partie de la population ignore que le bio utilise des pesticides suffit à dire qu’il y a un problème dans la communication.

    3. « Le bio ne peut pas nourrir la planète. »
    L’article ne soutient pas du tout cette idée. Il est juste question de la faiblesse relative du rendement en bio. On pourrait effectivement nourrir toute la planète avec des produits bio, mais la question est de savoir à quel prix en termes d’augmentation de surface agricole et d’impact global sur l’environnement (notamment par la déforestation).

    S’il vous plaît précisez les amalgames qui ont été faits, car au contraire l’article précise qu’il faut procéder au cas par cas : « [pour] protéger la santé publique et l’environnement […], il nous faut quantifier le risque associé à chaque pesticide ». N’êtes-vous pas d’accord ?

    Votre dernière remarque est une accusation infondée. Notre intention est de promouvoir l’information scientifique et l’esprit critique sur ce sujet. On constate que trop souvent les citoyens, qui veulent bien faire en achetant bio, sont souvent mal informés sur ce qu’est le bio et sur la réalité des bénéfices qui lui sont attribués. Nous sommes conscients tout comme vous des défis sanitaires et environnementaux de notre siècle, nous sommes juste en désaccord sur le fait que le bio soit une solution pertinente pour relever ces défis sur le plan de l’agriculture.

  42. L’important probablement dans ce débat Bio ou non Bio réside dans le fait que ce soit devenu un sujet de société. On ne peut que se réjouir des tendances actuelles de la Biodynamie, la Permaculture et plus globalement de la prise de conscience citoyenne de certains délires/problèmes de l’industrie agroalimentaire de monoculture et son impact sur nos sols, notre environnement. Les labels AB ne sont bien sûrs pas parfaits et peut-être que les citoyens méritent plus d’information; mais de là à sous-entendre que finalement tout ça c’est bonnet-blanc, blanc-bonnet… Ce dont on est sûrs c’est que l’agriculture conventionnelle utilise des intrants chimiques dont la nocivité est « quasi-prouvée » mais toujours autorisés grâce au « lobbying » politiques de gros employeurs chimiques. Ce que ne fait pas le Bio. A bon entendeur.

    • le lobbying ce que ne fait pas le bio…. hum hum l’idée que les gens ont du bio sans traitement meilleur pour la santé etc… qui est fausse d’ailleurs n’est pas venue toute seule il suffit de regarder les publicité qui disent que c’est meilleur pour la santé etc … le bio permet de faire croire aux gens que l’état à mis en place une solution agricole propres .. ainsi ont laisse penser aux écolos qu’une solution existe (le bio) et personne ne manifeste contre l’agriculture conventionnelle… tout le monde est gagnant: l’agriculture bio fait tout autant de merde et l’élite ecolo désinformée paye plus cher et l’agri conventionnelle est laissée tranquille..
      ps : à ton avis pourquoi l’agriculture raisonnée n’a jamais percé niveau label et reconnaissance … car si tout le monde l’adoptait le chiffre des lobbies baisseraient leur chiffre et l’on pourrait l’appliquer en globalité… et les produits bio ont tout autant un marché avec des gros poissons derrière..

  43. Ce n’est pas toujours possible, mais quand on le peut, aller visiter les producteurs (bio, raisonné, conventionnel…) autour de chez soi, pour voir comment ils travaillent, discuter avec eux, c’est toujours plus intéressant que d’essayer de déchiffrer des labels et des étiquettes qui au final ne nous racontent pas grand chose sur comment le fruit ou le légume a été cultivé…

  44. Bonsoir, vous dites qu’il n’existe pas fondamentalement de différence entre les molécules naturelles et les molécules synthétiques, certes, les molécules synthétiques sont issues du pétrole qui est lui même issu de la fossilisation du vivant. Mais cela ne dit rien des effets ou du « comportement » des différentes molécules, peut-on réellement affirmer que les molécules de synthèse sont équivalentes à celles dites « naturelles » ?

    • oui l’on peut car les effets ou le comportement d’une molécule dépend de sa composition et de son agencement et si deux molécules sont identiques c’est qu’elle auront les mêmes atomes ou ions plutôt et le même agencement la même masse molaire etc etc etc et bien sur au vu des ses faits exactement le même effet et le même comportement … je croit qu’il est impossible de dire si une molécule est issue de synthèse ou non .. une molécule c’est juste un agencement d’atomes : proton neutron électron

    • « les molécules synthétiques sont issues du pétrole »

      Hem, hem… ca c’est n’importe quoi… les molécules synthétiques sont issue de tout et n’importe quoi. Y compris d’extraits de plantes.

      Les molécules de synthèse sont absolument identiques à leur homologues « naturelles »

  45. E.T.

    Hélas, c’est plus compliqué.

    1. Hormis fraude au label, quand c’est bio… et bien c’est bio. Car le label bio n’est qu’un cahier des charges et ne veut pas dire « sans pesticides ». Si pour vous « bio » veut dire « sans intrants », alors le bio n’est jamais bio. En réalité, la définition de ce qu’on appelle « agriculture biologique » est arbitraire, en particulier elle ne vient pas de la biologie. Ce n’est qu’une expression faisant référence à une agriculture avec un ensemble de règles décidées par convention, et comme le souligne cet article, ces règles ne sont pas toujours pertinentes par rapport aux objectifs affichés du bio.

    2. Quand ce n’est pas bio, et bien il n’y a pas grand chose qui change au niveau des pesticides, à part le fait que certains sont synthétiques. Cela ne veut pas dire qu’ils soient plus ou moins dangereux. Il faut voir au cas par cas… (voir l’article suivant : https://sciencepop.fr/2016/05/18/chimique-vs-naturel/)

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