Agriculture, Environnement, Esprit critique, Santé

Les pesticides de l’agriculture bio : une vérité qui dérange 

Image adaptée d'une production de Bill Kerr sous licence Creative Commons (CC BY-SA 2.0)

Le fait que l’agriculture biologique utilise des pesticides vous surprend ? Vous n’êtes probablement pas seul·e : il semble qu’un Français sur deux l’ignore.

C’est ce qui a motivé le journaliste Erwan Seznec, qui contribue depuis des années au magazine Que Choisir, à écrire un article sur les pesticides utilisés par l’agriculture bio. Cet article, tout à fait standard et écrit dans une perspective d’information du consommateur, a été publié dans le numéro de septembre 2016 du magazine. Seulement, il n’a pas plu à certains au sein de la commission agriculture du parti Europe Écologie Les Verts (EELV). Comme expliqué sur un site temporaire visant à exposer cet incident, copie d’e-mails à l’appui, ces personnes se montrent préoccupées par les contributions passées et futures d’Erwan Seznec sur des sujets connexes. Loin d’apporter des contre-arguments pertinents et de s’engager dans un vrai débat sur les points scientifiques, les interlocuteurs adoptent une posture défensive, symptôme d’un malaise face à une réalité pourtant toute simple.

[EDIT] : certaines pages du site d’Erwan Seznec ne sont plus accessibles directement depuis le vendredi 14 octobre 2016.

Le bio considéré à tort comme exempt de pesticides

Le sujet des pesticides bio est pratiquement tabou en France, et pour cause, si on interroge les consommateurs sur ce qui les pousse vers les produits bio, la première raison est l’idée que ces produits seraient plus sains, notamment du fait qu’ils ne contiendraient pas de résidus de pesticides. Casser cette idée reçue, c’est donc en quelque sorte remettre en cause la raison d’être du marché du bio. On peut se demander si les acteurs économiques qui profitent directement de cette idée reçue n’ont pas une responsabilité dans sa diffusion. Car évidemment, on imagine bien que ce non-dit contribue très positivement à la dynamique qui anime le marché du bio en France et ailleurs.

Que les résidus de pesticides dans les produits agricoles représentent un risque réel ou non pour la santé, penser que l’on peut les éviter en consommant bio est erroné. Car effectivement, les agriculteurs en bio utilisent des pesticides, la liste des produits autorisés en France est disponible ici.

Alors, certains répondront que les pesticides bio sont principalement d’origine naturelle. Hélas, là n’est pas la question. Car il n’existe pas de différence fondamentale entre une molécule « naturelle » et une molécule synthétique. En particulier, le caractère naturel d’une substance ne dit rien sur sa toxicité pour le corps et l’environnement. Comme l’article d’Erwan Seznec le rappelle, les substances utilisées en bio ne sont pas anodines et contiennent des principes actifs (c’est d’ailleurs bien pour cela qu’on les utilise). L’auteur prend l’exemple bien connu de la roténone, qui est un insecticide extrait de plantes tropicales utilisé largement en agriculture bio en France jusqu’en 2011 après son interdiction par l’Union Européenne. Cette décision a été prise suite aux résultats d’études indiquant que la roténone augmenterait le risque de développer la maladie de Parkinson, chez les rats, et peut-être aussi chez l’être humain. Un autre exemple abordé est celui de la bouillie bordelaise, un mélange de sulfate de cuivre et de chaux, qui peut entraîner une accumulation de cuivre dans les sols, globalement toxique pour la biosphère.

Non seulement les pesticides bio sont potentiellement dangereux pour la santé des agriculteurs et pour l’environnement, mais en plus ils sont parfois moins efficaces que les pesticides de synthèse, qui profitent des progrès en agronomie et en génie chimique. Puisque l’agriculture conventionnelle a aussi la possibilité d’utiliser des pesticides naturels lorsqu’ils sont compétitifs, le bio qui lui s’impose des contraintes probablement inutiles se retrouve avec des pesticides moins efficaces (voir par exemple cette étude concernant la lutte contre les pucerons). Ironiquement, il n’est donc pas impossible de trouver des exploitations bio qui utilisent plus de pesticides que des exploitations conventionnelles pour obtenir des résultats comparables au niveau de la protection des cultures. Cela participe à la faiblesse relative des rendements du bio, qui sont en moyenne inférieurs d’environ 20% à ceux de l’agriculture conventionnelle. Voilà donc un nouvel effet pervers : pour produire une tonne de produits bio, il faut cultiver une surface significativement plus grande, et donc potentiellement utiliser plus de pesticides. Remarquons toutefois que la rotation des cultures, très utilisée en agriculture bio, permettant de limiter les besoins en herbicides, les remarques ci-dessus concernent surtout les insecticides et fongicides.

Idéologie et marketing avant tout

Nous n’irons pas plus loin dans cet article, car le but n’est pas de faire une analyse exhaustive de cette problématique bien trop large. Notons que nous n’avons pas affirmé que les résidus des pesticides bio étaient dangereux pour la santé du consommateur, car c’est encore et toujours la dose qui fait le poison, tout comme pour les pesticides synthétiques. L’idée à retenir, c’est que l’agriculture biologique utilise bel et bien des pesticides, et qu’ils ne sont pas spécialement inoffensifs comparés aux pesticides de synthèse utilisés par l’agriculture conventionnelle. En particulier, leur caractère naturel n’est pas un gage d’innocuité. Cela permet de prendre du recul par rapport au climat quasi hystérique du débat public sur les pesticides, et les « produits chimiques » en général. Il va de soit que l’usage de pesticides – bio ou conventionnels – doit être maîtrisé, afin de protéger la santé publique et l’environnement, et pour cela, il nous faut quantifier le risque associé à chaque pesticide. C’est le travail de centaines de chercheurs dans le monde entier.

Ce débat est un élément important d’une réflexion citoyenne fondamentale plus large, celle de notre modèle d’agriculture, et on peut tout à fait entendre des critiques légitimes du modèle actuel qui a ses limites. Ceci dit, pour nourrir la population mondiale tout en limitant au maximum l’impact de l’agriculture sur les sols, les cours d’eau, la biodiversité, le climat, la santé des agriculteurs et des consommateurs, une approche raisonnée et basée sur des données scientifiques solides est nécessaire. Un discours idéologique (et malheureusement institutionnalisé) tel que proposé par certains partisans du bio n’apporte rien de constructif dans la discussion citoyenne, car rien ne garantit que les mesures qui seraient prises soient cohérentes avec la réalité scientifique. Vouloir restreindre l’usage de pesticides à des produits naturels est un exemple type de choix arbitraire et sans pertinence qui illustre le fait que le marketing bio est basé sur une idéologie, et pas sur la science. Il exploite au maximum la crainte du public vis-à-vis de tout ce qui est « chimique », usant de pratiques proches de la désinformation et – dans le cas de l’incident relatif à l’article d’Erwan Seznec – certains partisans du bio semblent même regretter la liberté d’expression, lorsqu’elle touche à leur mensonge par omission sur l’usage de pesticides en bio. Dans un environnement capitaliste comme le nôtre, et avec un chiffre d’affaires de 5,5 milliards d’euros en France en 2015, pourquoi devrait-on s’attendre à ce que l’industrie du bio se comporte différemment des industries d’autres secteurs économiques majeurs ?

 

293 Commentaires

  1. franckdeschampagnespourlavie

    Je crois que ça ne sert pas à grand chose de discuter avec cette personne. Elle ne connait rien à ce qu’elle écrit. Ca se voit des les premières lignes et plus on avance, plus l’auteur s’enfonce. Ca ressemble à un article de désinformation payé par les firmes chimiques qui ont peur pour leurs fesses et cherchent à discréditer une agriculture saine en la repeignant en quelquechocse d’aussi nocive que l’agriculture chimique de synthèse. Pas de temps à perdre avec un troll.

    • Théo

      « Si quelqu’un est en désaccord avec moi, c’est forcément un troll de l’industrie »
      Quelle belle façon de raisonner, sinon on attend vos arguments contre l’idée que le bio utilise des pesticides et qu’il n’y a pas de raisons que ces pesticides soient meilleurs ou pires que dans l’agriculture conventionnelle 🙂

  2. MenestreldeP

    Attention à ne pas trop en faire tout de même…

    La rémanence des produits phytosanitaires utilisés en agriculture bio n’est pas la même que celle des produits de synthèse. Le temps de demi-vie du DDT est tout de même un peu plus long que celui d’une huile essentielle… Certes, un traitement bio peut être nocif pour la santé (huiles essentielles, cuivre, soufre, etc…), mais le fait que les molécules soient naturelles change énormément de chose: connaissez vous le process de fabrication du Round’up, du DDT, des néonicotinoïdes, et j’en passe? Quels sont les impacts des industries qui les produisent?

    Le label bio d’un produit impacte aussi les techniques de fertilisation, et là aussi prudence!! Entre un azote de synthèse et du compost, là aussi la facture énergétique n’est pas la même!!!
    Sans parler de l’impacte des méthodes de fertilisation sur les flores présentes. L’ammonitrate, dont la France est la plus grande consommatrice au monde, permet d’apporter aux plantes une forme d’azote rapidement assimilable (c’est le but). Sauf que cette forme (l’azote nitrique) est lessivable, et profite généralement aux plantes les plus poussantes, rarement celles que l’on cherche à favoriser dans une prairie, ou dans une culture dont on veut éviter qu’elle soit envahie par des mauvaises herbes (d’autant qu’il faut désherber après……..). A la différence d’un fumier ou d’un compost…. sans parler de l’acidification des sols, car la consommation de calcium est naturelle par les plantes, et les différents produits utilisés n’ont pas les même effet sur ce process….

    Quant à l’effet de dose, dire que les produits bio sont moins efficaces et sont donc plus dosés est un raccourci simpliste. Ceux qui paient la facture et sont dans les tracteurs savent généralement plus ce qu’ils font en AB car non seulement ils sont contrôlés (beaucoup, trop, c’est un autre débat, mais eux sont contrôlés pour utiliser des produits bio quand les non bio ne le sont pas….), mais ils sont souvent volontaires dans leur démarche!

    Notre agriculture a besoin des bio et des non bio, nos industries agro-alimentaires aussi, le marketing aussi certes, mais interrogez les habitants des vignobles, des vergers, ou des zones de grandes cultures sur l’impact des phytosanitaires sur leur santé. Considérez les études sur l’impact des différents modes de production sur la santé, sur les résidus dans le milieu naturel.

    Il faut élever le débat et cesser d’opposer nos agricult(e)ures… Il y a des abus dans tous les cas, par appâts du gain ou autre!

    Concernant l’alimentation des troupeaux, notre pays est aujourd’hui déficitaire en protéine. nous importons donc les tourteaux nécessaires à une partie de l’alimentation de nos animaux. Mais d’où viennent t ils? Sans parler des OGM, les tourteaux conventionnels viennent d’Amérique du Sud (et sont donc responsables de la déforestation de la forêt amazonienne), et les tourteaux bio d’Inde ou de Chine (et sont responsables de la désertification de ces régions).

    Posez vous les bonnes questions. C’est le modèle agricole qui est à remettre en question. Il faut plus de technologies pour faire des courses de F1 que pour marcher dans les bois (ok ce sont deux extrêmes).

    Ne consommez pas bio parce que c’est meilleur pour la santé (encore que..), consommez bio parce que c’est meilleur pour l’environnement.
    Evidemment qu’entre du bio en GMS qui a fait 4 intermédiaires et 1000km, et le non bio de votre voisin que vous connaissez il faut savoir faire la part des choses.

    Merci de m’avoir lu jusqu’au bout, et je vous laisse le soin de chercher mes sources pour vous faire une idée par vous même. Mais en tant qu’expert reconnu en la matière, j’ai confiance dans ce que vous aller trouver et déduire!

    Bio et local c’est l’idéal! 😉

    Et surtout, surtout, pensez par vous même!

    Bonne journée!

    • « Attention à ne pas trop en faire tout de même… »
      Oui !

      # « La rémanence des produits phytosanitaires utilisés en agriculture bio n’est pas la même que celle des produits de synthèse. »
      La dégradation doit être évaluée au cas par cas. Par exemple, pour lutter contre le mildiou, le sulfate de cuivre, naturel, utilisé en « bio », est rémanent, il ne s’élimine quasiment pas. En revanche, le macozèbe, de synthèse, utilisé lui aussi contre le mildiou, a une DT50 de quelques heures. Autrement dit, le lendemain d’une application de mancozèbe, il a été entièrement dégradé. Pour le cuivre, voici ce qu’en dit Wikipedia:
      Le sulfate de cuivre est un produit toxique :
      – nocif en cas d’ingestion ;
      – irritant pour les yeux et pour la peau ;
      – très toxique pour les organismes aquatiques (marins tout particulièrement) ;
      – le cuivre qui le compose n’est pas biodégradable et peut s’accumuler dans les sols, notamment au pied des pentes. L’érosion hydrique ou éolienne des sols peut alors devenir une source significative de transfert de pollution9.
      Utilisé de manière chronique (annuellement), il peut entraîner des effets néfastes à moyen et long terme pour l’environnement aquatique.
      Ce produit est donc à manipuler avec attention, en utilisant gants, masque et lunettes de protection à chaque utilisation.

      # « Le temps de demi-vie du DDT est tout de même un peu plus long que celui d’une huile essentielle… »
      Oui, la demi-vie du DDT est de l’ordre de 15 ans. D’ailleurs, c’est pour cela qu’il est interdit depuis le début des années 70 en agriculture dans la plupart des pays du monde. Choisir un produit précis (ici le DDT) pour tenter d’étayer votre affirmation générale que les produits « bio » seraient moins rémanents que ceux « de synthèse », ce n’est pas un procédé intellectuellement honnête.

      # « Certes, un traitement bio peut être nocif pour la santé (huiles essentielles, cuivre, soufre, etc…), mais le fait que les molécules soient naturelles change énormément de chose »
      Non, je ne suis pas du tout d’accord avec cette affirmation. Du point de vue de la nocivité pour la santé, le fait qu’un produit soit « de synthèse » ou bien « naturel », ça ne change pas « énormément de choses », mais ça ne change STRICTEMENT RIEN ! Dans les deux cas, il faut évaluer scientifiquement le niveau de toxicité. On trouvera des substances naturelles extrèmement toxiques, d’autre très peu, tout comme pour les substances de synthèse. Donc, NON et re-NON : naturel ne veux pas dire moins nocif. En fait, dire « naturel » ou « de synthèse », cela ne dit STRICTEMENT RIEN de l’impact sur la santé.

      # « connaissez vous le process de fabrication du Round’up, du DDT, des néonicotinoïdes, et j’en passe? Quels sont les impacts des industries qui les produisent ? »
      Je vous retourne la question : connaissez vous le process de fabrication du sulfate de cuivre ? Du spinosad ? Des pyrhèthres ? Savez-vous que plus l’agriculture biologique se développe, plus la demande de bio-pesticides est importante, plus grande est la proportion de bio-pesticides qui sont synthétisés chimiquement ? Et lorsque les produits ne sont pas synthétisés chimiquement, il faut les extraires de plantes ou de l’environnement. Par exemple, les pyréthrines naturelles, substances insecticides tueuse d’abeille utilisées en « bio », sont extraites de plantes de la famille des chrysanthèmes. Pour répondre à la demande de pyréthrines qui s’accroit, des cultures intensives ces plantes sont menées dans des pays en développement, notamment en Namibie et au Kenya. Et ces cultures sont arrosées de pesticides de synthèse. On marche sur la tête, là.

      # « Le label bio d’un produit impacte aussi les techniques de fertilisation, et là aussi prudence!! »
      Oh oui, prudence ! Vu la puissance du marketing bio dans notre pays.

      # « Entre un azote de synthèse et du compost, là aussi la facture énergétique n’est pas la même!!! »
      Oui, le compostage, c’est très bien. Mais a t-on assez de compost pour fertiliser l’ensemble des cultures ? Non ! D’autre part, vous citez le compost, mais vous ne citez pas les fumiers et lisiers (déjections animales) qui sont utilisées pour fertiliser en bio, faute d’utiliser des engrais de synthèse. Or, l’impact environnemental des fumiers et lisiers est très important, davantage que l’impact environnemental des engrais de synthèse (ramené à la surface traitée). Les fumiers et lisiers ont deux problèmes : 1-Leur production en quantité suffisante nécessite de l’élevage à grande échelle, ce qui a un impact environnemental important (notamment émission de gaz à effet de serre), 2-Le dosage est plus difficile à maitriser qu’avec des substances de synthèse, si bien que les excédents d’azote sont fréquents avec les déjections animales, provoquant des problèmes (euthrophisation, proliférations d’algues vertes).

      # « Sans parler de l’impact des méthodes de fertilisation sur les flores présentes. L’ammonitrate, dont la France est la plus grande consommatrice au monde, permet d’apporter aux plantes une forme d’azote rapidement assimilable (c’est le but). Sauf que cette forme (l’azote nitrique) est lessivable, et profite généralement aux plantes les plus poussantes, rarement celles que l’on cherche à favoriser dans une prairie, ou dans une culture dont on veut éviter qu’elle soit envahie par des mauvaises herbes (d’autant qu’il faut désherber après……..). A la différence d’un fumier ou d’un compost…. sans parler de l’acidification des sols, car la consommation de calcium est naturelle par les plantes, et les différents produits utilisés n’ont pas les même effet sur ce process…. »
      Comme j’ai expliqué précédemment, les fertilisants d’origine animale posent aussi des problèmes. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’excès d’utilisation des fertilisant minéraux comme l’ammonitrate (produit naturel à l’origine, nommé nitramine, mais maintenant synthétisé à cause de la demande importante, d’ailleurs comme le sulfate de cuivre utilisé comme fongicide bio).

      # « Quant à l’effet de dose, dire que les produits bio sont moins efficaces et sont donc plus dosés est un raccourci simpliste. »
      Oui, c’est simpliste, il faut voir au cas par cas. Et, dans certains cas, il se trouve que les bio-pesticides sont moins favorables sur le plan sanitaire et environnemental. Pas systématiquement, bien sûr.

      # « Ceux qui paient la facture et sont dans les tracteurs savent généralement plus ce qu’ils font en AB car non seulement ils sont contrôlés (beaucoup, trop, c’est un autre débat, mais eux sont contrôlés pour utiliser des produits bio quand les non bio ne le sont pas….), mais ils sont souvent volontaires dans leur démarche! »
      Pour moi, les agriculteurs sont pris en tenaille dans des injonctions contradictoires. Je comprends ceux qui passent en bio en espérant réussir à mieux valoriser leurs produits, sous contrainte d’une opinion publique endoctrinée et de personnels politiques surfant sur l’opinion. Mais, c’est beaucoup de travail pour l’agriculteur. En fait, j’ai l’impression que dans tous les cas, ce sont les agriculteurs qui paient le prix fort.

      # « Notre agriculture a besoin des bio et des non bio, nos industries agro-alimentaires aussi, le marketing aussi certes, mais interrogez les habitants des vignobles, des vergers, ou des zones de grandes cultures sur l’impact des phytosanitaires sur leur santé. »
      Non, désolé, ce n’est pas en « interrogeant les habitants » qu’on peut évaluer « l’impact des phytosanitaires sur leur santé ». Il faut se baser sur des études épidémiologiques bien menées.

      # « Considérez les études sur l’impact des différents modes de production sur la santé, sur les résidus dans le milieu naturel. »
      Oui, justement. La synthèse des études ne montre pas d’impact significatif des différents mode de production sur la santé.

      # « Il faut élever le débat et cesser d’opposer nos agricult(e)ures… Il y a des abus dans tous les cas, par appâts du gain ou autre! »
      Oui. Pour moi, dans le contexte actuel, il faut défendre les agriculteurs, bio ou pas. Mais c’est difficile, surtout à cause d’un « camp » (je vous laisse deviner lequel), qui jette systématiquement l’anathème sur l’autre, en expliquant que l’agriculture conventionnelle tue nos enfants (je caricature, mais à peine).

      # « Concernant l’alimentation des troupeaux, notre pays est aujourd’hui déficitaire en protéine. nous importons donc les tourteaux nécessaires à une partie de l’alimentation de nos animaux. Mais d’où viennent t ils? Sans parler des OGM, les tourteaux conventionnels viennent d’Amérique du Sud (et sont donc responsables de la déforestation de la forêt amazonienne), et les tourteaux bio d’Inde ou de Chine (et sont responsables de la désertification de ces régions). »
      Oui. Le problème est économique : les sources de protéines produites en France sont beaucoup plus chère.

      # « Posez vous les bonnes questions. C’est le modèle agricole qui est à remettre en question. Il faut plus de technologies pour faire des courses de F1 que pour marcher dans les bois (ok ce sont deux extrêmes). »
      Je ne comprends pas bien cette remarque. Voulez-vous dire qu’il ne faut pas de technologie pour l’agriculture ? J’ai comme un doute.

      # « Ne consommez pas bio parce que c’est meilleur pour la santé (encore que..), consommez bio parce que c’est meilleur pour l’environnement. »
      Les études montrent que l’AB demande plus de surface que le conventionnel pour une même production. Ceci entraîne un impact environnemental de l’AB plus important que le conventionnel. Après, il y a bien sûr d’autres choses à considérer, donc, pour résumer, c’est compliqué. Or, pour vous, c’est acquis, puisque vous affirmez sans détours que l’AB est « meilleure pour l’environnement ». Désolé, vous devez le prouver avant d’être aussi catégorique !

      # « Merci de m’avoir lu jusqu’au bout, et je vous laisse le soin de chercher mes sources pour vous faire une idée par vous même. »
      Moi aussi, j’ai mes sources. Elle n’arrivent pas aux mêmes conclusions que vous. Et donc, je vous laisse chercher mes sources, puisque c’est ainsi que vous procédez …

      # « Bio et local c’est l’idéal! »
      Le marketing reprend vite le dessus, apparemment.

      # « Et surtout, surtout, pensez par vous même! »
      A qui le dites vous !

      Cordialement

      • MenestreldeP

        Bonsoir,

        Merci pour vos commentaires.
        L’échange est très riche, et il pourrait être intéressant de le prolonger un peu.. En commentaire ou en direct, si vous le souhaitez!! Le sujet est suffisamment sérieux pour!

        Certes, j’ai mes opinions, mes expériences, mes travers, etc… je comprends donc que nous ne soyons pas d’accord sur tout. Il y a des vérités vraies, et d’autres que l’on peut interpréter comme on veut…
        Je pense que nous sommes d’accord sur l’essentiel…

        Certains scientifiques reconnus et très sérieux défendent des thèses contradictoires sur la disparition des dinosaures, et pourtant ils ont probablement tous une part de vrai…

        Difficile de répondre à vos remarques sans en faire une tartine, aussi, j’irai à l’essentiel.

        Tout produit phytosanitaire, qu’il soit bio ou non peut représenter un danger pour son utilisateur et/ou pour l’environnement. Forcément, si l’on fait un traitement, c’est pour détruire un ravageur une maladie ou autre, mais détruire quelque chose….. La protection via un EPI est obligatoire dans presque tous les cas, principe de précaution ou recommandation du fabricant, c’est selon, mais le fond du problème est le même. Encore que, il arrive parfois de traiter pour renforcer les défenses immunitaires des plantes, c’est le but de certains fertilisants (bio ou non).

        Élevons le débat.

        Notre agriculture doit aujourd’hui répondre à de nombreux enjeux: économiques, environnementaux, sociétaux, etc… Et un seul modèle ne peut y répondre à lui seul, ou en tout cas, ce modèle s’il existe n’est pas le plus répandu (on peut vite tourner en rond: lequel de l’économique, du sociétal ou de l’environnemental privilégie t on?)…
        C’est l’exemple de la formule 1 et de la balade en forêt. Si vous voulez des vaches à 12000L/lactation, difficile de les tenir debout sans les complémenter un petit peu…… Si vous voulez des vaches à 5000L/lactation, les besoins ne sont plus les même, mais l’offre non plus….

        Concernant les rendements, en effet, nous n’avons pas assez de surface pour produire uniquement en bio puisque nous avons besoin de cette surface pour d’autres utilisations (urbanisation, industrie, infrastructure, etc..). Là encore, toutes les agricultures peuvent trouver une place (il n’y en a pas 2 à opposer, je vous rejoins!). La question est peut être avons nous besoin de ces infrastructures, industries, etc…

        Le problème est complexe, et il est très facile de tirer à boulet rouge sur l’un ou l’autre des camps, car malheureusement, je vous rejoins sur ce point également, nous opposons systématiquement l’un à l’autre..

        Au final, l’agriculteur paie, le consommateur est perdu, le marketing l’emporte….

        Pas facile pour un citadin qui n’a pas le temps/l’envie/la possibilité de s’approvisionner en direct sur les produits. Pas forcément plus évident pour un non citadin, car l’offre et la demande ne sont pas souvent en adéquation, et laisse la place aux opportunistes.. tout est une question d’échelle…

        Bio et local, c’est l’idéal, c’est mon avis! J’habite dans une des vallée les plus polluée d’Europe… Les causes sont connues, les solutions également mais toujours attendues.. Je pense que dans mon cas, le bio fait partie des solutions, et notre modèle économique du problème. Bien entendu, cela n’engage que moi!

        Je serai ravi, sincèrement, d’échanger avec vous!

        Au plaisir!

        • Vous dites des choses très justes, vos propos sont nuancés, mais sur la fin nos opinions divergent. Vous concluez par « Bio et local, c’est l’idéal, c’est mon avis ! ».

          Dans le Larrousse, le mot « idéal » est défini comme : « À qui on prête toutes les qualités, toutes les perfections, qui est considéré comme parfaitement adapté à son rôle, sa fonction ».

          Or, selon moi, pour ce qui est du « bio », on ne peut vraiment pas dire que c’est « idéal ». En effet, un agriculteur bio sera parfois obligé d’utiliser un produit « naturel » bien plus toxique pour la santé et l’environnement que le produit de synthèse qui est utilisé en conventionnel. Bien entendu, ce n’est pas toujours le cas. Mais c’est ce qui se passe par exemple dans la lutte contre le mildiou. Les agriculteur bio ne peuvent pas utiliser les produits de synthèse comme le mancozèbe, alors, ils utilisent du sulfate de cuivre. Pourtant, le sulfate de cuivre est plus toxique, plus écotoxique et beaucoup plus rémanent que le mancozèbe. D’ailleurs, les Pays-bas ont interdit le sulfate de cuivre dès 1999, pour les agriculteurs conventionnels, son usage restant autorisé uniquement pour l’agriculture biologique. Comment interpréter ce règlement ? Eh bien, c’est simple : les agriculteurs conventionnels n’ont pas le droit d’utiliser le sulfate de cuivre car ils disposent de produits moins toxiques et moins écotoxiques. En revanche, les agriculteurs bio ne pouvant pas utiliser les produits de synthèse dans leur charte, sont obligé d’utiliser le produit plus toxique et écotoxique, et on les y autorise.

          Aussi, le fait que l’agriculture bio nécessite davantage de surface que l’agriculture conventionnelle pour une même production, implique un impact environnemental plus important de l’agriculture bio que du conventionnel ramené à la production.

          Pour moi, l’idéal, pour reprendre votre terme, serait d’utiliser systématiquement le produit ou le procédé le moins toxique et le moins écotoxique pour résoudre un problème donné, sans se soucier de savoir si c’est « naturel » ou non. La séparation en deux pôles, « naturel » (supposément « bon ») et « non-naturel » (supposément « mauvais »), qui découle de la charte bio est irrationnelle et ne va pas dans le sens souhaité de la préservation de l’environnement et de la santé.

          Donc, l’idéal est ailleurs. Il est dans l’utilisation de pratiques raisonnées, dont les impacts environnementaux et sanitaires sont évalués scientifiquement, plutôt que dans la promotion de pratiques basées sur des préjugés et des idées reçues (naturel = bon en est une).

  3. RobindelaPlage

    Je pense que manger bio est un effet de mode, plus qu’une conscience sanitaire. C’est bio donc c’est bon ! Même des docteur es sciences spécialistes des plantes en rigolent. C’est comme le « manger sans gluten », dont beaucoup de personnes qui n’y sont pas intolérantes y sont adeptes.
    Aujourd’hui, le monde marche avec les « on dit », sans se renseigner vraiment. Les spécialistes de la com. arriveraient à nous faire avaler n’importe quoi, du moment que ça rapporte aux commanditaires.

  4. Anonyme

    Bonjour,

    Au regard des commentaires laissés (qui n’engagent que ceux qui les laissent ) et de la chronologie dans l’élaboration du nouveau cahier des charges de l’agrobiologie, je trouve des éléments étonnants.

    Ainsi certains affirment que les pesticides de synthèses sont bien moins dangereux que ceux naturels (pourquoi pas) moins toxiques et
    qu’ils devraient être utilisés en agrobiologie….
    Etonnant non?

    Bref je me pose la question de la pertinence de tout ceci!…
    Bonne journée

    • Ceux qui disent que « les pesticides de synthèse sont bien moins dangereux que les pesticides naturels », font la même erreur que ceux qui disent que « les pesticides naturels sont bien moins dangereux que les pesticides de synthèse ». Ces deux phrases sont des sophismes. En réalité, seule une approche au cas par cas, substance par substance, est pertinente.

      Il se trouve que l’agriculture biologique exclut les pesticides de synthèse au profit des pesticides « naturels », en se basant sur le sophisme du naturel, qui ce qui est naturel serait forcément meilleur que ce qui ne l’est pas, ou l’est moins. En revanche, l’agriculture conventionnelle accepte les pesticides naturels s’ils sont efficaces et sans risque inacceptable, elle n’impose pas d’utiliser des pesticides de synthèse si des solutions naturelles existent.

      La vision historique est utile aussi. Depuis que l’agriculture existe (donc environ 10000 ans), les agriculteurs ont utilisés toutes sortes de pesticides. Evidemment, les pesticides utilisés anciennement étaient des extraits de plantes ou des minéraux tirés du sol. Par exemple, les agriculteurs ont longtemps utilisé l’arséniate de plomb, qui était extrait du sous-sol. C’était un composé très toxique (biocide), cancérigène et perturbateur endocrinien puissant … mais naturel. Heureusement, avec l’amélioration des connaissance scientifiques, de nouveaux pesticides plus efficaces, plus ciblés, moins dangereux et moins persistants ont été mis au point.

      Autrement dit, le sens de l’histoire consiste à remplacer des pesticides « naturels » ayant des rapport bénéfice/risque peu avantageux par des pesticides de synthèse ayant une meilleure balance bénéfice/risque. Cela ne veut pas dire que « les pesticides de synthèse sont moins dangereux que les pesticides naturels », car cette phrase est une généralisation abusive !

  5. Jérôme Fernandez

    Cet article est documenté et sourcée mais sa tournure est un sophisme. Il tend a faire penser que si l’agriculture a une liste de pesticide autorisé, il n’y a donc pas de différence sur la dangerosité potentielle des produits bio face aux produits non bio.

    Les données qui iraient à l’encontre de cette idée n’y sont pas évoqué. Le taux de résidu de pesticide que l’on retrouve dans les produits bio est il identique aux autres?

    Dire qu’il n’y as pas d’étude qui prouve que les pesticides bio donnent moins le cancer est aberrant. Le débat sur les cancérigènes ne sera jamais totalement tranché tant qu’il n’y aura pas eu d’étude indépendante sur des cohortes significatives suivies pendant au moins trente ans. Ce ne sera pas demain la vieille, et en attendant on se contente de suspicion plus ou moins sérieuse, et les fabricants de ces produit ont toute l’amplitude pour contre expertiser. L’utilisation de cet « argument » de la façon dont vous le faites est malhonnête.

    Les quelques paysans bio auprès desquels je me fourni près de chez moi ne traitent pas. Ils acceptent des accidents dans le rendements, choisissent les variétés en fonction des résistances, font des rotations, etc. Bien sur, cela ne dément pas le fait que d’autres traitent. Il est bien tentant d’imaginer que cette dernière catégorie sont ceux qui se sont mis au bio attiré par la bonne image marketing en adoptant une logique business.
    C’est cette agriculture que vous critiquez. Mais pourquoi alors en profiter pour dénigrer la totalité de ce mode de production. J’aurai trouvé intéressant que vous donniez a nous méfier du mal que peuvent faire les opportunistes du bio aux paysans véritablement engagé.

    Vous dénoncer l’idéologie tout en vous soumettant a une idéologie différente . Comme si seul les écologistes agissait selon une idéologie, et comme si c’était obligatoirement mal de se référer à une idéologie. C’est mal se connaitre de penser que l’on on est soi-même dépourvu.

    • Vous dites « Comme si seul les écologistes agissaient selon une idéologie ». Je ne pense pas que cet article dénonce « les écologistes » en général. Ce serait absurde tellement les points de vue sont variés au sein du mouvement écologiste. Par exemple, un écologiste appartenant à l’Association des écologistes pour le nucléaire et un autre appartenant à l’association Sortir du nucléaire ne sont d’accord sur presque rien, sauf sur l’idée qu’il faut agir pour sauvegarder l’environnement. L’article ne cherche pas à dénoncer « les écologistes », mais uniquement les prétentions irrationnelles de l’agriculture bio.

      Vous dites « J’aurai trouvé intéressant que vous donniez a nous méfier du mal que peuvent faire les opportunistes du bio aux paysans véritablement engagé ». Je trouve cet argument contre-intuitif et je vais essayer d’expliquer pourquoi.

      L’agriculture bio soutient l’idée que les pesticides « naturels » sont meilleurs pour la santé et pour l’environnement que les pesticides de synthèse. Je pense qu’on peut tomber d’accord sur le fait que cette idée est scientifiquement erronée. Mais, selon vous, un « paysan véritablement engagé » pratiquant l’agriculture bio, donc quelqu’un qui croit sincèrement que les pesticides « naturels » qu’il utilise sont meilleurs pour la santé et pour l’environnement que les pesticides de synthèse utilisés par les agriculteurs « conventionnels », serait à encourager, alors qu’un opportuniste, qui pratique l’agriculture bio sans croire sincèrement à cette idée, qui veut juste profiter de l’effet d’aubaine lié à la bonne image du bio sur le marché, serait, lui, à décourager.

      Je comprends bien que le second a une attitude immorale, car il est calculateur. Moi aussi, je préfère les gens sincères aux gens intéressés et calculateurs ! Pourtant, je pense que le fait de croire sincèrement une chose fausse peut aussi représenter un danger. Il y a tous les jours des gens qui provoquent des malheurs en pensant bien faire. Par exemple, les personnes qui ne vaccinent pas leurs enfants, ou qui veulent soigner un cancer avec de l’homéopathie ou de l’acupuncture, etc. Pour le cas du bio, le risque associé concerne surtout les contaminations associées à certaines pratiques bio. Par exemple, pour les céréales, il y a des risques accrus en bio de contamination par des mycotoxines à cause du fait que les produits utilisés sont moins efficaces que les produits de synthèse contre des micro-organismes de la famille des champignons. Il y a aussi des risques de contamination par des plantes toxiques comme le datura, faute d’utiliser des herbicides. Enfin, il y a un risque accru de contamination légumes par des bactéries fécales, à cause de la plus grande utilisation d’engrais « naturels » (déjections animales).

      Attention, je ne dis pas du tout que le bio est « mal », ni qu’il serait plus dangereux que le conventionnel. Je dis seulement que certains arguments avancés pour soutenir que le bio serait plus respectueux de la nature ou protégerait mieux la santé que le conventionnel sont irrationnels. Or, je pense que tous les arguments irrationnels doivent être dénoncés, même si beaucoup de gens y croient sincèrement.

      • Le nombre de fois où le mot « pesticides » apparaît dans vos discours est étonnant, pour qui travaillez-vous ? L’industrie chimique ?

        J’ai récemment fait une formation avec un scientifique des plantes qui disait à propos des produits chimiques de synthèses que les molécules de synthèses ne pouvaient pas être reconnu par la nature puisque de synthèse et donc rémanent dans notre environnement versus les molécules chimiques naturelles qui sont facilement décomposées. Qui croire ? Des études scientifiques sur ce sujet menées par des laboratoires indépendant seraient un gage de confiance.

        Je suis agricultrice et j’ai choisi le label bio pour la reconnaissance de mon travail auprès du consommateur (et ne venez pas démonter petit bout par petit bout ce témoignage pour l’interpréter à votre guise comme vous l’avez fait un peu plus haut). Je viens ici témoigner de ce qui se pratique sur le terrain par les petits producteurs dans nos campagnes françaises et non de l’agro-industrie qui s’est emparée du terme marketing pour en faire une marque et perdre le consommateur.
        Cela fait 10 ans que je pratique le maraichage dans différents endroits de France, avec des pratiques réfléchies, respectueuses de l’environnement et des hommes.

        Je me permets de revenir sur certains points que la personne à tête de vipère affirment qui ne sont pas le reflet du terrain mais plutôt des affirmations de bureaucrates.
        J’observe que de moins en moins d’agriculteurs traitent avec de la bouillie bordelaise car entre autres, ce produit bloque le sol si utilisé a trop forte dose, ce serait comme se tirer une balle dans le pied.
        Sur des terres cultivées en bio on trouve beaucoup moins de datura qu’ailleurs. Le datura est une plante indicatrice de sols pollués comme le xanthium. Pour preuve, les terres que je cultive sont exempts de ces plantes tandis que des parcelles environnantes, fossés et bords de route en ont.
        L’utilisation de pyréthrine est très réfléchie puisque ce produit n’est pas sélectif et tue tous les insectes. Un exemple, cet été nous sommes nombreux a avoirs eu des attaques de pucerons sur nos légumes sous serre. Ceux qui ont traités au pyrèthre ont observés une recrudescence quelques jours après des pucerons et leurs éleveuses les fourmies tout en ayant tué les larves et coccinelles adultes puisque ce produit éradique tout le monde au passage. Il a fallu quelques semaines d’observations pour constater que ce traitement était sans intérêt. Ceux qui n’ont pas traités ont par contre pu observer un développement d’insectes auxiliaires exponentiel. Il a fallu s’armer d’un peu de patience car c’était plutôt décourageant de voir ces pucerons se régaler et les plantes diminuer. Mais l’attente était veine car en l’espace de 2 à 3 semaines, les colonies de pucerons ont diminués par l’attaque des insectes auxiliaires et les plantes ont repris le dessus.
        Ces exemples concrets témoignent d’une utilisation réfléchie des produits disponibles en bio qui ne sont pas systématiquement utilisés par vos paysans locaux bien qu’autorisés par la charte Bio. Tandis que des produits estampillés bio venus d’Israël, de Roumanie ou d’Espagne ne sont sûrement pas utilisés de manière réfléchie et doivent être dans le même schéma ultra consommateur des grandes exploitations irréfléchies : j’éradique toutes vies pour mieux contrôler ma plante, mon sol n’est qu’un support, ce qui me permet de mettre ma plante sous perfusions.
        Il est important de distinguer des pratiques industrielles à celles des petits producteurs. Il faut sortir des circuits longs, surtout la grande distribution qui alimentent ces pratiques. Les circuits courts avec ses produits locaux sont une solution efficace aux problèmes d’environnement qui sont à la base de ce sujet.
        Ce contact direct producteur-consommateur/citoyen/mangeur permet entre autres de mieux comprendre les pratiques de l’agriculteur en échangeant directement avec lui.

        Bien que nous ne pouvons maîtriser les eaux de pluies chargées en pollution qui tombent sur nos plantes, nous, les agriculteurs (sans distinctions d’idéologie) , devons veiller et veillons à rendre nos sols vivants, riches dans sa diversité de faune et de flore, dans sa capacité à se régénérer, à absorber nos eaux de pluies, à donner du goût à nos aliments.

        Etant confronté au quotidien à toutes ces questions de choix de traitement et de fertilisation, je dirai que c’est une vraie responsabilité que de cultiver des plantes, on ne peut pas ne rien faire comme vouloir tout maîtriser, trouver un juste milieu. Le terme raisonné est intéressant sauf qu’il est vide de garantie pour le consommateur tout comme son cahier des charges « agriculture raisonnée ». Le label bio est un gage de qualité avec deux contrôles par an et une vraie réflexion des agrobiologistes du début du 20°ème bien que accaparé par les industries cette dernière décennie qui l’ont « abîmés ». Il y a du bio à deux vitesses comme je le disais. D’autres labels existent et d’autres voient le jour : label rouge, nature & progrès, demeter, bio cohérence.. pour que chacun y trouve sa place.

  6. Arthurbg

    On arrête les brèves de comptoir:
    Ces arguments ridiculisent le BIO qui est comme une marque , c’est BIO donc j’achète, c’est bon, on vérifiez RIEN, ils l’ont dit !
    Commençons par préciser quelques idées reçues, fausses et volontairement propagées !
    • NATUREL :
    Le monde BIO s’en gargarise et pourtant :
    Définition : Qui est dans, appartient à la nature; qui n’est pas le produit d’une pratique humaine
    On a détourné cette définition pour lui faire dire NATUREL = qui n’est pas chimique, or le naturel est une soupe de chimique en dosage variable, même si souvent plus faible et ce n’est pas forcément non plus synonyme de non nocif !
    Le nombre de plantes toxiques en témoigne, le chocolat est toxique pour chiens, lapins, rats, et un dopant pour chevaux, toxique si hautes doses!
    L’huile essentielle de lavande ou d’arbre à thé !
    http://www.medisite.fr/a-la-une-perturbateurs-endocriniens-attention-aux-huiles-essentielles-darbre-a-the-et-de-lavande.4165901.2035.html
    Le médicament CONTRAMAL est à base de TRAMADOL, un produit se synthèse, mais on a découvert plus tard qu’un arbuste africain en contient et bien sûr les 2 molécules sont identiques et ont les mêmes effets, donc naturel est juste du pur marketing !
    Un bébé conçu par procréation artificielle, en quelque sorte !
    Et un adepte des plantes accepterait l’un et dénigrerait l’autre …..LOL !
    20 g d’écorce fournissent l’équivalent d’un comprimé !
    http://www.medisite.fr/a-la-une-douleur-decouverte-dune-plante-aussi-efficace-que-le-tramadol.461951.2035.html
    https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/medecine-tramadol-molecule-antidouleur-retrouvee-haute-dose-plante-49306/

    • SANS PESTICIDES
    Le monde BIO s’en gargarise également et pourtant :
    Ils utilisent effectivement moins de pesticides, MAIS ont une liste de PESTICIDES utilisable en BIO, normalement issus de la nature, mais pas toujours… !
    Et ceux-ci ne sont pas sans dangers : contre abeilles, poissons et sol !

    • PESTICIDES traditionnels (résidus) = CANCERS !
    Après un cancer, il est préférable de manger bio
    FAUX !
    Jusqu’à présent, aucune donnée scientifique ne vient établir que les aliments BIO exercent une influence sur le risque de cancer, que ce soit pour prévenir la maladie ou éviter une récidive.
    Les effets positifs des fruits et légumes ‘conventionnels’ dans la prévention du cancer sont mis en évidence par diverses études, même si des pesticides et engrais sont utilisés pour les cultiver. La raison en est que l’usage de ces substances est strictement encadré par la loi. Cette réglementation permet de réduire au maximum les effets nocifs pour le consommateur.
    https://www.cancer.be/aide-aux-patients/alimentation-pendant/apr-s-un-cancer/apr-s-un-cancer/mythes-et-r-alit-s-propos-0
    Manger bio ne protège pas du cancer
    Consommer des aliments BIO pour éviter le cancer n’est pas efficace. Une étude de suivi sur 9 ans montre qu’il n’existe pas d’association entre ce régime et une baisse du taux de cancer.
    https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/5978-Manger-bio-ne-protege-pas-du-cancer
    http://www.forumphyto.fr/2017/10/30/consommer-bio-quel-effet-sur-le-cancer-attention-il-y-a-un-piege/
    http://alerte-environnement.fr/2014/04/03/le-bio-ne-protege-pas-du-cancer/

    • Et en AVC :
    Manger des fruits et légumes réduirait le risque d’AVC de 32%
    Mais on ne dit pas qu’il faut du BIO, vous comprenez qu’ils s’empresseraient de l’afficher partout !
    Or 32% d’AVC en moins et vu la part négligeable du BIO (3% en France) et ce sont bien ces produits qui contiennent le plus de résidus de pesticides !!!…………….LOL ! ! !
    https://www.sciencesetavenir.fr/sante/manger-des-fruits-et-legumes-reduirait-le-risque-d-avc_14263
    http://www.entrepatients.net/fr/sante/actualites/874431-accident-vasculaire-cerebral-avc-avc-reduire-les-risques-grace-aux-fruits-l

    Toxiques, naturellement
    Cet article est paru dans Que Choisir de septembre 2016….et bizarrement peu médiatisé !!!!!
    https://erwanseznec.wordpress.com/2016/09/29/toxiques-naturellement/comment-page-1/#comment-211

    • Anonyme

      Arthurbg

      L’humanité ne fait pas partie de la nature?
      n’est ce pas un peu anthropocentriste?

      Jusqu’à présent, aucune donnée scientifique ne vient établir que les aliments BIO exercent une influence sur le risque de cancer.

      Oui j’ai deux études ici qui semblentdirent que l’agriculture conventionnelle pourrait en être la cause.
      https://ehp.niehs.nih.gov/doi/10.1289/ehp2877
      Graillot V., Takakura N., Le Hegarat, L., Fessard V., Audebert M. and Cravedi J-P. 2012. Genotoxicity of pesticide mixtures present in the diet of the french population. Environmental and Molecular Mutagenesis 53:173-184.

      Pensez vous que des résidus de pesticides utilisés en agrobiologie soient retrouvés dans l’eau?
      Avez vous une analyse a me proposer?
      Et pourquoi n’en avez vous pas?
      Une suggestion, est ce biodégradable?

      Pour les produits de synthèses pourquoi les retrouve t on ?
      Serait ce synthétisé de manière stable et non dégradable?

      Bien a vous
      JMC

  7. Arthurbg

    NATUREL cache un grand nombre de produits CHIMIQUES difficile à identifier complétement, dans des concentrations très différents et surtout interactions possibles !
    Le fait que l’on ne peut prouver qu’il prolonge l’espérance de vie ou amène une vie en meilleure santé et ce malgré le fait que ses partisans auront également à cœur d’éviter une foule de produits nocifs autres (solvants, peinture, produits à risques) devrait nous inviter à relativiser ses bienfaits supposés !
    https://www.insee.fr/fr/statistiques/2383438
    Ne JAMAIS CROIRE !!!
    http://alerte-environnement.fr/2017/10/03/esperance-de-vie-des-agriculteurs-la-fakenews-de-julien-bayou/
    https://www.bfmtv.com/sante/les-vraies-garanties-du-bio-contre-les-pesticides-1401930.html
    http://sante.lefigaro.fr/actualite/2011/02/28/10764-deux-pesticides-augmentent-risque-parkinson
    Cet insecticide est extrêmement toxique chez les abeilles avec une DL50 aiguë par contact de 0,0029 µg/abeille.
    https://www.sagepesticides.qc.ca/Recherche/RechercheMatiere/DisplayMatiere?MatiereActiveId=168

  8. Anonyme

    Cet article et tous ses défenseurs sent les lobbys agroalimentaire / agrochimique à plein nez. Vous êtes sponsorisés par la FNSEA ou quoi ? haha propagande quand tu nous tient 😉

    • Théo

      Aucun soutien de l’industrie ici concernant l’auteur du billet (moi-même).

      Sinon, à part des accusations infondées, vous avez des critiques pertinentes du contenu de l’article ?

  9. Anonyme

    Je trouve ça assez drôle et ringard au possible.

    Le cuivre en accumulation dans le sol!…

    Ca c’était au siècle dernier (réveil) .

    Soyons critique comme un scientifique et réaliste ou économe comme un agriculteur.

    La bouillie bordelaise comporte 20% de cuivre. Un sac de 20 kg vous en coûtera 100€ HT .

    Lorsqu’un arboriculteur, un vigneron ou un maraicher met 1.5 kg de cuivre/ha sur l’année c’est déjà énorme, ca représente 7.5 kg de bouillie bordelaise/ha.

    Le maximum autorisé c’est 6kg/an/Ha soit 30 kg de bouillie bordelaise par ha /an (là c’est tout bleue).

    C’est projeté sur les feuilles avec des outils aussi performants qu’en agriculture moderne et absorbé par les végétaux et la faune.

    Pour info, l’alimentation des porcs en agriculture moderne est complémentée en cuivre qui est un facteur de croissance.
    Est ce dangereux de manger du porc ?
    Est ce dangereux d’épandre du lissier sur les terres?
    Ne risque t il pas d’y avoir accumulation de cuivre dans le sol ?

    ET : Y a t il une limite a l’utilisation du cuivre en agriculture moderne?

    Si le reglement de l’agrobiologie autorise des traitements est ce pour celà qu’ils sont fait?

    L’article parle de la rotenone qui est interdite et n’est plus utilisée.

    C’est du réchauffé qui date.

    Bon maintenant que trouve t on dans l’eau de boisson?
    Que des pesticides de synthèse !… Ben pourquoi?
    Ils ne sont pas bio-dégradables.
    Ils sont rendu stable lors de leur synthèse.
    On les retrouvent 10 – 20 – 50 ans après.
    Ils se concentrent dans la chaine alimentaire.
    On en retrouve dans le lait des femmes.

    Ca éclaire ?

    Un petit article sur le sujet serait le bienvenue!…

    • Le problème, c’est que vous affirmez des généralités qui n’en sont pas. Par exemple, vous dites que les pesticides de synthèse ne sont pas biodégradables. Il est vrai qu’il existe des pesticides de synthèse rémanents. Le DDT par exemple, interdit depuis longtemps. Mais ceux qui sont autorisés actuellement en Europe sont pas rémanents. D’autres part, en disant que les pesticides de synthèse ne sont pas biodégradables, vous laissez supposer qu’à contrario aucun pesticide « naturel » ne serait rémanent. C’est faux, le cuivre est rémanent. Mais aussi les arséniate de plomb, interdits depuis longtemps, mais toujours présent. En réalité, il faut juger au cas par cas. En généralisant, vous vous trompez.

      Pour le cuivre, vous avez bien raison d’expliquer que c’est la dose qui compte. A faible dose, le cuivre n’est pas néfaste. Mais l’excès est néfaste pour la santé et pour l’environnement. Saurez-vous appliquer le même raisonnement avec des pesticides de synthèse ?

      D’autre part, l’approche rationnelle préservant l’environnement et la santé consiste à choisir le pesticide le moins toxique ou écotoxique pour un usage donné. Pour lutter contre le mildiou, il existe des pesticides de synthèse qui sont moins rémanents que le cuivre. Alors, choisir le cuivre pour cet usage, ce n’est pas un choix rationnel. D’ailleurs, c’est pour cela que depuis 1999 les autorités des Pays-bas ont interdit le cuivre en agriculture conventionnelle (mais il reste autorisé en bio).

      Vous demandez un article au sujet des pesticides rémanents. Mais, aujourd’hui, le public est plutôt bien au courant des risques des pesticides. La communication sur le sujet est très présente dans les médias. En revanche, le public pense que l’agriculture bio n’utilise pas de pesticides. C’est donc bien de ce coté là qu’une communication honnête et transparente est nécessaire. Je pense que pour rétablir un certain équilibre, il faudrait 100 fois plus d’articles comme celui.

      • Anonyme

        Bonjour Grognopp Je confirme les pesticides de synthèses sont produits pour être stable et non dégradables.
        Voulez vous quelques résultats d’analyses sur le sujet ?
        Je vous invite a consulter cette méta analyse https://www.nature.com/articles/s41893-018-0102-4
        Elle est intéressante. Evidence that organic farming promotes pest control.

        • Les pesticides de synthèse sont conçus pour avoir un « certain temps de dégradation » en fonction de leur utilisation et de leur mode d’action.

          Certains ont des temps de dégradation très court, d’autres très long. On ne peut juger qu’au cas par cas.

          Par exemple, le mancozèbe utilisé comme traitement contre le mildiou se dégrade à 50% en moins d’un jour, principalement par hydrolyse et oxydation. En comparaison, le cuivre utilisé en bio pour lutter contre cette maladie est rémanent et s’accumule dans le sol.

          En revanche, le glyphosate par exemple, à une DT50 (temps de dégradation de 50% de la substance initiale) de plusieurs semaines dans le sol, en fonction du taux d’humidité et de la chaleur. Donc, très supérieur au mancozèbe.

          Et ce n’est rien face au DDT, dont la DT50 dépasse 15 ans …

          Bref, votre affirmation globalisante affirmant que « les pesticides de synthèse » sont « non dégradables » n’a aucun sens ! C’est juste de la propagande.

    • yves Astoul

      vous nie que le cuivre se concentre dans le sol
      je peut vous montrer des friches dans lesquelles rien ne pousse sur le rang si ce n’est des likens qui ont pourtant été abandonne dans les années 50 doc avant l’utilisation massive de ptout autre produits pyto

  10. jerome

    ça n’est pas tout fait finalisé comme article car oui on a le droit d’utiliser des produits insecticides et fongicides en bio. MAIS le fait qu’ils soient d’origine naturelle n’est tout de fois pas un détail, il n’y a aucune rémanence de ces produits dans le milieu naturel, ils sont tous biodégradable.
    de plus il n’y a aucun produits systémique non plus, produits qui intègre les plantes par la sève
    c’est quand même par rien
    alors OUI vous pouvez avoir des traces de produits chimiques dans des aliments bio MAIS ils proviennent tous de l’agriculture conventionnel
    O résidu de mollecules utilisables en bio

    • Théo

      Le cuivre de la bouillie bordelaise, cité en exemple dans cet article, n’est pas biodégradable et s’accumule dans les sols.

      • Anonyme

        Bonjour Théo.
        Il faut être précis.
        Le cuivre de la bouillie Bordelaise s’accumule dans le sol.
        Aujourd’hui nous continuons a mettre du cuivre dans les vignobles et ils sont toujours là.
        Nous produisons toujours du vin.
        Maintenant le cuivre est appliqué en foliaire pas sur le sol. Il est ingéré par le végétal.
        Le cuivre est bactériostatique mais c’est aussi un oligoélément nécessaire a la vie.
        Tout est question de dose.
        Cordialement
        TF

    • @jerome

      Vous dites « Zéro résidu de molécules utilisables en bio ». C’est bien évidement faux. Lisez le dernier rapport de l’EFSA sur les résidus de pesticides dans les aliments. A la page 70, ils listent des résidus de pesticides autorisé en bio et retrouvés dans les échantillons : cuivre, spinosad, azadirachtin, pyrethrins …

      Ils expliquent, page 68 : « Copper, spinosad, azadirachtin as well as pyrethrins are allowed in organic farming; thus, the presence of residues of these compounds is linked to agricultural practices permitted in organic farming. »

      Je vous rassure, les traces trouvées sont trop faibles pour présenter le moindre danger pour la santé des consommateurs. Mais, vous ne pouvez pas affirmer que ces résidus n’existent pas. Et si le pourcentage de surfaces cultivées en bio augmente (en 2017, on est à 6.6%), il y aura mécaniquement une augmentation de ces résidus là au détriment de résidus de produits utilisés en conventionnel.

      En fait, votre erreur n’est pas du tout étonnante, et je pense même que ce n’est pas du tout votre faute. En fait, on ne parle jamais les résidus de pesticides bio. D’où l’intérêt de cet article justement …

      • Foular

        Bonjour et merci pour cet échange profond et constructif. On voit que vous prenez le temps,d argumenter et présenter vos sources. Souvent, vous ramenez vos arguments au cas par cas, et non aux généralités, ce qui fait qu on a réponse â tout, et dans tous les sens. La vraie réponse est souvent, cela dépend des doses, ce sont les excès qui nuisent.

        Par contre je vous vois défendre l article de manière très général et dans un seul sens, bien que j ai compris que ce qui vous intéressait, c etait le message de fond, de sensibilisation.
        Pourtant le titre accrocheur de l article va dans le meme objectif que les discours martelés dans l autre sens que vous dénoncez, à bon essien je pense.

        Le but de ce titre et l article dans la manière dont il est commenté et argumenté à la suite me fait comprendre que naturel et synthétique, c est pareil, ce qui compte c est la toxicité au cas par cas, y a du « bon et du mauvais partout », ok.
        Et quand je vous suis, bio = naturel = pas mieux que synthetique car peut etre aussi toxique. Trrz general, mais c est l’idee qui ressort, et d ailleurs le debat de fond ici. C est là que je ne suis pas d’accord avec vous. Car ce qui est le plus important, au dela de naturel, synthetique, c est l effet toxique et le fait surtout les résidus qui restent, mais surtout qu est ce que l on a réellement à dire la dessus aun !

        Je me permet de vous demander, vu que je pense en votre bonne foi de « scientifique  » (même si dan cet échange y est amené le debat de croya’ces, sciences, sources, lobbying, les etudes scientifiques sur lesquelles on se repose et la maniète dont elles sont présentées, interprétées, peuvent etre de l ordre des croyances également.. ce n est pas parce qu on présente un argument sourcé qu il devient une vérité absolue), et que j ai cherché dans les commentaires ou l article et que c est ce qui m intéresse réellement : d apres le label ab, l information à retenir n est pas de dire qu il y a des résiddus en bio comme en conventionnel, mais de savoir l impact de ces résidus sur la nature, la santé, etc.. et le debat est riche, part aussi dans tous les sens, toutes les sources.

        Mis à part le fait que biensur il faut faire évoluer les labels et l agriculture bio (grace à la science, au savoir egalement), et qu il y à par exemple l utilisation du cuivre qui à haute quantité peut etre nocif.

        Que dit le label en tant que doses max pour les pesticides naturels en bio et surtout, quels résidus dans la nature et combien de temps restent ils ? Qu en est t il de l’agriculture conventionnel sur les doses max des pesticides synthétiques, et surtout quels résidus on retrouve dans la nature et combien de temps ?? L impact ecologique et sanitaire entre ces deux methodes, en lien avec des obligations et restrictions.

        Ce sont pour moi les vraies questions que l on doit approfondir et afficher clairement dans des articles auj sensibilisateurs, consciencieux et pour sortir de l’ignorance (pas pour buzzer), autour de l agriculture.

        D avance merci si vous avez des élements de réponse, car je suis toujours en recherche et à approfondir ces connaissances, et qui de mieux que quelqu un d investi et de bonnes foi qui ne voit pas les choses comme moi pour faire évoluer les réflexions.

        Seb.

  11. Camarje

    Bonjour,
    Je viens de faire un sondage autour de chez moi.

    Il y a 6 agricultures en polycultures élevage en bio (1 brebis laitières, 3 vaches laitières 2 chevres laitières). Ils n’ont pas de pulvérisateur (Il n’y a pas de traitement).

    Un agriculteur en cultures bio, Il n’a pas de pulvérisateur (Il n’y a pas de traitement).

    3 maraicher bio l’un dispose d’un soufreuse.

    2 arboriculteurs ils ont chacun un atomiseur.

    Ont peut penser que le bio n’est pas synonyme de traitement du moins pas systématiquement.

    C’est plus fonction du type de culture et de son intensité.

    Pas de traitement sur le blé et les céréales en général (en conventionnel c’est herbicides fongicide, éventuellement insecticide et engrais mineral).

    Tous les agriculteurs en agriculture conventionelle, quelle que soit la culture on un pulvérisateur.

    Même celui qui fait des sapins de noël a un enjambeur pour pulvériser du desherbant.

    Il est a noté que comparativement les fermes ou exploitations sont plus petites en bio.
    25% ici, qu’elles emplois plus de monde.

    Enfin les cultures sous serres a atmosphère controlées en conventionnel n’utilisent pas de pesticides. Uniquement du bio contrôle par le biais d’insectes. Cependant les tomate poussent dans de la laine de roche avec un liquide nourricier qui circulent et les serressont chauffées au fioul l’hivers.

    Kenavo

    • s-t

      « qu’elles emplois plus de monde. »

      Donc elles doivent assurer un niveau de vie correct à plus de monde. Donc être plus cher pour le consommateur. Il est donc faux de dire que le bio est cher parce qu’il n’y a pas assez de production par rapport à la demande, comme un JT l’a raconté cette semaine (TF1 je crois).

      Le bio est plus cher juste parce qu’il est moins productif.

      • Anonyme

        S-t
        Oui c’est plus chère directement pour le consommateur.

        Quoi que ils ont fait un défit bio ici.
        Des familles de toutes catégories sociales se sont mises au bio et n’ont pas changées leur budget.
        On peut donc dire NON, C’EST PAS PLUS COUTEUX LE BIO.

        Indirectement c’est aussi moins couteux pour
        – dépolluer l’eau de boisson,
        – les dépenses de santé de ceux qui habitent a proximité ou les agriculteurs eux même (nous payons tous c’est une péréquation la caisse santé) ,
        – la composition des produits plus riches en nutriments moins riches en pesticides.
        – la bio-diversité plus a notre service,
        – les impots. Les primes des agriculteurs bio ne sont pas payées et sont diminuées par Mr TRAVERS
        – l’environnement (moins de pollution par la mécanisation, plus de mains d’oeuvre),
        – les sols sont moins érodés retiennent l’eau (moins d’inondations, de sédiments dans l’eau, d’eutrophisation des rivières et des estuaires)
        – et les prestations sociales (moins de chomeurs a payer, nous payons tous aussi).

        On peut conclure que :
        LE BIO EST MOINS COÛTEUX DANS NOTRE SOCIETE ET POUR NOTRE SOCIETE QUE LE CONVENTIONNEL !…

        Dire que le bio est moins productif. Est ce vrais ?
        Si l’on considère l’Amérique du nord et l’Europe, on peut considérer que l’agriculture moderne fait convention.
        Elle est industrielle mais pas intensive.

        Si l’on regarde dans le reste du monde, l’agriculture bio domine.
        Par ce que les pauvres n’utilisent pas la chimie.
        Certains sont plus productifs que les agriculteurs Français parce qu’ils utilisent des cultures associées combinées avec plusieurs strates (herbacées arbustives arborescentes).
        C’est l’avantage d’une moindre mécanisation et de plus petites surfaces.

        Aujourd’hui, les producteurs bio sont plus productifs en France et surtout ils ont de meilleurs résultats financiers (l’EBE est supérieur chez les bio en général que chez les conventionnels en général).

        (Bon ce sont des données disponibles sur le net en cherchant un peu).

        • simple-touriste

          « plus de mains d’oeuvre »

          En quoi c’est une bonne chose?

          « les prestations sociales (moins de chomeurs a payer, nous payons tous aussi). »

          Si c’est ça votre argument pour le bio (plus de travail), alors vous n’avez pas d’argument. C’est un argument CONTRE le bio.

          • Anonyme

            Simple touriste
            Alors si c’est l’unique élément qui attire votre attention!…
            Il y a aujourd’hui 10 millions de chomeurs en France et 600 000 offres d’emplois.
            Mains d’oeuvre c’est Unité de Travail Humain. Parce que sur le volant d’un tracteur il y a des mains comme sur le manche d’un râteau ou le clavier d’un ordinateur.
            Ce sont les mains qui œuvres même si elles sont commandées par le cerveau.
            Bonsoir.

    • Floben

      Bonjour,
      Nous dans la Drôme 100% des exploitations bio utilisent et possèdent des pulvés, à savoir que sans traitement ils ne récolteraient absolument rien. ( ails pb de rouille, vigne pb de mildiou, idem tomate etc.)
      D’aprés un vendeur de pulvé en l’occurrence amazone ses plus gros clients sont des producteurs bio, et oui le nombre de passage de traitement est de 3 à 4 fois plus élevés qu’en agriculture raisonnée.

      • DELOUARD

        Tu es un gros mythomane toi !!! Tu tiens les comptes de ta région ? Tu as fait ton enquête ?

      • Anonyme

        Bonjour Floben.
        L’avis du vendeur et du copain de l’oncle ?
        top!…

    • hitler

      complètement débile ! comment tu vas gagner ta vie avec 1 brebis, 3 vaches et 2 chèvres ? tu vis peut-être à NDDL…

      • Anonyme

        Avec un pseudo comme ça, pas étonnant que tu n’ai rien compris .. Pfff

  12. sebastien

    Surtout pour faire simple quel sont les contrôles de la DDPP ou la DSV sur les produits BIO, en faite 0 contrôle car 10 personnes pour toute la France, donc rien produit que d’autre produits chimiques se trouve dans le BIO

    • camarje

      Bonjour Sébastien,
      Je ne suis pas sur que ce soit le rôle de la DDPP.
      Ils font es contrôles sur les produits en vente ou a la consommation.
      En revanche, c’est le rôle du certificateur. Il fait autant d contrôle qu’il le souhaite et d’analyse qu’il le souhaite.
      Le contrôleur est rémunérer au nombre de contrôle qu’il fait. Il y en a un obligatoire et autant de facultatif que possible.
      Et ils sont pire que les douanes. Chez mon voisin ils vont partout dedans dehors et peuvent regarder tout comptes, compta ….
      Je vais demander une analyse d’un de mes voisins en bio que fait sont contrôleur et on en reparle.
      Je la publierait ok
      Delà il est sur que si son voisin travail comme un cochon ben il sera contaminé.
      Mais pas plus que toi en respirant.
      kenavo

    • Camarje

      J’ai bien une analyse d’un organisme de contrôle.
      C’est énorme !…
      Ils cherchaient des résidus de pesticides sur fruits.
      Il y a 400 molécules chimiques actives de recherchées (des pesticides utilisés en agriculture conventionnelle).
      Je ne peux pas joindre la pièce et je vais pas me la palucher.

      Est ce que ça te répond Sébastien?

  13. camarje

    Oui, c’est vrais en agriculture biologique, un agriculteur peut utiliser un pesticide.
    Un agriculteur conventionnel utilise un produit phytopharmaceutique (c’est pas pareil).

    Mais bon allons plus loin. Pas d’herbicide en bio. Vous me dites herbicides pas dangereux ?
    Et bien, plus que vous le croyez. Il y a par exemple un herbicide qui tu les mitochondries.
    La mitochondrie c’est l’usine a énergie de chaque cellule que compose un être vivant.
    la mitochondrie est la même qu’elle soit animale ou végétale. Voyez vous ou je veux en venir?

    Le insecticides de base ne sont pas selectifs, non rémanents, très couteux. Ils sont utilisés avec parcimonie, par le fait.
    Les autres sont très selectifs on parle de bio-contrôle. Sont utilisés, les virus, bactéries, les toxines, les insectes, certains champignons.
    Dans tous les cas le bio contrôle est coûteux il est utilisé en conventionnel sous la pression du consommateur et énormément en mode de production hors sol.

    Les fongicides.
    En bio, il n’y a pas de fongicides curatifs (c’est une généralité) mais préventif.
    C’est un enrobage mécanique par exemple avec du soufre du cuivre (oui oui la bouillie de cuivre, le gros scandale).
    Il faut passer tant que le produit est lessivé par la pluie et que le végétal peut être contaminé.
    Maintenant, il y a des produits en conventionnel qui sont curatifs on les utilisent après contamination et installation du champignon. Le champignon sera détruit dans la plante (sous la cuticule).

    On a fait le tour de « cides ».
    Au delà de ça un agriculteur bio met de la matière organique dans son sol (fumier, composte).
    Cette matière organique va nourrir les bêtes du sol qui vont la transformée en matière minérale exploitable par les plantes.
    Il a bien nourri le sol qui est vivant pour nourrir ses plantes.
    En conventionnel on met un sachet d’engrais minéral absobable par les plantes et le tour est joué. Le sol est mort.
    C’est une généralité.

    Il y a des agriculture dites conventionnelles qui font autrement.
    L’agriculture de conservation, l’agriculture sur sols vivants (pour ne citer qu’elles).
    Ce sont des mixtes bio conventionnel et même plus. mais elles s’autorisent les engrais mineraux et les desherbants. A noté que les intrants (produits ajoutés a la culture ) baissent considérablement dans ses cas.

    Revenons au bio. C’est une agriculture différente du conventionnel avec des produits bio, parce que ça ça ne marche pas.
    Il y a des cultures associées (pas de monocultures dans un champs). des associations e végétaux de strates différentes (arbres et cultures).
    Bref ils s’assurent de la bonne santé de leur biotope (ensemble de leurs champs et de ce qui y vit en association) pour qu’il y ait synergie de lute et d’entraide lorsqu’il y a un coup dur. Conditions climatiques difficiles (comme les tomates de P.Poot).
    Ou attaque d’un prédateur ou parasite.

    Par exemple si vous êtes en forme et reposé vous ne choppez pas forcément le rhume de votre voisin qui est faible et fatigué. C’est un peu similaire.

    De là en bio on utilise des végétaux a haut potentiel génétique.
    Ce qui veut dire qu’ils ont un fort potentiel d’adaptation, mais pas forcément un haut potentiel de production.
    Ce qui est très différent d’un OGM ou d’un hybride F1. L’OGM est interdit en bio mais une culture bio peut être contaminée par un OGM (merci Christine LAGARDE).

    Alors que sera l’avenir? Et bien avec la raréfaction des ressources de potasses d’énergie, les fermes seront plus petites (bon avant d’en arriver là on va crever la dalle serieusement) cultivées intensivement en non conventionnel de chez nous parce qu’il n’y aura plus d’intrants de synthèse (chimie orga ou petrochimie).

    On peut regarder ce qu’a fait Cuba avec l’effondrement du bloc de l’est.
    Plus d’énergie, plus de mécanisation, plus de produits phytopharmaceutiques.
    Ils sont passés au bio en un temps record.
    Mais ils avaient un avantage c’est une dictature. Ils ont concentré toute leur energie pour pousser dans cette direction et arriver a une autonomie alimentaire (mains d’oeuvre, recherche scientifique, bureaux d’études, politiciens…).
    C’est loin d’être notre cas, nous vendons nos terres a des étranger (Chine, Quatar…).
    Nous vendons nos productions a l’étranger.

    Et lorsqu’il y aura famine que ferrons nous ?

    Je ne suis pas scientifique, j’observe et me renseigne autour de chez moi et sur le net.
    Je suis un Français de base qui vit a la campagne.

    A la question de « le bio utilise t il des pesticides ? » je dis oui.
    La question est elle orientée ?
    Est elle réductrice ?
    Pourquoi ?
    A qui ça profite ?

    Allez salut

    • – « Oui, c’est vrai en agriculture biologique, un agriculteur peut utiliser un pesticide. Un agriculteur conventionnel utilise un produit phytopharmaceutique (c’est pas pareil). »

      Les pesticides font partie des produits phytopharmaceutiques. Utilisés en BIO ou pas, c’est pareil, ce sont tous des produits phytopharmaceutiques.

      – « Mais bon allons plus loin. Pas d’herbicide en bio. Vous me dites herbicides pas dangereux ? Et bien, plus que vous le croyez. Il y a par exemple un herbicide qui tu les mitochondries. La mitochondrie c’est l’usine a énergie de chaque cellule que compose un être vivant. la mitochondrie est la même qu’elle soit animale ou végétale. Voyez vous ou je veux en venir? »

      Pour la préservation de la vie du sol, utiliser du glyphosate pour désherber est préférable aux techniques de désherbage mécanique. Vu que la charte BIO interdit les herbicides, du coup, un agriculteur BIO qui voudrait préserver la vie des sols en faisant du sans labours ne peut pas le faire. Dommage.

      – « Le insecticides de base ne sont pas sélectifs, non rémanents, très coûteux. Ils sont utilisés avec parcimonie, par le fait. Les autres sont très sélectifs on parle de bio-contrôle. Sont utilisés, les virus, bactéries, les toxines, les insectes, certains champignons. Dans tous les cas le bio contrôle est coûteux il est utilisé en conventionnel sous la pression du consommateur et énormément en mode de production hors sol. »

      Les insecticides extraits des plantes sont souvent peu sélectifs. C’est pourquoi des chercheurs en chimie ont cherché et trouvé des molécules plus sélectives. Le bio-contrôle peut-être très bien, mais son coût ne se justifie qu’en remplacement de produit ayant un réel impact négatif. Or, ce n’est pas le cas de tous les produits (je reconnais qu’il faudrait développer…).

      – « Les fongicides. En bio, il n’y a pas de fongicides curatifs (c’est une généralité) mais préventif. C’est un enrobage mécanique par exemple avec du soufre du cuivre (oui oui la bouillie de cuivre, le gros scandale). Il faut passer tant que le produit est lessivé par la pluie et que le végétal peut être contaminé. Maintenant, il y a des produits en conventionnel qui sont curatifs on les utilisent après contamination et installation du champignon. Le champignon sera détruit dans la plante (sous la cuticule). »

      Oui, le sulfate de cuivre est un biocide rémanent. Il tue la vie du sol et y persiste. Je ne sais pas si c’est un « gros scandale », mais c’est un problème car il existe des alternatives moins néfastes, mais inutilisables en BIO car pas considérées « naturelles ».

      – « On a fait le tour de « cides ». Au delà de ça un agriculteur bio met de la matière organique dans son sol (fumier, composte). Cette matière organique va nourrir les bêtes du sol qui vont la transformée en matière minérale exploitable par les plantes. Il a bien nourri le sol qui est vivant pour nourrir ses plantes. En conventionnel on met un sachet d’engrais minéral absorbable par les plantes et le tour est joué. Le sol est mort. C’est une généralité. »

      Les fumiers et lisiers proviennent des déjections animales. Pour enrichir les sols pour les cultures BIO, il faut des productions animales. Or, les animaux doivent être nourris, grâce à d’autres surface agricoles. Le bilan est négatif car, pour enrichir une surface donnée, il faut disposer d’une surface cultivée plus grande pour nourrir les animaux. Et, non, en conventionnel, le sol n’est pas mort. On pourrait discuter de « sol morts » en BIO, grâce au sulfate de cuivre.

      – « Il y a des agriculture dites conventionnelles qui font autrement. L’agriculture de conservation, l’agriculture sur sols vivants (pour ne citer qu’elles). Ce sont des mixtes bio conventionnel et même plus. mais elles s’autorisent les engrais minéraux et les désherbants. A noté que les intrants (produits ajoutés a la culture ) baissent considérablement dans ses cas. »

      Cette agriculture de conservation utilise des herbicides (notamment le glyphosate) pour désherber, au lieu de travailler la terre mécaniquement. Il est prouvé que cela préserve la vie des sols (notamment les vers de terre) beaucoup mieux que toute méthode mécanique. Malheureusement, les agriculteurs BIO n’ont pas la possibilité de faire du sans labour, puisqu’ils ne peuvent pas utiliser d’herbicides. Du coup, ils sont obligés d’utiliser une technique mécanique de désherbage, qui nuit gravement à la vie des sols. En plus, retourner la terre nécessite beaucoup de puissance, donc l’utilisation de gaz oïl, impliquant des émissions de CO2.

      – « De là en bio on utilise des végétaux a haut potentiel génétique. Ce qui veut dire qu’ils ont un fort potentiel d’adaptation, mais pas forcément un haut potentiel de production. »

      Les variétés de plantes cultivables utilisées en BIO bénéficient d’un siècle d’innovations génétiques qui ont permis d’augmenter le potentiel de production de manière considérable. Donc, il est faux de dire que les variétés utilisées en BIO n’ont pas un haut potentiel de production.

      – « Ce qui est très différent d’un OGM ou d’un hybride F1. L’OGM est interdit en bio mais une culture bio peut être contaminée par un OGM (merci Christine LAGARDE). »

      Beaucoup d’agriculteur BIO utilisent des hybrides F1, ce qui n’est d’ailleurs pas proscrit par la charte BIO. Lisez par exemple ce témoignage : https://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/oui-je-cultive-des-tomates-f1-et-183846

      Quant aux plantes OGM, certaines permettent de limiter l’utilisation de pesticides, notamment les plantes BT. Il est prouvé au delà de tout doute raisonnable que ces plantes permettent de préserver la faune auxiliaire des cultures par rapport à l’utilisation de pesticides, y compris les pesticides utilisables en BIO comme les cristaux BT. A nouveau ici, l’agriculteur BIO est privé d’un moyen qui lui permettrait de limiter son impact environnemental. Notez que je n’ai pas dit que toutes les plantes OGM sont favorables, mais certaines le sont. D’autre part, les OGM sont interdits en BIO pour une raison commerciale et non environnementale : les consommateurs n’en veulent pas (par suite d’une propagande mensongère).

      La notion de « contamination » est symétrique. Si un champ de colza cultivé en BIO est proche d’un champ de colza OGM, il y aura échange de pollen et/ou de graines entre les deux champs, dans les deux sens. Donc, si on dit que le champ OGM « contamine » le champ BIO, alors, on doit admette symétriquement que le champ BIO « contamine » le champ OGM. Il est irrationnel et injuste de considérer que le pollen ou les graines de la culture OGM seraient intrinsèquement mauvaises alors que ceux de la culture BIO seraient intrinsèquement bonne. D’autre part, vu que l’interdiction des OGM en BIO est purement marketing, la déclaration de « contamination » n’est finalement qu’une sombre histoire de concurrence commerciale.

      – « Alors que sera l’avenir? Et bien avec la raréfaction des ressources de potasses d’énergie, les fermes seront plus petites (bon avant d’en arriver là on va crever la dalle sérieusement) cultivées intensivement en non conventionnel de chez nous parce qu’il n’y aura plus d’intrants de synthèse (chimie orga ou pétrochimie). »

      La raréfaction des ressources de potasse est un gros problème. J’ai l’impression que nos sociétés vont dans le mur s’en même en avoir conscience. Mais la solution ne sera pas le BIO, car il nécessite pour rester performant d’utiliser des amendements animaux. Or, l’élevage sera le premier impacté par la raréfaction des ressources, à cause des surfaces importantes nécessaires pour nourrir les animaux. La solution, je ne la connais pas, mais je pense que ça passera par des amendements synthétiques produits à l’aide de sources d’énergie non fossile. Cela dit, je ne suis pas devin.

      – « Je ne suis pas scientifique, j’observe et me renseigne autour de chez moi et sur le net. »

      Pareil pour moi.

      – « A la question de « le bio utilise t il des pesticides ? » je dis oui. »

      Donc, vous êtes d’accord avec la principale affirmation de l’article. C’est déjà ça.

      – « La question est elle orientée ? »

      En quelques sortes, oui, la question est orientée. Elle est justifiée par le fait que plus de 50% des Français ignorent cette information. Si plus de 50% des français pensaient que la terre est plate, je considérerais personnellement comme un devoir d’expliquer qu’elle ne l’est pas. C’est une « orientation » qu’on peut qualifier de « anti-désinformation ».

      – « Est elle réductrice ? Pourquoi ? »

      Oui bien sûr, car l’agronomie c’est beaucoup plus complexe que de savoir si des pesticides sont naturels ou de synthèse. Mais, il faut bien commencer par quelque chose.

      – « A qui ça profite ? »

      A l’agriculteur BIO, qui, à mon avis, bénéficiera du fait que les consommateurs connaissent un peu mieux l’agriculture BIO et sortent d’une vision fantasmée. Un filière qui vivrait durablement sur des fantasmes prendrait des risques importants de retour de bâton.

      • Anonyme

        Salut Gorgonops.

        J’ai regardé vos remarque.
        Je pense que vos données sont erronées concernant la faune du sol et le glyphosate.

        Ne pas utiliser de désherbant peut vouloir dire laisser l’herbe et non pas la retirer ce qui permet de faire du semi directe sous couvert (on peut coucher avec un rouleau fraca). C’est d’ailleurs un agriculteur bio qui est a l’origine de cette pratique. (Allemand ou Autrichien si mes souvenirs sont bons).
        Vos données pour le semi-directe ne sont pas bonnes non plus.

        Concernant les hybrides F1 ou est il dit que c’est interdit en bio?
        Et quel intéret pour un producteur qui peut faire ses semences d’utiliser un hybride F1?

        Lorsque vous consommez un mais BT consommez vous la toxine? (une proteine c’est stable).
        Maintenant avec les mais population les agriculteurs choisissent de ne plus traiter, tout bénef.
        pas d’achat de semence pas de frais de traitements.

        La contamination des OGM c’est top.
        Que dire c’est génial.
        On apporte un gène qui n’existe pas sur une plante et elle contamine les plantes de la même famille qui n’ont naturellement pas le gène.
        Et vous vous inversez le truc ce sont les plante qui portes les gènes naturel qui vont polluer les OGM.
        Mais vous en avez rien a faire.
        Vous ne pouvez pas utilisez la semence d’un OGM.
        Vous devez l’acheter chaque année.
        Pas un agriculteur bio, il peut faire ses semences, lui, avec son colza.

        L’avenir, la potasse.
        La potasse existe bien dans les dejections animales et dans le sol (roche mere).
        Les arbres savent la puiser et la remonter pour la mettre a disposition des ifs mycéliens avec les quels ils sont liés.
        Peut être peut on remettre quelques arbres et ralentir sur les fongicides ?

        Quant aux produits de synthèse, il est temps de regarder les choses en face.
        Lisez The Limits to Growth étude de 1972 actualisée en 2011 ou 2012 de l’équipe Meadows du MIT de Boston.
        Vous verrez qu’il est probable que ce soit impossible.
        Remarquez qu’a cette époque on ne parlait pas de changements climatiques ni du rôle de l’homme sur ce changement.
        On peut penser que de nouveaux facteurs, ce sont ajoutés, et qu’ils assombrissent le tableau.

        Bref dans l’avenir nos vie vont changer et l’avenir, c’est hier, vous l’aurez compris.

        Bien a vous

        • simple-touriste

          The Limits to Growth??? La plus grande arnaque de l’histoire (avec les vaccins qui ont éradiqué les maladies et le changement climatique)?

          • Anonyme

            Simple touriste

            Sic « The Limits to Growth??? La plus grande arnaque de l’histoire »

            Ah parce que toi tu es chercheur émérite au MIT de Boston?

            Cette étude a telle été remise en cause par un scientifique jusqu’a aujourd’hui ?

            Le dénommé Turner n’aurait il pas « back testé » cette étude en 2008 ?

            Et le modèle s’avère réaliste et colle a la réalité (la grosse arnaque) depuis plus de 40 années.

            Alors un modèle (genre grosse arnaque ) qui colle plus de 40 années tu peux trouver ca une arnaque oui pourquoi pas.

            Mais peut être connais tu des scientifiques qui savent faire beaucoup de modélisations qui s’avèrent valables 40 ans ?

            Allez TCHAO.

      • Tobias

        J’arrive tard, mais je souhaitais nuancer peut-être ce propos de Gorgonops :
        « Les fumiers et lisiers proviennent des déjections animales. Pour enrichir les sols pour les cultures BIO, il faut des productions animales. Or, les animaux doivent être nourris, grâce à d’autres surface agricoles. Le bilan est négatif car, pour enrichir une surface donnée, il faut disposer d’une surface cultivée plus grande pour nourrir les animaux. »

        Certes « Les fumiers et lisiers proviennent des déjections animales ».
        Cependant, les fumiers et lisiers sont une production secondaire de l’élevage, non ? Il me semble peu probable qu’il existe en France des élevages dont le but premier est de produire du fumier et du lisier.
        Ce sont les déchets de l’élevage, me semble-t-il.
        Ainsi, utiliser les déchets d’un élevage qui existe pour produire du lait ou de la viande, cela me semble plutôt une bonne idée. Le bilan n’est peut-être donc pas si négatif que ça.
        Qu’en pensez-vous ?

        • Vous avez raison tant que les surfaces cultivées en bio ne sont pas trop importantes et que la consommation de produits animaux reste soutenue.

          Si on se place dans un contexte de réduction de la consommation de produits animaux (ce qui est tendanciellement le cas en France et qui peut être souhaitable pour l’environnement) et de l’augmentation des surfaces cultivées en bio (c’est le cas aussi, +13,4 % d’augmentation entre 2016 et 2017), il y a un moment où les sous-produits animaux vont manquer. Actuellement, environ 8% des surfaces cultivables sont dédiées au bio en France. Peut-on passer à 80 % ? Je ne sais pas.

          En plus, les déchets animaux peuvent aussi être utilisés pour faire de la méthanisation, ce qui permet de réduire l’utilisation d’énergies fossiles (gaz naturel). Ce qui est utilisé pour amender les champs BIO ne pourra donc pas être utilisé pour la méthanisation.

          Enfin, je veux surtout pointer le fait que la diminution de l’élevage est un objectif environnemental majeur, qui va à l’encontre de l’objectif d’augmentation des surfaces bio.

          • Tobias

            Tout à fait d’accord, et effectivement, je parlais de la situation actuelle, sans faire d’extrapolation sur l’avenir.
            Si la production en BIO augmente au point que les fumiers et lisiers ne sont plus suffisant, je doute que l’on crée des élevages juste pour produire des déchets d’élevage. Et si l’élevage en France décroît, alors il y aura un manque de fumiers et de lisiers, on peut bien l’imaginer. Mais à ce moment-là, l’AB aura bien une autre solution que d’utiliser des fumiers et des lisiers, peut-être ? (ou peut-être pas, je n’en sais rien, à vrai dire).

            Je n’avais par contre pas pensé à la méthanisation, et il est vrai que cela pose un problème de priorité (énergie ou engrais, il faudra choisir quelle part ira où).

            Et effectivement, je suis d’avis également que la réduction de la consommation de viande, et la consommation régulière de légumes (bio ou non) est à prioriser, d’une part pour préservation de l’environnement et une meilleure utilisation des surfaces, et d’autre part pour la santé humaine.
            Mais je voulais par mon commentaire simplement mettre un petit bémol, car j’avais trouvé que votre texte laissait à penser que vous parliez de la situation actuelle.

            Vous dites « Actuellement, environ 8% des surfaces cultivables sont dédiées au bio en France. Peut-on passer à 80 % ? Je ne sais pas. »
            Je ne sais pas non plus, mais si on arrive à 80% de surfaces cultivables sont dédiées au bio, il y aura manifestement un problème de quantité produite…

  14. Melenchon

    Quand je clique sur le lien pour voir les pesticides utilisés en bio, que vois je ?

    De la cire d’abeille, des extraits de chrysanthème, de l’argile, du fer pour les limaces (produit pas en contact avec les plantes), une bactérie qui s’attaque aux chenilles…

    Pouvez vous mettre un lien vers les pesticides autorisés en conventionnel qu’on rigole ? Merci

    • Cherchez spinosad, pyrétrhine, sulfate de cuivre, huile de neem, roténone, qu’on rigole. Merci.

      Mais de toute façon, dès l’instant où vous avez écrit « pesticides utilisés en bio » dans votre commentaire, vous donnez raison à l’article qui le signale alors qu’au moins 50% des Français l’ignorent. Et si d’aventure, avant de lire l’article, vous ignoriez que l’agriculture BIO utilise des pesticide, alors vous devriez commencer par remercier l’auteur.

      • camarje

        La rotenone n’est elle pas interdite en bio?

        Tien, je croyais!

        Je vérifie.

        C’est fait,
        elle est interdite depuis fin avril 2011.

        L’erreur est humaine ;-))

        • @carmarje
          De quelle « erreur » parlez vous ? Je suppose que vous parlez de l’erreur d’avoir utilisé en BIO jusqu’en 2011 un pesticide provoquant la maladie de Parkinson, parce que « naturel », alors qu’il existait des produits de synthèse aussi efficace mais n’ayant pas cet inconvénient ?

          • camarje

            Bon ok, qui a fait l’erreur ?

            Qui donne l’amm, qui fait le contrôle?
            Le paysans bio OUi OUI!…

            Qui a comme maladie reconnue professionnellement le parkinson.
            C’est que l’agriculture bio ? OUi OUI!…

            Ah ! Il n’y a pas de molécules de synthèses utilisées qui entraînent la maladie de Parkinson?
            Alors il n’y a pas de maladie de parkinson chez les agriculteurs conventionnels ? OUI OUI !…
            La sécu ne devrait pas prendre en charge cette pathologie chez les conventionnels ?

            Maîtrisons nos émotions et restons pragmatique, de base, terre a terre.
            Reconnaître une erreur c’est pas la fin du monde.
            Est ce moi qui est écrit
            « Cherchez spinosad, pyrétrhine, sulfate de cuivre, huile de neem, roténone, qu’on rigole. Merci. »

            C’est toi même qui dit qu’on peut en rigoler. Alors rigolons.
            Y a pas mort d’homme !…
            Y a pas de concours non plus .
            Je ne suis pas un politicien je suis un gars de base qui travail avec ses mains et qui est en arrêt maladie pour 10 jours.

          • L’erreur, ce n’est pas le paysan qui l’a faite, ce sont les gens qui ont défini la charte BIO. En excluant l’utilisation de pesticides de synthèse, il y a quelques situations où le paysan est obligé d’utiliser un pesticide naturel plus dangereux que le produit équivalent en conventionnel. C’était le cas avec la roténone jusqu’en 2011.

            Vous croyez qu’il y a beaucoup de politiciens sur ce forum ? Vous croyez que je ne travaille pas de mes mains ? Et puis, est-ce important ? Les arguments ne sont-ils pas plus important que de savoir si celui qui s’exprime fait partie des « gueux » comme vous dites ?

      • Undertaker.

        On voit assez vite quel est le parti pris de Gros Gonops. Encore un qui parle de culture mais qui ne saurait meme pas faire pousser un radis.

        • Hervé Le Bars

          En terme d’argument, je pense que vous pouvez mieux faire. Allez, encore un petit effort et peut-être pourrez vous développer un argument.

          Sinon, sachez que Gorgonops est un genre éteint de synapsides prédateurs de l’ordre des thérapsides et du sous-ordre des gorgonopsiens, puisqu’on est parti pour parler de la pluie et du beau temps.

          • Anonyme

            Gorgonops.

            EUH la roténone a été utilisée en conventionnel bien avant l’avènement du bio.
            C’est quoi cette gabegie.
            Un peu d’histoire que diantre.
            Elle a été interdite en agriculture bio et non bio en même temps.
            NB : merci pour le Gorgonops je serais plus cultivé ce soir, mais je vais devoir gratter, tout ses noms ne me disent rien. (ho ça remonte bien avant l’agriculture).

            Bien a vous

          • @anonyme

            Oui la roténone est un ancien insecticide utilisé depuis longtemps. Mais, lorsque la roténone a été interdite dans l’union européenne en 2008, les agriculteurs conventionnels utilisaient déjà depuis longtemps d’autres insecticides (de synthèse), et donc, n’étaient pas impactés par l’interdiction de la roténone. Ce sont donc bien des agriculteurs bio qui ont demandé un délais avant d’arrêter d’utiliser la roténone pour certains usages. Ils ont obtenu un délais jusqu’en 2011 pour certains usages.

            Lorsqu’un produit est interdit, il l’est à la fois en bio et en conventionnel. Cela me semble normal. Et aussi, tout produit autorisé en bio l’est aussi en conventionnel. Mais il n’empêche que certains produits sont utilisés en bio et pas en conventionnel, même s’ils sont autorisés en conventionnel.

  15. camarje

    Ce que j’en pense.
    C’est la reprise d’un article d’un autre.
    Avec des explications dans le texte.
    Qu’est ce que ça apporte de plus?

    Dans mon quotidien de pas scientifique, un truc m’interroge.
    Pourquoi ne retrouve t on pas les pesticides des agriculteurs bio dans les analyses d’eau ? Alors que pour l’agriculture classique on en trouve ?
    Vue que ça me coûte un bras pour avoir une eau propre au robinet, j’aurais une tendance a préférer le bio et pas vous croire!…

    Ben oui c’est pragmatique. De base.
    Que répond la science a ma question de gueux qui a des remarques de base ?

    Avec une comparaison de ce que l’on trouve dans l’eau de chez les bios, et chez les pas bio.
    Ce que je paye pour (ou a cause) des bio, et pour les pas bio.

    Désolé, je suis factuellement de base, pas dans les limbes de la science.

    Merci Kenavo

  16. Jean-Yves LAVAL

    J’y connais rien mais j’entretien mon jardin : merci pour cet article, car il répond très bien à une question simple que je me suis posé récemment lorsque cherchant un herbicide moins polluant que le glyphosate le vendeur m’a proposé un herbicide bio sous prétexte que leurs molécules seraient naturelles et non chimique. Mais mon problème ce n’est pas du tout que cela ne soit pas chimique. Si je renonce à la chimie je dois retourner vivre dans une grotte … Mon problème c’est de moins polluer et de ce point de vue l’article est très bien fait. Il propose la méthodologie qui permettra de trouver les bonnes solutions..

    • Anonyme

      Salut Jean-Yves

      Utilisez donc le nouveau glyphosate.
      On ne change pas une équipe qui gagne.
      C’est du vinaigre.
      Vous polluerez bien moins votre jardin.
      Ah ah! Ils sont drôles chez « glyphosate » de l’acide acétique.
      Vue le prix au litre vaut mieux aller chez l’épicier ;-))

      Bien a vous

  17. deja redigé plus haut!

  18. le cuivre….?????mal dosé…pourquoi,quel interet?payer +cher pour faire un surdosage au sol?ILLOGIQUE ETAT DE FAIT…et aucune toxicité sur les plantations????

  19. Germain

    Et bien moi aussi j’envisage de passer en bio uniquement à cause de la pression médiatique… Marre d’entendre les gens dire que les bios ne traitent pas, alors qu’en viticulture on sait bien que le cuivre s’accumule dans les sols. Et on me répond « on en mets moins qu’avant ». Oui c’est vrai. Mais la réalité c’est que le « modèle bio » n’autorise que ça contre le mildiou, et que dans 200 ans de cette réalité ben le sol sera mort. Biomort.
    Et quand sur un salon je prends 5 minutes pour expliquer au gens la réalité des traitements en bio (sans prendre parti, et en précisant que j’ai des copains bios sur le salon pour pas faire peur) ben les gens ne me croient pas. Parce que je dis pas comme la télé…
    Quant aux supers réactions de ceux qui se croient super mieux infirmés et qui dénoncent la mainmise du lobby agrochimique… en étant les marionnettes du lobby bioindustriel… Je sais pas ce qu’ils font comme métier, mais moi ça me viendrait pas à l’idée d’aller expliquer leur métier à des maçons ou des bibliothécaires en ayant lu 15 forums sur le net.
    Pourtant, la bio repose UNIQUEMENT sur la théorie du « naturel est bon, synthèse pas bon ».
    J’affirme que cette base idéologique a d’ailleurs été choisie pour avoir un élément différenciant sur le plan commercial. Si c’était dans le but de sauver la planète ils auraient proposé d’accepter 10% de traitements de synthèse. En vigne tout le monde aurait signé, il y a bcp de gars qui même dans les régions très touchées par le mildiou font que du cuivre et 2 traitements « conventionnels » à la floraison à cause du risque élevé…
    Mais non. Il fallait se différencier pour derrière lancer le marketing de la peur.
    Et quand maintenant on commence à dire que le cuivre est dangereux pour le sol, leur seule défense est de dire qu’on ne peut pas l’interdire car ce serait « la mort du bio » (communication FNAB). Ah bon. Et la planète?
    Mais quand on en a marre de se battre contre les moulins à vent…

    • Intéressant.

      La communication du secteur BIO est basée sur le dénigrement du conventionnel à l’aide d’arguments irrationnels et pseudo-scientifiques. Les promoteurs du BIO affirment, sans fondement scientifique, que les agriculteurs conventionnels sont des pollueurs et des meurtriers d’enfants. Ils prétendent détenir la seule vraie science agronomique et avoir le monopole des pratiques respectueuses de l’environnement et de la santé.

      Face à cela, les agriculteurs conventionnels se défendent avec des arguments économiques, avec des accès de colère contre les « normes excessives », ou en faisant du marketing sur le thème du terroir et de la tradition. A mon avis, ce type de réponse est vouée à l’échec.

      Seule une micro-communauté « rationaliste », à laquelle je m’identifie (en y associant l’auteur de ce blog), prend en charge une communication sur l’agriculture basée sur la rationalité et la démarche scientifique. Inutile de dire qu’on ne fait pas le poids face à au lobby du bio-business.

      • Anonyme

        Oh la vilaine affabulation .
        « les agriculteurs conventionnels sont des pollueurs et des meurtriers d’enfants » .
        Ca c’est top. Génial

        Quant aux normes environnementale superbe.
        Mais tous les agriculteurs sont soumis aux mêmes regles environnementales.
        Qui parle de désinformation je ne le crois pas!…

        Ah là encore Il y a des démarches scientifiques utiles et des non utiles 🙂

        Super le poid des lobby des bio-business a mourir de rire.
        Ils ne représente pas plus de 10% des agriculteurs et ils font trembler les 90 autres .

        Trop drôle, vous vous identifiez a la micro-communauté rationaliste.

        Vous êtes un plaisantin vous !…

        Bien a vous

    • Melenchon

      Ceux qui critiquent la bio prennent toujours l’exemple de la vigne. La vigne est une partie négligeable de l’agriculture. Les autres cultures ne sont quasiment pas traitées au cuivre.

      De plus en conventionnel les vignerons utilisent aussi le cuivre.

      • @Melenchon

        Je cite l’article Wikipedia sur la bouillie bordelaise :
        « Elle est utilisée sur les arbres fruitiers (pêcher, pommier, abricotier, prunier) avant la floraison et après récolte. En oléiculture, le cuivre est utilisé contre l’œil de paon et parfois contre la bactériose et la fumagine. La bouillie bordelaise s’utilise aussi sur la pomme de terre, tomate, vigne, fraisiers, et bien d’autres plantes ».

        En France, puisque le cuivre est autorisé, certains agriculteurs conventionnels l’utilisent aussi. Mais s’il reste autorisé, c’est bien parce que les agriculteurs BIO n’auraient pas de produit de substitution « naturel ou traditionnel ». Les agriculteurs conventionnels disposent déjà d’alternatives synthétiques au cuivre.

        D’ailleurs, c’est pour ça que les autorités sanitaires de Pays Bas ont interdit le cuire en agriculture conventionnelle en 1999. Du coup, c’est assez bizarre, car le cuivre reste autorisé au Pays-Bas mais uniquement en agriculture BIO. Les agriculteurs conventionnels disposent de produit de synthèse moins toxiques que le cuivre et sont donc contraints par les autorités sanitaires des Pays-Bas de les utiliser à la place du cuivre. En revanche, les agriculteurs BIO aux Pays-Bas peuvent continuer à utiliser le cuivre, faute de pouvoir utiliser les produits synthétiques moins toxiques.

        Voici une citation du ministère de l’Environnement des Pays-Bas en 1999 : « Même en utilisant des mesures de protection adéquates, l’usage de l’oxychlorure de cuivre présente un risque pour l’utilisateur s’il subit une exposition cutanée ou par inhalation ». Mais Jeroen Meeussen, de l’Autorité de régulation néerlandaise (CTGB) précisait « cette interdiction n’est valable que pour les agriculteurs conventionnels, le cuivre étant toujours accepté en agriculture biologique ».

        Vous ne trouvez pas ça un peu bizarre ?

        Cet exemple venant des Pays-Bas montre bien qu’en agriculture BIO, la priorité est d’utiliser des produits « naturels ou traditionnels », même s’ils sont plus toxiques que leurs alternatives synthétiques.

        Le saviez-vous ?

        • Fourmicigalepeutetreunpeulesdeuxvuquejechantentravaillant

          Qu’est ce donc pour vous l’agriculture bio? AB? Demeter? Permaculture? De quelle charte parle-t-on? Vous dites être pro agriculture rationaliste scientifico machin truc. Ok pourquoi pas. Mais de quels scientifiques parlez vous? Selon qui finance ils ne sont pas d’accord entre eux. Ce n’est pas vous d’ailleurs qui parliez de Galilée? La science de l’epoque l’a pourtant prit pour un fou quand il a voulu dire au gens que la terre était ronde.. Vous parlez de lobbying bio business, j’aimerais savoir de quoi vous parlez. De ma pote maraîchère bio qui n’utilisent pas ou au pire en cas d’extreme urgence de produits ne serait ce que tendancieux, a qui j’achète mes légumes chaque semaine qui ont un bilan carbone plus qu’infime par exemple de bienfaits ou de la filière bio de carrefour, qui ne voit que le pognon qu’il peut en tirer sans se soucier du vivant ou c’est les mêmes de toute façon? Vous voulez informer les gens? Au lieu de prendre l’exemple de la bouillie bordelaise et de stigmatiser un mode de vie qui cherche à préserver le vivant contre une industrie qui ne cherche qu’a s’enrichir sur le dos d’esclaves modernes, vous devriez expliquer ce que sont les labels et comment on les obtient. Le bon sens des gens, puisque c’est eux qui vous importent, fera le reste. Je suis pourtant d’accord avec bcp de vos arguments, notamment sur la nocivité de produits naturel. Imaginez l’huile de neem utilisé de manière massive. Quelle catastrophe écologique ça serait. Mais confondre le bio business et le « bio » vous me décevez. Au fait vous qui encensez l’article sauriez vous me dire pourquoi les agriculteurs bio sont les plus gros consommateurs de pulvérisateurs? (Moi je sais! Moi je sais!) Et quand vous saurez sauriez vous me dire comment on appelle le fait de détourner une information et lui donner une explication ni rationnelle ni scientifique?

          • @Fourmi…

            Lorsqu’on parle d’agriculture biologique, souvent abrégé en « bio », on parle de la pratique qui est décrite dans l’article Agriculture Biologique de Wikipedia (ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Agriculture_biologique ). Cette pratique est associée au label AB, décrit aussi sur Wikipedia (ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Label_Agriculture_biologique ). Et la « charte » que j’ai évoqué c’est le cahier de charges de l’Agriculture Biologique, dont un bref résumé peut-être consulté ici ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Label_bio_de_l%27Union_europ%C3%A9enne#Cahier_des_charges ). Mais, inutile de rentrer dans les détails pour comprendre les notions de base. Par exemple, il suffit de se reporter à ce petit texte introductif « Qu’est-ce que la bio ? » publié par l’Agence Bio pour comprendre le débat ( http://www.agencebio.org/quest-ce-que-la-bio ). Il est dit « Une agriculture sans produits chimiques de synthèse ni OGM » et « La garantie de la naturalité et de l authenticité ». Rien qu’en restant à ce niveau là, on perçoit déjà le problème, pour peu qu’on ait un esprit un peu rationnel. On se demande en quoi un « produit chimique de synthèse » serait moins bon pour l’environnement ou la santé qu’un produit « naturel ». En fait, le sophisme « naturel = bon, artificiel = mauvais » est à la base de l’édifice réglementaire.

            Vous dites à propos des scientifiques « Selon qui finance ils ne sont pas d’accord entre eux ». C’est très pratique ça. En posant cette affirmation, vous vous donnez un ticket gratuit pour croire ce que vous avez envie de croire. En gros, dès l’instant où on affirme qu’on ne peut se fier à aucune science, tout devient simple : on n’a plus qu’à choisir son camp et décider en toute liberté ce qu’on a envie de croire. C’est une manière de rejeter à priori toute étude scientifique qui n’irait pas dans votre sens. C’est avec ce même raisonnement que certains pensent que la terre est plate ou adhèrent à des croyances ésotériques diverses et variées. C’est aussi une manière de clore le débat. Vous avez donc bien raison d’employer cet argument.

            Vous dites « Ce n’est pas vous d’ailleurs qui parliez de Galilée? La science de l’époque l’a pourtant prit pour un fou quand il a voulu dire au gens que la terre était ronde… ». Je n’ai pas parlé de Galilée. Mais sachez que ce sont les institutions religieuses et non « la science » qui ont attaqué Galilée. Car justement, les institutions religieuses n’aimaient pas que des observations rigoureuses s’opposent à leur dogmes. En plus, Galilée parlait de l’organisation du système solaire et pas de la rotondité de la terre comme vous le dites.

            Vous dites « Vous parlez de lobbying bio business, j’aimerais savoir de quoi vous parlez ». Les filières bio représentent 8 milliards d’euros de chiffre d’affaire annuel en France en 2017, en forte croissance. Leurs intérêts sont représentés notamment par le syndicat SYNABIO. Ils financent diverses organisations et manifestations en France, dont l’association Générations Futures. Ce lobby est responsable d’une forte propagande pro-bio en France. Mais vous êtes libre de ne pas la voir.

            Vous dites « confondre le bio business et le « bio » vous me décevez ». Le cahier de charges du bio s’applique à toutes les formes d’agriculture biologique. L’irrationalité du cahier de charge est claire. Sur cette base, peu importe qu’on construise un grand commerce transnational ou un petit marché local, dans les deux cas, les bases restent irrationnelles.

          • Anonyme

            J’avoue que Gorgonops est de mauvaise fois.

            Un produit de sythèse même s’il réplique une molécule naturelle est stabilisé.
            Ce qui a l’avantage de le rendre actif très très longtemps.
            Bien plus longtemps que la molécule naturelle.
            Pour le vérifier c’est assez simple il suffit de regarder le délais a respecter avant de retourner dans la parcelle traitée (c’est marqué sur l’emballage).
            Quel avantage?
            Vous pouvez réaliser le traitement même si le moment n’est pas le plus opportun.
            Quels inconvénients ?
            C’est dangereux plus longtemps, le produit peut être entraîné ailleurs et contaminer l’eau, l’air ou votre linge qui sèche dehors ;-). Il n’est pas bio-dégradable.

            Est ce correcte?

            Bien a vous

          • @anonyme

            Vous dites « Un produit de synthèse même s’il réplique une molécule naturelle est stabilisé ». Ce n’est pas correct. Je suis d’accord pour dire que certains pesticides utilisés en bio se dégradent très vite, ce qui oblige les agriculteurs à en mettre souvent. Mais, il existe aussi des pesticides utilisés en bio qui sont rémanents (le cuivre, bien sûr). En revanche, les pesticides de synthèse rémanents ont tous été interdits en Europe (DDT, chlordécone, par exemple). Ceux qui restent sont biodégradables, même si vous affirmez le contraire.

            Après, bien sûr, il faut tenir compte du temps de dégradation, qui est variable d’un produit à l’autre. Mais alors, il faut le faire au cas par cas. On retrouve des résidus de spinosad, d’azadirachtine (issus de l’huile de neem) et de pyréthrines dans les produits agricoles cultivés en bio, ce qui prouve bien que ces substances toxiques autorisées en bio ne disparaissent pas instantanément de l’environnement. C’est bien entendu le cas aussi de nombreux pesticides de synthèse. Mais, vous semblez confondre le fait qu’on puisse retrouver des résidus de pesticides (de synthèse ou pas) dans des produits de consommation et le fait que ces produits soient biodégradables ou pas. Un pesticide (de synthèse ou pas) peut être biodégradable et pourtant laisser des résidus sur les produits alimentaires. Biodégradable n’implique pas zéro résidus, ou alors, il faut changer les définitions.

            Bref, vous faites des généralisations abusives.

  20. Jean

    Chers tous, je partage avec vous mon expérience: J’ai 26 ans, je suis en train de m’installer en agriculture dans le Gard. Je ne suis pas en agriculture bio, mais les gens préfèrent se fier aux résultats donnés par des bureaux de certification bio payés par l’exploitant (comme bureau Véritas) qu’a la parole de l’exploitant. Résultat je songe à passer en Bio UNIQUEMENT d’un point de vue commercial. Le comble c’est qu’actuellement je n’utilise que des produits naturels, pour traiter mes vignes, mes oliviers, mes lavandes etc… Ces produits sont utilisables en agriculture Biologique! Le label bio n’a d’objet que de rassurer et d’orienter le consommateur. Mais de mon point de vue il n’est pas forcément efficace. Notamment car les normes diffèrent d’un pays à l’autre, allez jeter un oeil sur les pesticides tolérés en Espagne en agriculture BIO ou à la neutralité de bureaux certificateurs dans les pays où la corruption est monnaie courante. La meilleure solution pour manger sain et ne pas polluer reste de consommer local et de SAISON. Nota Bene: Je ne dénigre pas le label BIO, mais j’espère informer du fait que les agriculteurs n’ayant pas ce label ne sont pas forcément les « Grands méchants pollueurs » que l’on nous présente si facilement. Avant moi, ma famille cultivait en conventionnel, nous vivons au milieu de nos champs, dans un environnement naturel transmis de génération en génération depuis des siècles. Nous y sommes attachés, nous sommes attachés à notre santé, nous avons toujours fait attention à l’environnement. Enfin j’aimerai revenir, sur le fait qu’une molécule soit de synthèse ou naturelle, il n’y a pas de différence! C’est la même chose! La dangerosité ne vient pas du fait que ce soit fait par l’homme! La nature produit des poisons, les arbres produisent des feuilles qui quand elles tombent à l’automne désherbent à leurs pieds pour ne pas être concurrencés par d’autres plantes… Les maisons Auvergnate ou Bretonnes en granits émettent plus de radioactivité naturelle que celle que l’on trouve dans un laboratoire de radiologie… TOUT n’est pas bon et sain sous prétexte que c’est NATUREL! Vous en doutez encore? L’aluminium des déodorants est naturel et pourtant cancérigène…

    Mention spéciale pour finir à la personne qui utilise de la Javel pour « dépolluer » ses fruits et légumes! Arrêtez-ça!!! Vous allez détruire votre immunité et vous empoisonner! Vous pouvez faire tremper 20 minutes vos fruits et légumes dans de l’eau avec du bicarbonate alimentaire pour éliminer une partie des résidus de traitements.

    Belle journée 🙂

    • Anonyme

      Bonjour Jean,

      Je partage votre point de vue en ce qui vous concerne.
      Si vous utilisés des intrants autorisés en bio et que ceux ci , vous faites aussi bien que les autres bio et effectivement le certificateur va le montrer.
      Pourquoi être certifier ? Pour être contrôlé et avoir une étiquette qui confirme vos pratiques aux yeux de ceux qui ne vous connaissent pas.

      Maintenant de saison et local c’est bien mais pas forcément bio.
      Bio, local et de saison n’est ce pas mieux disant?

      Hors il est vrais que la demande sociétale va vers ce genre de produit.
      Maintenant vous travaillez dans un environnement non maitrisé.
      Vous aurez certainement des produits de vos voisins qui atterriront sur vos cultures.
      En moindres quantités mais il y en aura.
      L’air en est déjà plein jusque au coeur des villes.

      Cordialement

  21. Amira

    Certains pesticides sont très dangereux pour notre santé. L’usage de quelques gouttes de Javel pour décontaminer les fruits et les légumes devient de nos jours une astuce inefficace.
    Je pense qu’il existe une grande différence entre les molécules naturelles et les molécules synthétiques.

  22. Pierre B

    Bonjour, je suis agriculteur depuis 34 ans et récemment converti au bio en grandes cultures. C’est le titre provocateur qui m’a attiré vers ce site et je n’ai pas été déçu. En même temps, je suis plutôt rassure de voir des personnes critiques, ça permet d’animer les débats et d’éviter les dérapages.
    Toutefois, je trouve les propos exagérés. Ma conversion AB m’a contrainte à suivre de nombreuses formations et rencontrer beaucoup de personnes impliqués dans le bio. Je ne connais pas d’agriculteurs utilisant des produits phytosanitaires en grandes cultures (cereales,colza’ proteagineux, maïs…) autres que
    .Le phosphate ferrique (ferramol) contre les limaces
    .Le contans : bactéries détruisant les champignons sclérotinia
    Je pense sincèrement ces produits inoffensifs pour l’environnement et les consommateurs. Si vous avez des infos contradictoires… je suis preneur.
    Dire que ces produits sont nombreux n’est donc pas fondé. Si je vous faisait la liste des matières actives de synthèse utilisables en conventionnel, il me faudrait la journée.
    Par jeu, si vous rencontrez un agriculteur AB, demandez lui à visiter son local phytosanitaires puis allez visiter celui de son voisin en conventionnel… ce sera mieux qu’un long discours !
    En cultures légumières notamment en pommes de terres le sulfates de cuivre est utilisé mais limité à une dose de 6 kg de cuivre par ha et par an. Cette pratique est critiquée et peut être bientôt interdite. Personnellement, je préférai qu’elle soit reliée à une analyse de sol: sol saturé,interdiction, sol déficitaire autorisation.
    En culture fruitière et en verger je ne m’y connais pas beaucoup, mais comme ailleurs en AB et peut être encore plus, la recherche de l’équilibre fait loi. Épandre un produit n’est jamais neutre et peut être contre – productif.
    En grandes cultures on estime les rendements à 50% de ceux en conventionnel. Mais les aliments sont ils comparables? Avant j’empruntai une surface pour cultiver des plantes que je chérissai à coups d’engrais et de pesticides maintenant je cultive un sol, fais en sorte qu’il soit le plus vivant et riche pour qu’il puisse nourrir les plantes que je lui confie. Ça me demande beaucoup d’observation, de nouvelles connaissances et beaucoup d’échanges… et je me sens tellement plus vivant moi aussi !
    Alors si tu trouves un truc qui cloche vraiment et forcément cela ne manquera pas d’arriver, alors dénonce le, mais soit plus précis, approfondit ton enquête !
    et ne jette pas le bébé avec l’eau du bain ! Vraiment le bio me plaît.

    • Je me doute que vous attendez plutôt une réponse de l’auteur (qui arrivera certainement). Même si je ne suis qu’un observateur, je me permet de réagir à votre message.

      J’approuve votre message quasiment à 100%. En même temps, votre message montre que vous ne comprenez pas le message important que l’auteur de l’article à voulu faire passer. En fait, vous dites des choses très vraies, mais en même temps, vous refusez de reconnaître les choses très vraies dites par l’auteur de l’article. Sans vouloir paraître niais, j’ai envie de dire que pour se comprendre, il faut que chaque interlocuteur essaie de comprendre l’autre.

      Vous expliquez que vous utilisez des « produits phytosanitaires » en AB. Vous parlez de l’anti-limaces Ferramol® de Neudorff et et du fongicide Contans® de Bayer. Dans le langage des médias, on parle plutôt de « pesticide », dans la mesure où ces produits sont destinés à tuer des « pest », c’est-à-dire des organismes qui attaquent les cultures.

      Alors, maintenant, interrogez les gens autour de vous, regardez les émissions télé ou lisez des articles dans les médias qui parlent d’agriculture ou de pesticides et vous constaterez que, quasi systématiquement, il est affirmé que l’agriculture biologique n’utilise pas de pesticides.

      Faisons une première pause ici. Confirmez-vous ce que je viens d’écrire ci-dessus ? Confirmez-vous que le discours ultra majoritaire dans les médias affirme que l’AB n’utilise pas de pesticides ?

      Si vous répondez non, alors, je suis perplexe. Peut-être vivons nous dans des univers parallèles ou bien l’un de nous refuse de voir la réalité ?

      Si vous répondez oui, alors, je pense que par simple honnêteté intellectuelle, vous devriez souhaiter que la vérité soit dite à propos de votre activité. Vous devriez approuver les articles qui disent : « Mesdames, messieurs, on vous a trompé : l’agriculture biologique utilise des pesticides ».

      Je me doute que ce message vous semble simpliste, car vous-même, vous savez bien que l’agriculture biologique utilise des pesticides, c’est évident pour vous. Surtout, ce message véhicule une information très pauvre, qui ne dit presque rien de l’agriculture biologique. Vous souhaiteriez que le public soit informé de manière beaucoup plus complète sur l’AB, bien au delà du message très pauvre, je dirais même « pauvrissime » si le mot existait, que l’agriculture biologique utilise des pesticides. Je vous réponds: oui, bien sûr, je suis d’accord avec vous.

      Mais, attendez, l’information donnée par cet article s’adresse à l’écrasante majorité français, qui ne connaissent pratiquement pas l’AB, et qui pensent VRAIMENT que vous n’utilisez pas de pesticides.

      Alors, peut-être vous dites vous : ce n’est pas grave si les l’écrasante majorité des gens pense que l’agriculture biologique n’utilise pas de pesticides, c’est un détail, ça n’a pas d’importance. Si c’est ce que vous pensez, permettez de ne pas être d’accord avec ça. Personnellement, je pense que toute propagande mensongère doit être combattue, quel que soit le bord d’où elle vient, même si elle vient de gens très aimables. C’est ainsi, il y a et il y aura toujours des gens qui n’aiment pas les mensonges, dans l’absolu, quel que soit la personne qui les dit. Il y a et il y aura aussi toujours d’autres gens qui s’accommodent très bien du mensonge, du moment qu’ils ont la conviction de mentir pour une bonne cause.

      Tant que vous ne chercherez pas à comprendre les gens comme moi, qui sont constamment en train de trier le vrai du faux partout et toujours, vous continuerez à les confondre avec des gens nuisibles, qui veulent du mal à votre activité.

      Monsieur Pierre B, j’ose affirmer, en englobant sans lui demander la permission l’auteur de ce blog, que nous somme des gens motivés par de bons sentiments … et qui sont prêt à entendre vos arguments et à apprendre de vous, à condition que vous fassiez aussi l’effort de comprendre que nous ne pourrons JAMAIS supporter la présence d’une contrevérité flagrante en plein milieu du discours dominant sur le BIO. Ce mensonge, nous le voyons comme une énorme pustule sur le visage d’une ravissante jeune fille. Aidez nous à l’extirper, au lieu de nous faire des reproches et je vous garantis que nous seront vos alliés les plus fidèles …

    • Maintenant que j’ai bien expliqué mes (bonnes) intentions dans mon message précédent, je vais prendre certains détails de votre message et vous expliquer en quoi ils me posent problème.

      ————————–
      Vous dites : « Je pense sincèrement ces produits inoffensifs pour l’environnement et les consommateurs. »

      Le fait que vous « pensiez sincèrement » n’est pas spécialement rassurant pour moi. Alors, je viens d’aller lire à l’instant les avis de deux agences sanitaires (l’agence américaine US EPA et l’agence Européenne EFSA) concernant l’évaluation sanitaire et environnementale des substances actives présentes dans les produits vous utilisez (Coniothyrium minitans Strain CON/M/91-08 et Ferric phosphate). Je peux vous donner les liens, si vous lisez l’anglais.

      Et vous savez quoi : après lecture des avis de ces deux agences (j’y ai consacré 1H30, mais sachez que j’aime ça, chacun son truc), je pense sincèrement que ces produits sont inoffensifs pour l’environnement, l’opérateur et les consommateurs, s’ils sont utilisés conformément aux doses prévues et aux précautions d’emploi (même si les rapports indiquent quelques zones d’ombre et des points à investiguer davantage, mais c’est normal, c’est toujours comme ça, on a l’habitude à force de lire ce genre de documents).

      Donc, nous sommes d’accord, mais j’ai tenu à présenter ma démarche, juste pour que vous compreniez sur quoi je me base pour arriver à ma conclusion. Et surtout, pour expliquer (pas à vous car je suppose que vous le savez mais aux gens de passage qui liraient ça par hasard), que la raison pour laquelle je « pense sincèrement » cela est que des experts des agences sanitaires payées par mes impôts ont étudié ces produits et ont rendu leur avis positif.

      Ce que je veux dire, c’est que le fait que ces produits soient « naturels » ou bien qu’ils soient utilisés de manière « traditionnelle » n’aurait jamais pu suffire à me rassurer. En fait, j’ai exactement la même démarche avec les pesticides « naturels » ou « traditionnels » qu’avec les pesticides « de synthèse ». Je lis les avis sanitaires et environnementaux des agences et c’est comme ça que je me forge un avis sur les risques de l’usage des substances.

      C’est important car j’ai remarqué, et je pense que vous avez du le remarquer aussi, que le discours omniprésent dans les médias consiste à affirmer que si c’est un produit « chimique », sous-entendu « de synthèse », alors, il est mauvais et si c’est un produit « naturel » alors, il est bon. Cette contre vérité, ce message irrationnel m’irrite beaucoup et je mense que ça devrait vous irriter aussi, Pierre, par simple soucis d’exactitude, par rejet du slogan mensonger, par amour de la vérité. Je pense sincèrement que vous devriez défendre, au lieu de contredire, les gens honnêtes (comme l’auteur de ce blog) qui essaient de faire passer ce message rationnel.

      Je pense que le raisonnement irrationnel qui prévaut dans la sphère publique (naturel=bon, de synthèse=mauvais) peut profiter temporairement à l’agriculture biologique, mais finira par la tuer. Pourquoi ? Car si nos hommes et femmes politiques, par ignorance ou par démagogie électoraliste, finissent par adhérer à ce raccourci irrationnel (certains sont déjà bien atteints), ils vont finir par imposer des réformes des agences sanitaires qui modifieront l’évaluation des produits, en abandonnant l’évaluation purement scientifique pour intégrer les considérations irrationnelles auxquelles ils adhèrent. De ce fait, inévitablement, un jour, une substance naturelle extrêmement dangereuse sera autorisée et va tuer des gens. Et cela signera la fin définitive du bio par retour de bâton violent ! Etes vous prêt à prendre le risque ? Ne croyez-vous pas que la meilleure protection à long terme de votre activité consiste à s’appuyer sur des raisonnement rationnels et de « froides » études scientifiques ? Je suis sûr que vous êtes d’accord avec ça. Donc, vous devriez vous lever avec crier avec nous : il est important d’évaluer scientifiquement l’impact des produits, qu’ils soient naturels ou de synthèse. Ce qui doit faire foi, c’est l’évaluation scientifique de leur impact sanitaire et environnemental, et pas de vagues considérations à priori comme « c’est naturel » ou « c’est de synthèse » ! Levez-vous, rejoignez-nous, et crions ce message à l’opinion publique qui, pour le moment, ne reçoit qu’un message irrationnel et mortifère ! Faites ça pour la survie de la filière BIO. Au minimum, ne nous empêchez pas de vous aider malgré vous !

      ———————
      Ensuite, vous dites : « Dire que ces produits sont nombreux n’est donc pas fondé. »

      Nombreux, c’est vague. Il y en a un certain nombre, comme dirais l’autre. Moins qu’en agriculture conventionnelle. Le guide des pesticides (oh, pardon, des « produits de protection des cultures ») utilisables en agriculture biologique contient quelques centaines de produits. C’est de l’ordre de 20% de ce qui est utilisé en agriculture conventionnelle, environ 5 fois moins, donc.

      Mais attendez, est-ce si important que ça le nombre de produits ? Je vais prendre un exemple. Lorsque j’ai une douleur, je dispose de trois produits : l’aspirine, le paracétamol et l’ibuprofène (c’est un exemple, hein, je ne suis pas exhaustif). Par exemple, lorsque j’ai mal à la tête, j’utilise le paracétamol, lorsque j’ai mal au dos j’utilise l’ibuprofène, et lorsque j’ai les deux, j’utilise l’aspirine. Maintenant, supposons que j’adhère à un mouvement pour une nouvelle médecine, qui interdit certains produits. Par exemple, le paracétamol et l’ibuprofène sont interdit car pas considérés suffisamment naturels. Du coup, lorsque j’ai mal à la tête, j’utilise l’aspirine, lorsque j’ai mal au dos, j’utilise l’aspirine et lorsque j’ai les deux, j’utilise l’aspirine. Peut-on dire que j’utilise moins de produit ? Oui, en un sens, j’utilise un seul produit au lieu de 3, donc, j’utilise moins de produit. Mais, attendez, finalement, j’utilise plus d’aspirine. Alors, est-ce vraiment mieux ?

      Mon raisonnement est simpliste, mais parfaitement adapté, car il est destiné à contrer un raisonnement simpliste qui est omniprésent dans les médias, consistant à faire croire au gens que limiter le nombre de produits différents est positif pour la santé et l’environnement. C’est faux. On peut utiliser moins de sortes de produits et avoir un impact négatif sur la santé et l’environnement. Attention, je n’ai pas dit que c’était le cas de l’agriculture biologique, je me bat contre une propagande mensongère qui finira par nuire gravement à l’agriculture biologique (même si à court terme, ça peut lui profiter), mais je ne me bat pas contre l’agriculture biologique elle-même, il faut vraiment que vous compreniez cela ! Aussi, en expliquant cela, je ne nie pas les dégâts réels de certains produits utilisés en agriculture conventionnelle.

      Donc, lorsque vous dites « Si je vous faisait la liste des matières actives de synthèse utilisables en conventionnel, il me faudrait la journée. Par jeu, si vous rencontrez un agriculteur AB, demandez lui à visiter son local phytosanitaires puis allez visiter celui de son voisin en conventionnel… ce sera mieux qu’un long discours ! », vous dites vrai, mais c’est un leurre. Cette phrase laisse penser que c’est obligatoirement mieux d’utiliser moins de sortes produits. Elle fait donc partie d’un raisonnement sophistique, un raisonnement qui semble logique, sans l’être réellement. Je ne sais pas si vous l’avez fait consciemment, ou si vous ne comprenez pas vraiment la profonde irrationalité de la logique dans laquelle vous vous inscrivez, mais dans les deux cas, je vous suggère d’y réfléchir à nouveau.

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      Vous dites ensuite : « En cultures légumières notamment en pommes de terres le sulfates de cuivre est utilisé mais limité à une dose de 6 kg de cuivre par ha et par an. Cette pratique est critiquée et peut être bientôt interdite. Personnellement, je préférai qu’elle soit reliée à une analyse de sol: sol saturé, interdiction, sol déficitaire autorisation. »

      Super, nous avons le même avis. Il faut que la réglementation s’appuie sur des faits, des analyses scientifiques, pas sur de vagues présupposés irrationnels, ou des analyse grossières du genre « c’est toxique », ce qui n’est pas faux, mais pas assez précis pour fonder une réglementation. Vous voyez, on peut se rejoindre totalement !

      Tout ce que je demande, maintenant, c’est qu’on adopte cette même attitude rationnelle avec les produits de synthèse utilisables en agriculture conventionnelle. Seriez-vous contre cela ? Je suis sûr que non !

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      Puis, vous dites : « En culture fruitière et en verger je ne m’y connais pas beaucoup, mais comme ailleurs en AB et peut être encore plus, la recherche de l’équilibre fait loi. »

      Aïe. La notion d’équilibre est ici un peu douteuse. Mais, je ne vous en veux pas, je sais bien que vous avez dit ça vite, vous ne vouliez pas écrire un roman (comme moi, désolé, mais je suis un rapide du clavier …). Donc, je vous rejoint si dans la notion d’équilibre, vous voulez dire une évaluation scientifiques de la balance bénéfices/risques des pratiques. Je ne doute pas que ce soit cela que vous vouliez dire.

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      Vous posez la question : « Mais les aliments sont ils comparables? »

      Bonne question. Trèèèèès bonne question. Excellentissime question !!!

      Mais, pourquoi ne pas y répondre alors. Est-ce raisonnable de poser la question et d’en rester là ?

      Cette question cruciale est souvent (mal)traitée dans les médias. En fait, la propagande omniprésente dans les médias n’hésite pas à répondre à cette question que « Bien évidemment, les produits issus de l’agriculture biologique sont bien meilleurs au gout, plus nutritifs et bien meilleurs pour la santé que les produits issus de l’agriculture conventionnelle ». Avouez que c’est bien ce message hyper positif qu’on entend à longueur de journée dans les média. A nouveau, si vous ne constatez pas cela, je ne me l’explique pas.

      Mais, à nouveau, je dis : « pouce », affirmer n’est pas jouer. Sur quel consensus scientifique cette affirmation qui nous est rabâchée se base t-elle ? Que disent les agences sanitaires à ce sujet ? Quelles éléments ressortent de l’analyse synthétique des publications scientifiques ? Avez-vous cherché à vous renseigner là dessus ? N’est-ce pas encore une fois une simple propagande ?

      Je ne vais pas y répondre. Je vous laisse chercher. Mais je vous donne juste une piste : ce qui ressort de la synthèse des études scientifiques à ce sujet est très très très éloigné de la propagande qui est véhiculée. Allez, faites l’effort …

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      Ensuite, vous dites : « Avant j’empruntai une surface pour cultiver des plantes que je chérissais à coups d’engrais et de pesticides maintenant je cultive un sol, fais en sorte qu’il soit le plus vivant et riche pour qu’il puisse nourrir les plantes que je lui confie. Ça me demande beaucoup d’observation, de nouvelles connaissances et beaucoup d’échanges… et je me sens tellement plus vivant moi aussi ! »

      C’est super. C’est important de travailler dans cet esprit. Je vous encourage chaudement à continuer. Et je suis très content que vous trouviez satisfaction dans votre travail. Vraiment. Mais, restez vigilant. On peut avoir de très bonnes intentions, travailler avec passion, et rester vigilant. Par exemple, il faut rester très vigilant sur les rendements, car, avoir un rendement divisé de moitié, ce n’est pas du tout anodin en terme d’impact sur l’environnement. Vous pensez qu’utiliser deux fois plus de surface en bio, pour produire autant qu’en conventionnel, c’est globalement positif pour l’environnement ? Je vous l’avoue humblement, je doute beaucoup de cela. En terme de biodiversité, de richesse des sols, une surface non exploitée (une forêt par exemple), c’est très supérieur à une surface exploitée même en bio. Du coup, balayer d’un revers de la main l’argument de la perte de rendement, c’est trop facile. A nouveau, il faut de la science, la conviction ne suffit pas !

      ——————
      Votre conclusion est intéressante : « Alors si tu trouves un truc qui cloche vraiment et forcément cela ne manquera pas d’arriver, alors dénonce le, mais soit plus précis, approfondit ton enquête ! et ne jette pas le bébé avec l’eau du bain ! »

      Moi, je vous le dis très sincèrement : je ne trouve RIEN qui « cloche vraiment » dans la pratique de l’agriculture biologique. RIEN, nada. Sincèrement et après tout ce que j’ai pu dire ci-dessus : surtout, continuez !!!!

      Mais, je trouve énormément de choses à redire concernant le marketing autour des produits bio et concernant le discours sur le bio dans les médias. Je trouve même ce marketing et ce discours révoltant, nauséabond, anti-scientifique, sectaire, vulgairement mensonger, ridiculement simpliste, grossier, bref, de la bonne grosse propagande qui pue gravement. Notamment, le marketing insidieux du bio consiste à dénigrer le conventionnel. A insuffler des peurs irrationnelles au public concernant le produit concurrent. Comme si un vendeur de tomates disais au public que les tomates de l’étalage voisin donnent le cancer, tuent les enfants, et vont les transformer en zombie. C’est inacceptable !

      Si les agriculteurs biologiques ne comprennent pas ça, et restent dans le déni de cette triste réalité, le bio finira par en crever. Car, le public finira par réagir à cette propagande mensongère et ce sera la fin de votre filière. Mais, à cours terme, je peux admettre que ce soit positif pour vous, bien que plutôt immoral à mon avis.

      • Jérémy

        « Mais, à nouveau, je dis : « pouce », affirmer n’est pas jouer. Sur quel consensus scientifique cette affirmation qui nous est rabâchée se base t-elle ? Que disent les agences sanitaires à ce sujet ? Quelles éléments ressortent de l’analyse synthétique des publications scientifiques ? Avez-vous cherché à vous renseigner là dessus ? N’est-ce pas encore une fois une simple propagande ? »

        Pour le coup, il me semble qu’il y a consensus là dessus. En tout cas pour ce qui est de l’hydroponie, du fait qu’il est impossible (du moins pour l’instant) de déterminer les besoins précis du fruit/légume à instant t.

        Très bon pavé en tout cas, j’aime bien la démarche ! 😉

        • Jérémy, vous voulez dire qu’il existe un consensus scientifique pour dire que « les produits issus de l’agriculture biologique sont meilleurs au gout, plus nutritifs et bien meilleurs pour la santé que les produits issus de l’agriculture conventionnelle », du moins pour ceux issus de l’hydroponie ?

          Cela me semble très douteux à priori. Sur quoi est basée votre affirmation ?

      • camarje

        Ah! Un consensus scientifique.
        Et bien je me contente d’analyse que vous trouverez sur le net.
        Il y a des résultats d’analyses comparant des légumes cultivés en bio et en conventionnel.
        Il y a pas photo.
        N’importe quel gueux vous le dira.
        Qualités nutritives supérieures (vitamines, mineraux, tanins, mat carbonnées….).
        Il y a aussi une différence ente les variétés trafiquées et les naturelles.
        Même résultats.
        Les analyses parlent.
        Mais pour sur il n’y a pas de consensus scientifiques. Ce sont les agriculteurs qui font faire les analyses par des labos.
        Putain des gueux qui font des analyse !… Merde c’est quoi se bordel!….

        • Sur votre conseil, j’ai cherché sur le net.
          J’ai trouvé cet article, titre « Les fruits et légumes bio ne sont pas meilleurs pour la santé » :
          http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2570
          J’ai aussi trouvé celui-là, titre « L’agriculture biologique, son lobby, ses pesticides » :
          http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2596
          Aurais-je mal cherché ?

          • camarje

            mal cherché ? Oui.
            Appliquez vous un peu…
            Pour info
            Un gueux c’est un homme de base un nécessiteux, la piétaille quoi.
            J’en fait partie et fier de l’être.
            Je remercie au passage l’armée américaine, a l’origine d’interne, qui m’ouvre des portes sur l’information. ;-))

      • camarje

        Waou, c’est une longue réponse.
        J’y trouve au début un élément faux.

        Les organismes cités (’agence américaine US EPA et l’agence Européenne EFSA et l’ANSES en France)ne font pas d’étude de risque, d’analyse de toxicité et autres.
        Ils n’en on pas les moyens financiers et humains.
        Non. Ils lisent les études réalisées par les producteurs de produits (conflit d’intérêt?).
        Ce sont les gueux comme moi qui portent les dossiers.

        Second point, l’inquisition.
        Est ce l’agriculteur bio qui est responsable de ce que disent les média?
        NON.
        Alors est ce un argument pour le déstabilisé ou quoi? Il doit avouer quoi?

        Est ce que les scientifiques sont responsables des parutions qui ont été faites comme dans le cas des mosanto paper ?
        Qu’en penses la communauté scientifique (après le scandale on le sait mais avant ? rien).
        Vous êtes des faux culs ou quoi?

        Quel consensus scientifique il y a sur ça?

        Merci de faire une réponse simple pour le gueux que je suis.

        • @camarje

          Premier point : Agences
          Les agences de sécurité sanitaire mènent des expertises collectives sur les risques afin d’émettre des avis. Pour ces expertises, elles prennent en compte l’ensemble des études scientifiques disponibles au moment de l’expertise. Bien entendu, une étude de mauvaise qualité sera écartée, selon des critères précis et documentés (ce n’est pas à la tête du client). Mais, toutes les études scientifiques qui ont un rapport avec le sujet traité sont considérées. Ce serait d’ailleurs une faute professionnelle si une agence de sécurité sanitaire « oubliait » de prendre en compte une étude pertinentes pour le sujet.

          Second point : Inquisition
          Ou ai-je dit que l’agriculteur BIO était responsable de la désinformation ? Réponse : nulle part. J’ai expliqué qu’à court terme il en tire parti (ce qui n’est pas la même chose qu’être responsable), mais qu’à plus long terme cela peut nuire à son activité. Simplement parce que les gens n’aiment pas qu’on leur disent des contrevérité. A un moment, ça va se savoir, et ça va nuire à l’image du BIO. En fait, je pense que la désinformation est un risque pour l’agriculteur BIO. Mais, après chacun fait bien sûr ce qu’il veut.

          Troisième point : Monsanto papers
          Les agences de sécurité sanitaire ont répondu au sujet de Monsanto papers (notamment, mais pas seulement, le BfR et l’ESFA). Connaissez-vous leur réponse ? Pouvez-vous m’en donner les arguments majeurs ? Je veux bien en discuter avec vous, mais je veux m’assurer que nous partons bien les mêmes données. J’ai remarqué que la plupart des gens qui parlent des Monsanto papers ignorent les réponses des agences, ce qui est un peu gênant. Mais, je ne sais pas si c’est votre cas, carmarje. Si vous connaissez les réponses des agences, qu’en pensez-vous ?

          • camarje

            Cequi est domage pour le troisième point c’est la réaction une fois le scandale sortie mais avant rien.
            C’est ça la science et les scientifiques on se couvre les uns les autres. pourquoi en serait il autrement que dans les autres professions.!…

          • @camarje

            Sur les Monsanto papers, puisque vous ne faites pas l’effort minimum de répondre à ma question, je vous donne l’info.

            L’EFSA a expliqué que pour l’évaluation des effets du glyphosate sur la santé des mammifères, elle avait consulté 700 études scientifiques. Elle ajoute qu’elle n’a pas pris en compte les deux études qui sont citées dans les Monsanto Papers et qui ont été influencées par Monsanto, car il s’agissait d’études de « revue » (review). Une étude de « revue » n’est pas une étude expérimentale, mais une étude faisant la synthèse d’études expérimentales. Or, l’EFSA fait ses propres synthèses. Elle n’a donc pas besoin des synthèses faites par d’autres.

            Autrement dit, le scandale des Monsanto Papers ne change strictement rien aux conclusions de l’évaluation de la sécurité sanitaire du glyphosate faite par l’EFSA. En fait, au plan scientifique, les Monsanto papers, c’est un non-événement. Ce qui ne veut pas dire que ce n’est pas important sur d’autres aspects bien sûr …

        • simple-touriste

          « après le scandale »

          Quel scandale?

    • Ludo

      Merci pour cette réponse très instructive et cette contribution. bravo Pierre.

    • Salques

      tu exerces où?

    • Salques

      Bravo Pierre B, votre témoignage est rassurant!!! Dans quelle région exercez-vous? Merci

    • Benoit

      Cher Mr, il paraît évident que vous êtes « journaliste » ou se rédiger ce genre de « discours » et votre métier. Cela ressemble bien plus à de la propagande !! De plus on dirait que vous répondez pour l’auteur, y aurait-il un contrat derrière tout cela ? Travaillez vous pour Monsanto ?
      Je vais donc répondre à votre précédente question : différence entre synthétique et naturel :
      Le naturel a été « trié » par nos aînés pendant des générations et des générations où le pouvoir des lobbying étaient bien moindre.
      Le synthétique c’est le moteur de l’industrie pétrochimique dont vous faite certainement partie.
      Il n’y a aucun doute sur nos connaissances des produits naturels. Pour les synthétiques, les chercheurs ne sont bizarrement pas toujours d’accord.
      Je vous invite donc à nous dire qui vous êtes vraiment que nous puissions vérifié pour qui ou quoi vous travaillez par exemple.
      Quoi qu il en soit pour ma part, je fais bien plus confiance à cet agriculteur et à vérifier son « jeu » qu’a votre intervention qui respire le mensonge et le lobbying.
      Bien cordialement
      Longue vie au bio, évidement meilleur pour la santé et l’environnement que le conventionnel.

      • Benoit

        Je repondais évidemment de Mr gorgonops

        • Théo

          Cette manie de penser que si quelqu’un n’est pas d’accord avec vous c’est qu’il a forcément vendu son âme au diable… Cela vous permet de mettre en doute son discours en évitant d’avoir à répondre à ses arguments. Pratique ! Cette attitude immature, aujourd’hui généralisée quand on parle de ces sujets, est une véritable plaie pour le débat rationnel.

        • Mr Benoit. Je suis informaticien, salarié à plein temps. Donc pas journaliste. Je ne travaille pas non plus pour Monsanto, ni pour le secteur de la chimie, ni dans l’agriculture ou l’agroalimentaire. Je n’ai pas de contrat avec l’auteur de ce blog. Je suis seulement un rationaliste, passionné de science à mes heures perdues (et qui tape très vite sur un clavier).

          Lorsque vous dites que le BIO est « évidement meilleur pour la santé et l’environnement que le conventionnel », c’est plutôt moi qui serait fondé à vous soupçonner de faire « de la propagande ». En tout cas, il me faudra un peu plus que votre intime conviction pour me convaincre (des études scientifiques par exemple).

          Enfin, au lieu de me soupçonner, vous devriez prendre un de mes arguments (ça ne manque pas dans ce fil de discussion), et me dire le cas échéant en quoi il n’est pas correct. Ce serait bien plus constructif.

          • camarje

            Salut l’informaticien Gorgonops

            Je t’invite a chercher sur le net la balise atmo près chez toi.
            Tu regardes s’il y a des analyse de pesticides dans l’air. (si non passe a une autre balise).
            Quels sont les pesticides présents ? ceux utilisés par les agriculteurs conventionnels ou ceux utilisés par les agriculteurs bio?

            Regarde les analyses d’eau des rivières ou de la mer ou de pluie ou de ton robinet mais avant épuration.
            Même question de pour l’air.

            Comme tu es informaticien tu dois trouver ça facilement non?

            Je te laisse en tirer les conclusions que même un gueux comme moi peut faire.

            Une molécule de synthèse est stabilisée et stable.
            On va la retrouver dans les analyses pdt des dizaines d’années dans le milieu (regarde le DDT).
            Dans les cheveux de tes enfants aussi (109 nanogrammes de pesticides par grammes de cheveux j’ai trouvé ça sur un article ici).
            Dans le lait maternel aussi.

            Un pesticide naturel reste dangereux mais on ne le trouve pas, ni les molécules de sa dégradation, il est recyclé naturellement.

            Et oui la nature a fait 4.5 milliard d’années de R&D sur terre et les scientifiques combien?
            Nous sommes aux dernières nouvelles ici depuis 7 000 ans!…

            Ca c’est pragmatique.
            Allez chercher des données factuelles.
            Des trucs de tous les jours.
            C’est sur le net, c’est a disposition de tous les gueux comme moi.
            Pas besoins d’être scientifique de sortir de la cuisine de jupiter.

            Les gueux ont accès aux données maintenant et oui.

          • @camarje

            D’une manière générale, les pesticides que l’on retrouve dans l’eau ou l’air sont ceux qui sont utilisés « dans le secteur » et qui sont recherchés dans les analyses. De même, les pesticides que l’on retrouvera dans votre maison seront ceux que vous avez utilisé pour supprimer les puces du chat ou les moustiques. Mais moi, je me fiche royalement de savoir si ce sont des pesticides « naturels ou traditionnels » ou « de synthèse ». C’est peut-être important pour vous, et je n’en discute pas, mais ce n’est pas important pour moi. Pour moi, ce qui compte, c’est de savoir si les doses trouvées présentent un risque pour ma santé ou celle des mes enfants. C’est ma conclusion. Je ne sais pas si les « gueux » (c’est quoi ????) font la même.

            Lisez l’article Wikipedia sur l’arsenic. Vous y apprendrez que c’est un produit naturel qui a été et est encore utilisé comme pesticide (plus en France). Il est toxique, cancérogène, perturbateur endocrinien. Et il est rémanent, c’est-à-dire qu’il se dégrade très lentement.

            Vous dites « Une molécule de synthèse est stabilisée et stable ». D’où sortez vous cette « information » ? Savez-vous qu’on peut synthétiser du dihydrogène par électrolyse de l’eau ? On obtient du dihydrogène de synthèse. Et vous savez quoi, il n’est pas stable du tout : il explose au contact de l’air. Je ne sais pas du tout quel lien vous faites entre « stabilité » d’une molécule et son caractère « de synthèse » versus « naturel ». A ma connaissance, certaines molécules naturelles sont très stables, d’autres non, et c’est pareil pour les molécules de synthèse.

            Je ne défends ni les pesticides de synthèse, ni les pesticides naturels. Moi, je suis neutre dans cette affaire.

            Vous dites « Et oui la nature a fait 4.5 milliard d’années de R&D sur terre et les scientifiques combien? ». Et alors ? La nature ne fait-elle que des choses bonnes pour l’homme ?

            Vous dites « Allez chercher des données factuelles. Des trucs de tous les jours. C’est sur le net, c’est a disposition de tous les gueux comme moi ». D’accord, j’ai cherché sur le net, et j’ai trouvé ça : la roténone, pesticide « naturel » autorisé en bio, a été utilisée jusqu’en 2011 en France. Elle a fini par être interdite car elle provoque la maladie de Parkinson.

            Vous dites « Les gueux ont accès aux données maintenant et oui ». Je ne comprends pas. Voudriez-vous dire que les « scientifiques » ne sont pas comme vous ? Qu’on t-ils de moins bien ou de mieux que vous au juste ? Seriez-vous en train de nous refaire le coup de la « science prolétarienne » face à la « science bourgeoise » ? Cherchez « Lyssenko » sur votre moteur de recherche.

      • simple-touriste

        Et vous, « Benoit », pour qui travaillez-vous? Pourquoi n’avez-vous pas le courage de poster sous une vraie identité qui soit vérifiable, avec la liste de vos employeurs, vos conflits d’intérêts, etc.?

      • Raymond GABRIEL

        le résumé de vos sophismes est affligeant et consternant :
        >travaillez-vous pour Monsanto ? = appel ad Hitlerum

        >Le naturel a été « trié » par nos aînés pendant des générations et des générations : appel à l’ancien (c’était mieux avant, vous en êtes certain ?)

        >Il n’y a aucun doute sur nos connaissances des produits naturels. appel à la nature. Euh, vous avez des sources sérieuses ou les gens qui travaillent en biochimie se tapent la belote à longueur de journée ?

        >Longue vie au bio, évidement meilleur pour la santé et l’environnement que le conventionnel. : affirmation gratuite.

        En résumé, votre positionnement est un grand classique qui résume les dégâts dénoncés par l’auteur, et finalement ne font que confirmer ce qu’il en dit : les gens racontent n’importe quoi.

    • Bravo!!… faut faire des émules car nous en avons bien besoin de gens comme vous; avec les yeux bien ouverts !!Merci aussi pour les générations futures 😉

  23. saraz

    non, ce n’est pas que la dose qui fait le poisson et les pesticides utilisés en agriculture conventionnelle peuvent etre des perturbateurs endocriniens (et donc agissent à tres petite dose) dont les imidazolés qui sont antigfongiques. Cet article prend vivement parti pour un clan et c’est bien dommage…

    • Même pour les perturbateurs endocriniens, c’est bien la dose qui fait le poison ! Je sais qu’on entend le contraire un peu partout, mais cela n’en fait pas une vérité. Par exemple, l’arsenic est un perturbateur endocrinien puissant qui est présent dans toutes les eaux de boisson et dans de nombreux aliments. Donc, si ce n’était pas la dose qui faisait le poison, nous serions tous tous menacés par l’arsenic présent dans notre alimentation (ce qui n’est heureusement pas le cas, du fait de la faible dose).

      En revanche, ce qui est vrai, mais très différent de ce que vous dites, c’est que l’étude de la perturbation endocrinienne est complexe et qu’on ne dispose pas de protocoles bien contrôlés pour tester les différents types de perturbation endocrinienne sur des animaux, comme on sait le faire pour la toxicité aigüe, la toxicité chronique ou la cancérogénicité. D’où certaines hésitations et une réglementation qui peine à se mettre en place sur le sujet. A suivre, donc.

      Après, dans les produits suspects vis-à-vis de perturbation endocrinienne, il y a aussi des pesticides utilisés en BIO. Notamment l’huile de Neem et les phéromones qui sont utilisés en BIO.

      L’article ne dit pas si le BIO c’est bien ou pas, mais explique que beaucoup de gens sont mal informés sur le BIO. Beaucoup de gens croient qu’en AB on n’utilise pas de pesticide, notamment des consommateurs de BIO. Or, c’est faux. Donc, il me semble utile de dire simplement ce qui est.

      On peut très bien accepter de dire ce qui est, d’informer correctement les gens, tout en étant favorable au BIO, non ? Bref, ce n’est pas être défavorable à l’AB que de dire simplement que cette agriculture utilise des pesticides …

    • simple-touriste

      Si ce n’est pas la dose qui fait le poison et puisque ces produits méga dangereux sont déjà présents dans notre environnement alors il faut supprimer toute les limites d’exposition. (Dans certaines versions le fait de diminuer la dose augmente les effets, en diminuant les doses de produits toxiques vous pourriez tuer des gens!!!)

      Ou alors vous admettez qu’être exposé à un microgramme par an n’est aussi grave qu’un gramme par jour.

  24. Anonyme

    BIO : Berner Intelligemment Opinion

  25. Papipam

    Je suis plutôt pour le bio mais j’ai des questions qui restent sans réponse et je conteste un peu la différence de rendement soit 20% des céréales non bio et bio, ce n’est pas par esprit de contradiction mais parce que je suis fils de paysans et que j’ai dans ma tête le souvenir de récoltes des années d’avant guerre notées sur les murs chaulés du grenier de mes parents à cette époque les rendements étaient inférieurs à 20 quintaux de céréales à l’hectare, dans les années 50, 25 à 30q et dans les années 60 on a commencé à dépasser les 40 quintaux, depuis les années 90 les rendement sont stabilisés à 90/100 quintaux environs.
    Dans les années 20 et 30 il y avait très peu d’intrants mais dans les fermes on pratiquait l’assolement triennal et le fumier de la ferme puisque dans ma région on pratiquait la polyculture moi je dirais qu’on était proche des cultures bio.
    Comment en culture bio pourrait-on atteindre 90 q moins 20% soit 70 q sans pesticides et autres produits chimiques et c’est cette question qui me gène mais n’étant pas agriculteur j’ai sans doute des lacunes impardonnables en ce qui concerne le bio.

    • Anonyme

      Salut Papipam,

      Le blé Bio tourne a 30-40qx/ha pas plus ou il y a un loup.
      Je suis de votre avis en 1920 c’était bien bio.
      Le bio pratique l’assolement sur 5-7 ans (voir plus) selon les cultures.
      Les cultures ne sont pas des monocultures ou alors c’est du conventionnel avec des produits (intrants) bio et ça ne dur pas longtemps.
      On ne va pas cherche 90 qx en blé, mais on fait du pain avec le blé et on le fait nous même.
      Et ça rapporte bien plus que 90qx à la coop.
      La marge est pour nous et on ne peut fournir a toute la demande.

  26. CANTINEAUX

    Il faudrait donc une étude scientifique pour planifier la production de la planète ?
    D’accord si le compte en banque des scientifiques est géré sous tutelle et publié régulièrement. Parce que les scientifiques indépendants ils sont rares et suspendus par divers conseils de l’ordre inféodées aux labos.
    Le bio ? Bien sûr qu’il y a des tricheries et des imperfections.
    La conversion vers le bio rendue plus faciles et plus rapide aux exploitants provoque aussi la lise sur le marché de produits issus de terres insuffisamment lavées de leurs traitements antérieurs.
    Le bio c’est le chemin inéluctable pour la survie de l’humanité.
    Mais actuellement ce chemin est encore bien caillouteux.
    Mais si vous préférez les autoroutes… Nous sommes en démocratie (enfin sous la surveillance des lobbies).
    JP Cantineaux / Ecolo réaliste

    • Bonjour.

      L’article ne parle pas des « tricheries ». L’article explique que, sans aucune tricherie, rien qu’en suivant à la lettre la charte AB, les agriculteurs AB utilisent des pesticides. Tout simplement parce que c’est autorisé d’utiliser des pesticides dans le BIO. Ce que dit la charte AB, c’est que les pesticides utilisés doivent être « naturels » ou « traditionnels » (ce qui n’est pas synonyme de « sans danger »).

      Par exemple, les agriculteurs AB utilisent des pyréthrines (Nocif par contact avec la peau, Nocif en cas d’ingestion, Toxique par inhalation, Très toxique pour les organismes aquatiques avec des effets néfastes à long terme pour l’environnement aquatique et reconnu par une étude de l’INRA pour être le premier pesticide responsable des mortalités d’abeilles), du spinosad (Très toxique pour les organismes aquatiques avec des effets néfastes à long terme pour l’environnement), du sulfate de cuivre (biocide rémanent et lui aussi rès toxique pour les organismes aquatiques avec des effets néfastes à long terme), de l’huile de neem (perturbateur endocrinien) et bien d’autres (400 spécialités environ).

      L’article signale que, souvent, les gens qui achètent BIO, ne connaissent pas la charte AB et donc, ne savent pas que pour produire BIO, les agriculteurs utilisent de nombreux pesticides dangereux pour la santé et pour l’environnement.

      Je pense que c’est utile de signaler cette simple information au public, indépendamment de la question de savoir si on est « pour » ou « contre » le BIO ou de savoir si le BIO fait du bien à l’environnement ou pas ! Au moins, cela permet de ne pas réfléchir à partir d’informations fausses.

      • camarje

        Bien sur que les agriculteurs bio utilisent des pesticides.
        Mais bon comparons. Un pyrèthre d’extraction vaut 10 fois plus chère qu’un pyrèthre de synthèse.
        Sa durée d’efficacité est d’une a deux heures (il est photosensible) contre plusieurs jours en synthèse.
        Il tue tout ce qu’il touche (il faut un contacte). C’est la désolation après le passage.
        Et vous croyez qu’un agriculteur bio passe comme ça pour assurer sa récolte alors qu’il n’en a pas besoins? (vous comprenez « assurer ça récolte? » c’est ce qu’on dit autour de chez moi)
        Ben non un agriculteur bio ça fait longtemps qu’il a intégré la gestion du risque et du cout économique.
        C’est un peu pour ça qu’il ne manifeste pas :-))

        • Oui, l’extrait de pyrèthre « naturel » est bien plus cher que les pyréthrines de synthèse. Il est cher car il faut d’abord cultiver des pyrèthres avant d’en extraire la substance active et servir la demande qui est en croissance forte dans les pays développés. D’ailleurs, savez vous que les cultures de pyrèthres destinées à fournir la demande des pays développés se trouvent principalement dans des pays pauvres (Afrique de l’est et en Papouasie Nouvelle-Guinée) et surtout, que ces cultures utilisent des pesticides de synthèse ?

          Si vous l’ignoriez, lisez ça : https://erwanseznec.wordpress.com/2016/10/12/comment-le-bio-externalise-les-pesticides-conventionnels-chez-les-pauvres-121016

          Sinon, ce que vous dites sur l’agriculteur BIO qui ne cherche pas spécialement à polluer, mais plutôt à sauver sa récolte, est tout à fait vrai. C’est d’ailleurs aussi le cas de l’agriculture conventionnelle.

          • Anonyme

            Superbe

            Et le pétrole pour faire les produits de synthèse ils se trouve ou ?
            Dans les pays riches.

            Il n’y a qu’a voir la richesse des habitants des pays Africains producteurs de pétrole
            Ca ruisselle sur la population.

            Amusant comme argument 😉

          • simple-touriste

            Les Américains ne sont pas riches, peut-être?

            Qu’est-ce que cette histoire de « ruisseler »?

          • @anonyme

            Le fait qu’on utilise du pétrole pour fabriquer les pesticides de synthèse peut effectivement poser des problèmes sérieux de durabilité. Je ne le nie pas, mais, je pense que cela est plutôt connu et souvent diffusé dans le public.

            En revanche, le fait que certains pesticides « naturels » utilisés en bio sont issus de plantes qui sont cultivées de manière intensive en utilisant des pesticides de synthèse n’est pas du tout connu du public. Cette information n’est que rarement diffusée vers le grand public. Par exemple, saviez vous que l’extrait de pyrèthre que les agriculteurs bio utilisent pour éviter d’utiliser des pyréthrinoïdes de synthèse proviennent de cultures intensives de pyrèthres qui, elles, utilisent des pyréthrinoïdes (et d’autres pesticides de synthèse) ?

            Je maintiens que le public n’est pas correctement informé sur les « cotés obscurs » du bio, ce qui n’enlève rien au « cotés obscurs » du conventionnel, largement médiatisés, eux …

  27. Lafindumonde

    je pense que l’auteur de cet article est à la solde de l’agrochimie.
    Il est probablement cher payé.
    Et quand il sera mort il ne sera plus là pour répondre de sa participation à l’empoisonnement généralisé de la planète qu’il aura laissé à ses enfants.
    Signé: un employé de l’agrochimie

  28. Cloclo

    Je suis d’accord avec ce qui est dit . Les produits utilisables en bio ne sont pas inoffensifs . Ce n’est pas parce qu’ils sont d’origine naturelle, qu’ils ne posent pas problème. Cependant les produits ne sont pas du tout l’élément essentiel de la culture biologique . En ce qui concerne les insecticides, la lutte par confusion sexuelle est la base, le piégeage de autochtonesmasse et l’utilisation d’auxiliaires ou non . Pour les herbicides, il n’y en a pas d’utilisable en bio. Pour les fongicides, le cuivre et le souffre sont les seuls utilisables et vraiment efficaces. Seul le cuivre pose problème mais les doses utilisés sont très faibles car utilisé au plus prés des problèmes. Si bien que nous n’en utilisons pas plus qu’en conventionnel ( 3kg/ha/ an en moyenne) . Parmi les insecticides utilisables en bio , le plus dangereux est le Pyrevert à base de pyrène naturel . c’est du Décis d’origine naturelle, il en a les mêmes défauts : gros effet de choc et non sélectivité vis à vis des auxiliaires . Donc tout arboriculteurs responsable ne l’utilise pas . C’est vrai que le bio est un peu idéalisé mais il représente quand même un réel progrès . Il demande à la fois , une bonne compétence technique , beaucoup d’observations, et beaucoup de réactivité. Étant passée au bio , seulement depuis quelques années, nous voyons la différence . La culture biologique répond à un cahier des charges très contrôlé , en contre partie, il donne accès à un marché. Il faut s’y conformer. Je ne pense pas qu’il soit judicieux d’opposer un type d’agriculture à un autre , chacun a le droit de choisir son mode de culture. Et tout le monde a le droit de vivre comme il l’entend

    • patrick

      bravo CLOCLO. enfin un agri bio qui n’est pas sectaire. je désespérais de trouver un personne bio ouverte et tolerante. Tu a tout compris…Bien sur qu’il y a la place pour tous. Soyons conscient que , quoique en dise les intégristes bio, on ne peut nourrir la planete avec une production bio inferieur de 20 à 30 %,
      Si depuis 30 ans il y a toujours pres d’1 milliard de personnes sous alimentés(OMS signale 900 millions il y a 30 ans, et 800 millions ce jour) le systeme de l’agriculture conventionnelle a permis de nourrir 2 millards de personnes en plus dans cet intervalle de temps.
      Tous mes encouragements.

    • Vous avez bien raison de dire que « les produits ne sont pas du tout l’élément essentiel de la culture biologique ». J’approuve. Mais, comme l’a signalé Théo dans l’article, c’est bien d’abord la question du risque des produits pour la santé et l’environnement qui pousse les consommateurs vers le bio, encouragés par un marketing de la peur entretenu par un puissant lobby. Le marketing bio par dénigrement du conventionnel sur le thème « on va tous mourir » doit cacher le fait que le bio utilise des pesticides pour rester crédible.

    • Anonyme

      Salut Cloclo.

      Si la vigne est un arbre on utilise des extraits d’écorce d’agrumes contre le Mildiou (et en traitement curatif).
      En Arbo on utilise le curatio très efficace contre la tavelure (et très corrosif pour le matériel).
      Et en insecticide le spinosad est plus efficace que le pyretre (pas photosensible) mais tout aussi peu selectif.
      Après la confusion ça dépend de la marge de ta production.

      Chacun a bien le droit de vivre comme il l’entend pour peu qu’il respecte les autres.
      Je t’invite a faire un reliquat de pesticides sur tes fruits.
      Tu pourrais avoir des surprises (venant d’a coté) et là tu riras moins ou tu cacheras la misère sous le tapis comme beaucoup de producteurs le font en bio.

      Tchao

  29. Anonyme

    Le purin d’orties est interdit par la loi alors qu’il est sans danger et très efficace…

    • Jiembé

      Vous n’avez pas compris l’article. Déjà il n’est pas interdit, c’est juste qu’il n’a pas reçu d’autorisation de mise sur le marché pour le moment. Le purin d’ortie doit être soumis aux mêmes exigences d’évaluation que tout autre produit phytosanitaire. Qu’est-ce qui vous prouve qu’il est sans danger ?? Et en fait il y a bien une spécialité qui est autorisé à la commercialisation, mais qui ne satisfait pas tout le monde → lemonde.fr/planete/article/2011/05/05/le-purin-d-ortie-peut-etre-commercialise-mais-selon-une-recette-specifique_1517546_3244.html

  30. gocho

    Il faut bien se mettre en tête que le BIO ne pourra pas nourrir toute la planète … .

    • Anonyme

      En consommant comme des occidentaux, c’est vrai. Mais le conventionnelle ne le fait pas non plus.

    • lolo

      ça c’est faux. l’agrobiologie prouve le contraire, c’est même lka seule façon viable! Faut arrêter de croire que la conventionnelle est plus productive quand on oublie les ressources qu’elle engloutit notamment les énergies fossiles! Impossible de nourrir la planète en agriculture conventionnelle rien que pour le pétrole!

      • Gocho

        Les énergies fossiles!? Ils y en a plus en Agribiologie. Connais tu la consommation d’un materiel agricole? Connais tu le nombre de passage mécanique nécessaire pour obtenir un bon désherbage mécanique? Sais tu combien me coûte « du labour » sur une parcelle de terre?

        • Anonyme

          Salut Gocho,

          Je pratique le semi directe sur mon couvert.
          je desherbe pas !…
          Ca coute combien? plus ou moins?
          Je labour pas!…

          Et toi tu payes trop mon garçon
          regardes ça

    • Sylvie

      Si ça, c’est pas de l’idéologie…

  31. Anonyme

    L’intérêt de l’AB à la base était de construire un modèle agricole qui ne repose pas principalement sur les pesticides, alors qu’aujourd’hui l’agriculture conventionelle en est dépendante (et les itinéraires techniques se basent principalement sur ce critère). L’objectif était d’explorer les méthodes agricoles respectueuses de l’environnement et de les diversifier, un peu comme une expérimentation à grande échelle.
    Malheureusement la logique mercantile a rattrapé l’AB et le label n’assure au final que la non-utilisation de pesticides et engrais de synthèse (donc que « synthèse » de différent par rapport à l’agri conventionelle…).
    Alors pourquoi malgré un prix plus élevé, une non-assurance de bénéfices ni pour ma santé, ni pour le climat, pourquoi continué-je de consommer principalement des produits issus de l’AB ?
    1. Simplement la manière dont les magasins bio sont organisés : moins d’appels à la consommation que dans un supermarché (on ne traverse pas les rayons pleins de gadgets etc…), plus de choix en produits moins emballés, et surtout en général un rayon de produits en vrac (dont provient la majeure partie de mon alimentation), permettant de réduire le problème du suremballage (les sacs biodégradables des supermarchés ne sont une solution que partielle…).
    2. Souvent plus de choix en protéines végétales. La nourriture proposée (et le prix de la viande…) force à repenser ses habitudes alimentaires, souvent vers un régime meilleur pour la santé et moins carné (de manière plus efficaces que toutes les politiques publiques).
    3. Même si les pesticides naturels ne sont pas forcément moins dangereux que leur collègues de synthèse, un de leur avantage est souvent d’être simplement des extraits de plante. Si on omet les préparations minérales (bouillie bordelaise) et les extraits d’arbres tropicaux (Huile de Neem, roténone, tous 2 interdits aujourd’hui), il est possible d’avoir un approvisionnement très local (voire une production directement sur l’exploitation), limitant les déplacements, contrairement aux pesticides de synthèse produits dans quelques grosses usines mondialement… même si aujourd’hui la plupart des exploitations bio se fournissent a priori en pesticides bio produit non localement comme leur homologue de synthèse, c’est un axe d’amélioration très intéressant pour l’AB, et l’autonomie des paysans plus globalement.
    Après je serais un peu dépité si on m’apprenait que les purin d’orties, de consoude, de prêle, etc… sont toxiques ^^
    4. « La dose fait le poison » n’est pas vrai en ce qui concerne les perturbateurs endocriniens. Il y a projet d’interdire les perturbateurs endocriniens pour leur utilisation en tant que pesticides, même si le projet a peu de chances d’aboutir. Ces composés sont encore nombreux pour les pesticides de synthèse, toutefois pour les pesticides naturels, à part l’huile de Neem qui a été interdite, il n’y a à ma connaissance aucun autre perturbateur endocrinien. Si l’en est découvert d’autres j’espère qu’ils seront interdits également.
    5. Vous affirmer qu’il n’y a pas de différence entre molécules naturels et molécules de synthèse. Certes une molécule reste une molécule, il n’y a pas de différence intrinsèque… C’est donc vrai si la molécule de synthèse reprend exactement la structure d’une molécule découverte dans la nature. Toutefois certaines modifications ajoutées à la molécule lors de la synthèse, la création de certains cycles chlorés etc… abouti à des formes inexistantes à l’état naturel, et pour lesquels les organismes ne possèdent aucune enzyme capable de les diécomposer. Cela conduit à des polutions très persistantes par certains pesticides de synthèse et/ou leurs dérivés.
    6. Certes l’AB occupe plus de place que l’agriculture conventionelle (après il faut prendre en compte sa consommation de viande), mais son effet sur la biodiversité n’est plus à prouver, surtout en ce qui concerne la biodiversité du sol, souvent oubliée…
    7. Enfin l’AB ouvre la porte à de nombreuses nouvelles formes d’agriculture. La domination des pesticides dans l’itinéraire technique de l’agriculture conventionelle ne permet pas aujourd’hui une telle ouverture, malgré les efforts de rationalisation de l’usage de pesticides, de l’introduction plus courante de rotations,etc… Les changements, qui vont globalement dans le bon sens, de l’agriculture conventionelle, sont à mon avis bien trop lent face aux défis qu’elle face. Ces nouvelles formes d’agriculture (nouvelles pas forcément dans leur invention, mais plus dans l’intérêt qui leur est porté), sont par exemple la biodynamie (même si la pseudo-science ambiante qui règne dans son explication me déplait beaucoup…) et la permaculture (qui permettrait de résoudre en partie ce problème de faible productivité de l’AB, voir la Ferme du Bec Hellouin qui produit sur 1000m² de maraîchage 10x plus qu’une exploitation conventionelle).

    Pour conclure, il est clair qu’il est illusoire de penser que l’AB seule puisse répondre aux défis alimentaire et environnementaux du 21e siècle. C’est en effet dommage que cette question des pesticides naturels soit passée sous silence, alors qu’une discussion de tous les acteurs pourrait bénéficier grandement à tous les types d’agricultures. Il me semble toutefois que l’AB présente plus de possibilités d’amélioration que l’agriculture conventionnelle, au vu de l’inertie qui régne dans ses pratiques…

    • Théo

      Je vous remercie pour votre commentaire clair, nuancé et argumenté. Comme vous pouvez le voir aux commentaires, c’est assez rare pour être noté. Je vous rejoins sur de nombreux points.

      Étant moi-même végétarien et soucieux de l’empreinte environnementale des produits que j’achète, je suis totalement d’accord avec vous sur les points 1, 2 et 3 que vous abordez, même s’il n’est pas impossible pour le conventionnel de proposer des choses similaires. Pour le point 4, je ne suis pas assez renseigné sur la question, mais il faut prendre garde à ce qu’on peut entendre dans la presse, qui ne reflète pas forcément la position globale de la communauté scientifique. Si vous avez des ressources intéressantes à ce sujet je suis preneur. Vous avez du reste tout à fait raison au sujet de la courbe de réponse (en U) de certains perturbateurs endocriniens. Concernant le point 5, il est vrai que la chimie de synthèse peut produire des molécules inexistantes dans la nature, et que certaines peuvent présenter une menace pour différentes formes de vie. L’idée dans cet article était uniquement de dire qu’on ne pouvait pas conclure ou présumer de la toxicité d’une molécule en fonction de son origine naturelle ou artificielle, mais qu’il fallait tester au cas par cas. Pour le point 6, effectivement il faut voir que le régime a un grand impact (c’est une des raisons pour lesquelles je ne mange pas de viande). À propos de la biodiversité, cela n’est pas si simple : l’utilisation de bouillie bordelaise en bio peut mener à une stérilisation complète des sols du fait de la présence de cuivre. Tout est question de pratique agricole, et il n’est pas donné que se restreindre aux seuls pesticides d’origine naturelle aide de ce point de vue. Le labour est également un élément important. Enfin pour le point 7, il est vrai que les alternatives sont à considérer, mais il faut absolument les débarrasser des concepts pseudoscientifiques et des croyances infondées (notamment concernant la biodynamie). Quant à l’exemple de la ferme du Bec Hellouin, je ne suis pas allé très loin dans l’analyse, mais il me semble qu’en remettant les chiffres dans leur contexte, les performances de la ferme ne sont pas si extraordinaires. Notamment, la prise en compte de la main d’oeuvre nécessaire rend le bilan beaucoup moins impressionnant (voir par exemple ce document).

      En conclusion, j’ai de nombreux points d’accord avec votre position. Néanmoins j’ai fait le choix de ne pas favoriser les produits issus de l’agriculture biologique dans mes achats, même s’il m’arrive de m’en procurer, car je ne cautionne pas le positionnement marketing associé au label, partiellement trompeur.

      • tohu

        « À propos de la biodiversité, cela n’est pas si simple : l’utilisation de bouillie bordelaise en bio peut mener à une stérilisation complète des sols du fait de la présence de cuivre. »
        Encore les beaux propos de lobbyiste pro pesticides et ensuite il cherche son chèque …

        Strictement rien de trompeur au travers du label BIO espèce de gros manipulateur !!!

        L’ agriculture bio revendique le refus catégorique des pesticides chimiques de synthèses car ils sont totalement prohibés voilà ce qui dérange les personnages pro pesticides qui ne savent pas quel mensonges écrire pour faire peur aux consommateurs et surtout dénigrer au plus profond l’agriculture biologique.

        Pour conclure informe toi sur l’ AB donc cela te permettra de ne plus écrire ce genre de débilitées .

        • Erwan

          Vous ne manquez pas de culot !

          L’écotoxicité de la bouillie bordelaise (sulfate de cuivre) est fort bien connue. N’importe qui d’un peu curieux peut le vérifier en faisant une simple recherche.

          Rien de trompeur dans le BIO ? Le business du BIO est complètement fondé sur des insinuations trompeuses, ce que l’article ci-dessus montre très bien.

          Bref, qui ment ici, si ce n’est vous ?

          PS : Penser un produit à base d’ortie puisse être exempt de substances toxiques, c’est assez cocasse. Touchez-donc une ortie avec votre peau nue et vous aurez vite compris ! Cela n’implique pas pour autant que l’utilisation d’une préparation à base d’ortie présente en soi une risque important. C’est une confusion qui est d’ailleurs fréquemment employée pour prôner l’interdiction de pesticides « de synthèse ».

  32. nature

    Toujours le même son de cloches bien ringard d’ une poignée de lobbyistes pro-pesticides chimiques de synthèses qui tente désespérément de faire peur en vu de détruire l’AB une forme d’agriculture bien plus saine et nettement plus respectueuse de l’environnement que la conventionnelle qu’ils défendent.
    Sans cesse ils récitent ici et là leur éternel « catéchisme » sur la roténone et le cuivre comme une ultime prière afin de tenter de semer le trouble dans l’opinion publique.
    La population de plus en plus avertie ne peut évidement pas prendre au sérieux de pareils mauvais plaisantins qui visiblement semblent bien plus assoiffés de pognon que préoccupés de santé publique ou environnementale.
    Lecteurs ne vous laissez pas leurrés et comprenez donc que la réalité est surtout et avant tout l’agriculture BIO qui dérangent fortement cette poignée de lobbyistes.

    • Théo

      Ah, je suis heureux que vous m’appreniez que je suis un lobbyiste. Par contre, j’ai dû égarer mon chèque, car je ne le trouve pas… En attendant, aucun argument valable dans votre commentaire, qui ne fait également que répéter une forme de catéchisme : « le bio, c’est bien, un point c’est tout ».

    • Erwan

      Un fort bel exemple de pensée complotiste ! Bravo ! (Et pas l’ombre d’un argument…)

  33. Bitauld C

    Christophe Bitauld Arboriculteur sur 28 ha de vergers en Bio

    Sans conviction rien n’est possible !

    La bio ma permis de redécouvrir mon métier !

    Dont la base est l’observation , pas l’application de prescription de pseudo-technicien !

    Mais je veux bien que l’on compare mon programme à celui que j’utilisais avant 2007

    Avant 2007 (avant ma conversion ) pour comparatif gestion de ‘anthonome de mes vergers Lindane ou karaté

    2007 à 2015 Pyrèthre

    Depuis 2015 Poules noires de Janzé

    https://www.youtube.com/watch?v=F6TnJKhB7ak

    Croyez vous que sans de profonde conviction on avance dans ce sens !

    Cordialement

    Christophe

    • Théo

      Bonjour, merci de votre contribution. Dans cet article, nous ne prétendons pas qu’il n’y a pas de pratiques bio qui soient intéressantes (on mentionne la rotation des cultures, très utilisée en bio). D’ailleurs, vous pourriez tout à fait avoir recours aux poules noires en conventionnel.
      Bonne continuation dans votre travail.

  34. BF

    Pour avoir une démarche vraiment informative, il faudrait donner un exemple (carotte /ex) avec les traitements en bio et en conventionnel : fréquence, dose, molécule…

    • Théo

      Il est tout à fait vrai que cela aurait été intéressant. Néanmoins cet article ne prétend pas aller en profondeur sur la question. Il avait uniquement pour but de rappeler que l’agriculture biologique utilisait bien des pesticides, ce que beaucoup ignorent.

  35. Anonyme

    Ben non ! Nous, consommateurs de Bio, savons bien que le Bio utilise des pesticides ; et ce, beaucoup moins que dans l’industrie. Il y a même du bio sans aucun pesticides. « Votre vérité » ne changera en rien nos avis. Nous avons bien vu les effets du bio au fil du temps. Bien le bonjour !

    • Théo

      Bonjour et merci pour votre commentaire. Je veux bien croire que vous ne soyez pas surpris.e, mais étant donné les réactions de nombreuses autres personnes, ce n’est pas le cas de tout le monde !

    • patrick

      vous ne pouvez pas prétendre que le bio emploie moins de produits..c’est l’inverse: ex du mildiou qui nécessite des traitement à base de cuivre de 2 à 4 kg contre 0 .2 à 2kg employes dans l’agriculture raisonnée. De plus le cuivre étant moins persistant, il nécessite 1.5 plus de traitements que les px conventionnels. En fait ce sont les conditions climatiques (pluvieuses) qui justifient ou pas les traitements. mais le nombre de traitements et leur dose d’emploi n’est pas important, il faut regarder les effets sur la sante et sur l’environnemment..et là pas de chance cen’est pas du tout à l’avantage du cuivre sur la santé avec un effet mesuré non favorable à la vie biologique du sol…alors, arretez surtout de penser parceque c’est naturel c’est sain, et chimique c’est toxique…c’est une simplification rétrograde sans fondement scientifique mais appliquez plutot le principe de Paracelse »c’est la dose qui fait le poison »

      • Piouf

        Le principe de Paracelse est malheureusement vieux comme Paracelse, et les perturbateurs endocriniens ont bien montré qu’il est faux dans un bon nombre de cas.

  36. Bern

    Dommage de voir que la première source cité est « alerte-environnement » qui est un des nombreux sites de « agriculture-environnement », un lobby pro-agro-industrie, créer par Gil Rivière-Wekstein et éditée par la société de conseil Amos Prospective.

    L’image en tête de l’article est également très forte de symbole.
    Il ne faut dès lors pas s’étonner de voir des commentaires demandant pour qui « travail » l’auteur, et quels sont ses liens d’intérêt avec le secteur de l’industrie agro-alimentaire et l’industrie chimique.

    En moins de 10 secondes on peut en déduire (à tort ou à raison) qu’il s’agit plus d’un militantisme éco-phobe qu’un article scientifique, même si certaines données peuvent être juste.

    Attention aux sources utilisées.

    • Théo

      Merci de votre commentaire.

      Le premier lien fait référence à un sondage Harris Interactive rapporté par alerte-environnement. Quel est le problème ? Vous pourriez faire tous les procès d’intention que vous voudrez à ce site, le sondage n’en demeure pas moins réel, et le résultat n’est pas vraiment surprenant (autour de moi j’ai même l’impression que moins d’une personne sur deux est au courant). Quelle critique souhaitez-vous faire précisément sur nos autres sources ? Il s’agit de publications scientifiques, de sondages sérieux et de documents officiels.

      L’image en tête a été faite par nos soins, et vu le contenu de l’article (pressions subies par un journaliste écrivant un article qui ne plaît pas à certains), elle nous a parue tout à fait appropriée.

      Depuis la publication de cet article, j’ai renoncé à l’anonymat, vous pourrez donc voir sur la page « À propos » qui je suis et donc quelle est mon activité. Je n’ai aucun lien avec une quelconque industrie. Il est intéressant de constater que la suspicion de conflits d’intérêts apparaît tout de suite lorsqu’on a un discours critique du label bio…

      Vous dites : « on peut en déduire (à tort ou à raison) ». Cette formulation est assez surprenante. S’il y a un risque de « déduire à tort », ne faudrait-il pas plutôt suspendre son jugement plutôt que de se tromper ?

      Faire une critique du label bio ne veut pas dire être éco-phobe. Je vous invite à relire l’article, il est assez explicite que la préservation de l’environnement et le questionnement sur les pratiques agricoles m’importent beaucoup. Je me considère personnellement écolo, et j’ai par exemple choisi de cesser la consommation de viande pour limiter mon empreinte environnementale liée à l’alimentation. De même, j’ai souhaité dénoncer l’idée reçue sur le fait que le bio n’utilise pas de pesticides, pour l’information des consommateurs.

      Je réponds ici également à votre autre commentaire :

      Je suis bien au courant des bêtises racontées par certains scientifiques, y compris des prix Nobel. J’ai même écrit un article entier sur le sujet. Nous sommes d’accord sur les limites de l’argument d’autorité, et c’est pour cela qu’il faut davantage se pencher sur le contenu du discours que sur son auteur. Merci donc d’en faire de même avec cet article. Personnellement, l’agriculture ou le biomédical n’étant pas ma spécialité, je me base sur les travaux des chercheurs travaillant sur ces questions, en m’efforçant de vérifier qu’il existe un consensus scientifique. Je vous invite une nouvelle fois à consulter les études en source. Finalement, cet article est plutôt nuancé, il ne fait pas d’affirmations à la volée sur le danger des pesticides, il reconnaît les bonnes pratiques utilisées en bio (rotation des cultures) et le besoin de maîtriser l’utilisation de pesticides. Aussi, il ne fait que des constats : le bio utilise des pesticides, ceux-ci ne sont pas particulièrement inoffensifs, et les gens ne sont pas au courant.

      • Bern

        Je ne prétends pas dire que vous entretenez des liens, mais que certains passages de l’article peuvent entrainer une suspicion pour certains lecteurs.

        Un sondage, effectivement c’est sérieux (quoi que !). Mais vous devez bien savoir que l’on peut faire dire ce que l’on veux à un sondage selon le public utilisé (âge, sexe, origine, mode de vie), le nombre de personnes interrogées, etc. Détailler les chiffres de ce sondage aurait été intéressant.

        Mais je tenais juste à faire remarque que ce site en particulier relais des informations très orientées, d’un point de vue scientifique ou politique. Si vous voulez parler d’un sondage, pourquoi ne pas donner directement le lien vers le sondage ?

        • Bern

          mea-culpa,

          Le « sondage Harris interactive » à été fait POUR alerte-environnement, mais aucun lien vers les détails de l’étude.

          Seule information : « réalisé du 15 au 17 mars selon la méthode des quotas sur un échantillon de 1 000 personnes, représentatif des Français âgés de 18 ans et plus. »

          Aucune autre information. Est-ce vraiment scientifique ?

          • Théo

            Je suis d’accord avec vous sur le fait qu’ils devraient nous donner accès aux données brutes. Néanmoins, pour tous les autres sondages dont vous entendez parler chaque jour, est-ce que vous vous posez ces questions ? Les informations utiles (méthode utilisée, taille de l’échantillon, date) sont là.

          • Bern

            Je ne fais jamais entièrement confiance à un sondage, surtout sur un sujet sensible. Pour moi cela n’a aucune valeur, encore moins en science. Et malheureusement non, ce ne sont pas tous les sondages qui livrent leurs informations brutes.

            Je vous faisais uniquement remarquer un problème que j’ai avec cette source car elle est trop orientée. Vous auriez pris un sondage Le Figaro pour la FNSEA et vous auriez eu le même problème. Quand des intérêts personnels rentrent en compte (je ne parle pas pour vous mais pour la source utilisée), ça fausse le jugement.

            Bonne continuation pour vos articles !

          • Théo

            Précisons que ce sondage n’a pas vraiment attrait à la science, mais à ce que pensent les Français. Et même si le commanditeur était biaisé, le résultat ne me semble pas surprenant d’après mon expérience personnelle ainsi que les données concordantes du sondage « 8 raisons de consommer bio », que j’ai également cité.

            Je vous remercie pour votre retour et la discussion que nous avons pu avoir.

    • Patrick

      c’est quand même incroyable…Des qu’une personne ose mettre un avis défavorable aux écolos, il est de suite suspecté d’être à la solde des multi nationales….comme si les uns sont tout blancs et les autres tous noirs…alors qu’il serait peut être plus importants de faire la distinction entre croyance et vérités scientifiques….et là il y aurait beaucoup à dire sur les croyances ecolos qui reposent plus sur du dogmatisme que sur la science
      Bravo Theo pour tes propos plein de bon sens….a ceci pres que ne plus manger de viande , ne résous pas le probléme de la biodiversité…..parceque si on supprime la viande de nos régimes, les prairies, haies, qui alimentent ces animaux n’ont plus lieu d’être….et ceci amène donc à moins de biodiversité…..alors que ce sont eux qui sont la source de cette biodiversite, plus que le type d’agriculture pratiqué…..

      • Théo

        Merci pour votre commentaire et pour vos encouragements.
        Juste un mot sur votre remarque : mon choix de ne plus consommer de viande provient à l’origine de la question climatique (voir par exemple mes articles sur le sujet). Pour ce qui est de la biodiversité, je ne saurai pas affirmer grand chose avec assurance, mais j’ai plutôt tendance à penser le contraire de ce que vous expliquez. En effet, sans bétail, les champs servant à faire pousser leur nourriture n’ont plus lieu d’être, et les haies deviendraient forêts et espaces naturels en tous genres. Quelques recherches rapides semblent montrer que l’impact dépend des situations (dans tous les cas, il est certain que l’élevage intensif sans pâturage a un effet négatif de ce point de vue).

        • patrick

          A ceci prés qu’il y a sur terre pres d’un milliard de personnes sous alimenté(source FAO)et d’une façon ou d’une autre , ces prairies et patures seraient logiquement remplacés par des cultures pour alimenter ces populations et non pas par des forêts ou espaces naturels comme tu le suggère…difficile en tous cas de faire des équivalences…si quelqu’un a des références sur ce sujet , cela m’intérèsse.
          Pour l’impact sur la biodiversité , l’élevage intensif a , à priori un impact négatif, et l’agriculture bio n’amèliore pas la diversité par rapport à l’agriculture conventionnelle….alors quelle est la solution?

          • Théo

            « ces prairies et patures seraient logiquement remplacés par des cultures pour alimenter ces populations et non pas par des forêts ou espaces naturels comme tu le suggère… »
            >> Justement rien n’est moins sûr, car pour produire une calorie de viande, il faut plus de surface (pour faire pousser la nourriture de l’animal, notamment) que pour produire une calorie d’origine végétale. Cela change en fonction des pays, mais une portion parfois majoritaire de la surface cultivée sert à alimenter les animaux qu’on consomme ensuite. Voir les rapports de la FAO à ce sujet.

            « Pour l’impact sur la biodiversité , l’élevage intensif a , à priori un impact négatif, et l’agriculture bio n’amèliore pas la diversité par rapport à l’agriculture conventionnelle….alors quelle est la solution? »
            >> Tout le monde est d’accord sur le fait qu’il faille diminuer la déforestation et tous les types de pollution dont l’ampleur pose problème. Je ne suis pas expert de la question. Je sais seulement que certaines pratiques du bio sont intéressantes (rotation des cultures, même si le conventionnel y a aussi recours), et que le progrès en agronomie (nouvelles semences, y compris OGM, nouveaux produits phytosanitaires…) peut permettre de produire autant avec une moindre empreinte (moins de surface et moins d’impact environnemental local). C’est déjà ce qu’on constate depuis longtemps (pesticides moins dangereux, rendements supérieurs). Ainsi, il faut stopper les fausses dichotomies « agriculture intensive » vs « agriculture bio » et prendre les bonnes idées partout où elles se trouvent. Aussi, une lutte agressive contre le gâchis est essentielle, et, à la lumière du premier point, les changements d’habitudes alimentaires peuvent également aider.

          • patrick

            tes commentaires sont pertinents
            2 remarques toutefois;
            1) la rotation des cultures mis en avant par les ecolos, alors que c’est la base de l’agriculture conventionnelle que se sont appropriés les ecolos. C’et effet est toutefois à relativiser puisque sur les 1 500 000 ha cultivées en France, la rotation est impossible en arbo et viticulture, difficile en grandes cultures puisque l’implantation des cultures dépend du contexte pédo climatique (pédo = sol) , des débouchés et de l’implantation des industries agro alimentaires. Elle n’est faisable que sur les cultures légumieres qui ne représentent que 200 000 ha soit un peu plus de 1% de la surface agricole.
            2)le gachis : point de vue que je partage totalement: comment limiter ce gaspillage? alors que penser de la destruction des oeufs contenant du fipronil (utilise en désinfection des poux des animaux domestiques , donc au contact direct des humains) quand les quantités trouvés de fipronil dans les oeufs, sont au niveau de trace ( milliardieme de gramme ),soit des quantités 10 000 à 100 000 fs moins que la dose toxique. Peux t-on, à la lumière de ces éléments affirmer que le principe de précaution encourage le gachis alimentaire ?

          • Théo

            Merci pour ces apports
            1. Je suis d’accord avec vous : le bio n’a pas inventé la rotation des cultures. Néanmoins il me semble que ce soit une exigence du label AB. À vérifier. Évidemment il y a des cas où il n’est pas possible de la mettre en œuvre.
            2. Je n’étais pas familier avec cet exemple. Effectivement si les doses en jeu sont insignifiantes, il vaudrait mieux revoir cette politique. Mais bon, les œufs ne sont qu’une infime partie du problème. Cela pourra paraître étonnant mais d’après les chiffres ministériels, ce sont les ménages qui sont les principaux responsables du gâchis alimentaire.

      • Piouf

        OK, mais pourquoi n’est-il pas précisé par exemple que l’emploi des pesticides est très encadré, et qu’en bio, selon l’Institu Technique de l’AB, « en cas de danger immédiat menaçant une culture, les producteurs peuvent avoir recours à des produits phytopharmaceutiques disposant d’A.M.M et dont la substance active est listée à l’annexe II du règlement CE n°889/2008. L’usage de ce type de produit doit être justifié et limité. Leur utilisation doit être essentielle pour lutter contre des organismes nuisibles ou des maladies particulières pour lesquels on ne dispose ni d’alternatives biologiques, physiques ou par la sélection des végétaux ou autres méthodes de gestion efficaces. Dans ce cadre, les utilisateurs conservent des documents justificatifs attestant la nécessité de recourir à l’emploi de ces produits. »

  37. Cyril

    Très bon article et au vue des commentaires, le titre est vraiment adéquat. « Une vérité qui dérange »

  38. Christian Vinsante

    Dès la première lecture, on perçoit que l’auteur est à la solde du lobby chimique. Les salves récurrentes à propos de la roténone (plus utilisée depuis belle lurette) et du cuivre en excès dans les sols, on nous le chante depuis 30 ans! En ignorant totalement qu’il y a longtemps que les hommes et les femmes du Bio le savent bien, et utilisent des préparations complémentaires naturelles dynamisées ou non (par exemple pour la bouillie bordelaise, pour effectivement diminuer les résidus dans le sol). C’est de la désinformation, parce que le Bio dérange les magnats des énergies fossiles dont sont issus les pesticides. A propos, utiliser le terme « pesticides » pour la roténone, extrait naturel d’une plante tropicale, certes toxique, et les sels de cuivre, d’origine naturelle, utilisés dès la fin du 19ème siècle pour lutter contre cette nouvelle maladie, le mildew, venue des Etats-Unis avec les porte greffes lors de la crise philloxérique…c’est « fort de café »! Tout ça, c’est pour décrédibiliser le bio, et mettre le doute dans la tête des consommateurs, qui aspirent simplement à ne plus s’empoisonner ainsi que leurs enfants!

    • Théo

      Bonjour.

      Il est curieux de penser que si quelqu’un n’est pas d’accord avec vous, alors c’est forcément un vendu. Cette attitude nuit à la qualité du débat. Pour information, je suis en thèse de physique des matériaux, donc je n’ai aucun lien avec une quelconque industrie, en particulier celle des énergies fossiles (d’ailleurs, peut-être pourriez-vous consulter mes articles sur le changement climatique, peut-être que cela vous retirera un doute à ce sujet…).

      La roténone n’a été interdite de fait qu’en 2011, ce n’est pas l’idée que je me fais de l’expression « il y a belle lurette ». ¨Je tiens à souligner d’ailleurs que le métaarsenite de sodium, bien qu’interdit plus tôt (2003), a quand même fait l’objet d’un documentaire télévisé sur France 5 l’an dernier… Et puis, quand je parlais du cuivre, je pensais essentiellement de son utilisation sous la forme de bouillie bordelaise, dont l’excès est aussi problématique (stérilisation du sol). À ce sujet : que veut dire « dynamiser » ? Est-ce secouer vivement pour augmenter la puissance, comme pour l’homéopathie ?

      Ensuite, quand on regarde la définition de « pesticide » (mot emprunté de l’anglais), il n’y a aucun doute que l’on puisse classer la roténone et le cuivre comme pesticides. Ce mot ne veut pas forcément dire « substance qui va vous empoisonner », mais seulement qu’elle protège les cultures des pestes (végétales, animales, champignons etc). L’origine naturelle ou non du produit n’a aucune sorte d’importance. C’est toute l’idée de ce billet.

      Le but ici n’est pas de dire que le bio était bien ou pas bien, mais seulement d’informer les gens qui pensent pouvoir éviter les pesticides en achetant bio qu’ils se trompent.

      • cassard

        c truffer de fausses infos ..c tout..molecules naturelles et de synthèse c pareil..Lol revoyez vos cours.. ou écrivez sur le climat en effet si vous vous y connaissez mieux..bouffer bio c comment bouffer conventionnel, faux..googlisez vous verrez… et pour les terres et l’eau, l’air, c pareil? vous n’en parlez pas. rendements plus faibles du bio? a quels prix vos rendements conventionnel? même plus de marge pour les agriculteurs, et pour l’environnement? une nourriture, légumes, fruits, moins riches (20 fois en nutriments) aussi et lisez les rapports qui sont sortis sur le cout des pesticides pour notre système de santé, celui de l’eau potable, bref.; moi je suis apiculteurs, on a fait analyser les poussières de moissons ..elles sont pleines de merdfe..tu y vas toi dans la poussières des moissons??..ça me fatigue de devoir argumenter , cet article est complètement orienté et ne voit que ds un sens dommage vous auriez pu parler des nouvelles mesures que l’Europe prévoit et qui va tuer l’AB ou des pratiques dérogatoire d’utilisation de pesticides de synthèse autorisé par le « nouveau cahier des charges européen » bio, ça c un problème pour la filière et pour le développement de cette agriculture pourtant plus que souhaitable. Bio- logie..science de la vie..c’est de la science le bio..que ce soit pour l’agriculture, les maisons..c une pratique qui réfléchis pour faire « avec » parce que évidement c beaucoup plus « rentable » « efficace » « pérenne » et ce ne sont pas les marchands de produits en tout genre qui décident ou l’on devrait aller

      • C’est bien ça Théo, la dynamisation est un terme utilisé dans la secte « anthroposophie »(plus précisément dans son agriculture, l’agriculture biodynamique). L’idée derrière est la même que la pensée magique derrière l’homéopathie.

  39. nicoco

    Dire que les rendements bio sont inférieurs à la moyenne donc pour produire la meme quantité de produit il faut plus de surface donc plus de pesticide c’est un raisonnemetn que vous pouvez tenir SEULEMENT en partant du principe que les agriculteurs bio utilisent TOUS des pesticides
    C’est mal les connaitre ils privilégie la prévention notamment car le pesticide bio sont moins efficaces ou limités en quantité.

    biologique c’est synonyme d organique (organic food en anglais), donc dire que le bio serait plus pertinent en utilisant des produits de synthèse c est aller dans le contresens des fondements du bio.

    Des pesticides dans le bio c est une vérité qui dérange… que vous.
    On le sait que le bio n’est pas 100% bio. Par contre en achetant bio on a la garantie officielle que c’est à 99 % bio.

    Si vous préférez manger des pesticides c’est votre problème

    • Théo

      Merci de votre commentaire.

      La remarque sur la quantité de pesticide en bio est formulée comme une éventualité : j’ai noté qu’il était possible que ce soit le cas.

      Je n’ai jamais dit que le bio serait plus pertinent en utilisant des produits de synthèse. Je ne fais que commenter la réalité du label bio. Du reste, pour moi c’est cette distinction « organique »/ »de synthèse » qui n’a aucun sens. D’un point de vue chimique, de nombreux pesticides de synthèse sont des molécules organiques…

      C’est quoi être 99% bio ? En fait le mot « bio » n’a pas de sens scientifique, ce n’est qu’une construction faite pour la création d’un label.

      Tout l’objet de ce billet était de dire qu’il y avait des pesticides dans le bio, donc si vous mangez bio, vous mangez des pesticides aussi…

    • Marcou

      Le bio c est au minimum 2 fois moins de rendement et non pas 20% de moins

      • Théo

        D’après nos sources (voir lien dans le texte), c’est effectivement plutôt 20% en moyenne.

  40. pl

    bravo ET pour ta patience à répondre à tous ces ideologistes qui ont le bio pour croyance….comme disait Nietche » les croyances sont plus dangereuses pour la verité que les mensonges »
    Pour ma part , je suis agronome, est force est de remonter qqs inepties citées par ces ideologues.
    les produits bio sont aussi utilisés en conventionelle, mais comme ils sont peu efficaces donc moins employer . Contrairement à ce qui est dit plus haut: les produits chimiques sont employes à des doses 10 à 100 fs inferieurs que le cuivre par ex
    par ailleurs le principal argument des bios est la rotation.comme si le bio avait decouvert le fil à couper le beurre..en fait c’est la premiere pratique utiliséé par l’agriculture conventionelle..

    je ne veux pas poursuivre dans des raisonnements cartesiens puisque la logique a , pour beaucoup de commentateurs ici, aucun impact sur leur niveau de discussion.

    moi ce qui me surprend le plus ce sont les croyances qui ont plus d’impact que les etudes scientifiques, qui si elle vont pas dans le sens du bio sont considérées comme perverties par le système….il y aurait beaucoup à faire dans cette education scientifique basés sur les faits plutot que des croyances dogmatiques. Tocqueville donnait une définition pertinente de ces croyances dogmatiques »opinions que les hommes recoivent de confiance sans les discuter ». j’en veux pour preuve un certain nombre de commentaires d’une incroyable intolérance à la discuscion. Alors aux ideologistes bio , regardez les faits car ceux ci sont tétus en lieu et place de vos croyances.

  41. Melo

    Merci pour cet article de qualité. Il est vrai que le bio joue d’une certaine forme de religion autour du « naturel » et cette idée va à l’encontre d’une décision basée sur la raison et la science. Aux vues de l’urgence écologique, il serait bon que les labels se basent sur des considérations sanitaires et de respect de l’environnement et non pas sur une dichotomie inexistante entre « naturel » et « chimique ». Merci et continuez!

  42. jarredow

    l’image d’illustration, l’originale est d’Eric Drooker, et pas de ce Bill Kerr.
    Il était pourtant aisé de voir sa signature sur l’image elle-même.

    http://www.drooker.com/

  43. Laurent

    Je n’ai pas vu dans la liste Le « tourteau de ricin », pourtant ce poison violent est utilisé comme engrais et pour tuer les mulots.

    • Laurent

      Le permaculteur là il en met (vidéo à 1h46).
      « l’arboriculture en permaculture »

  44. Cet article comme bons nombres d’articles publiés sur ce site nous mets encore en resonnance sur un raisonnement purement cartésien et dénué de toute sensiblité.
    Le bio est avant tout une approche humaine, sensible et réfléchie sur l’alimentation , ou quand le choix d’aliments sains devient une priorité
    Ce site ne fonctionne qu’avec arguments et contre arguments et c’est bien là qu’il ne faut pas aller
    Laissons les sceptiques continuer à consommer les produits de notre bon marché de consommation et oeuvrons plutot individuellement avec notre conscience, notre profonde intuition pour faire des choix qui seront toujours juste car ils nous appartiennent.
    Choisissons les Cooperatives bio locale, petits paysans , paniers bio et autres sources
    Il est de notre responsabilité de faire changer les choses par nos comportements
    Il suffit de s’interesser au débat politique pour voir que tout est manipulation

    soyons libre. la est la solution
    T.

    • Je suis tout à fait d’accord avec vous sur « notre responsabilité de faire changer les choses par nos comportements ». Par contre, je suis plus que sceptique ; pour ne pas dire en désaccord, sur la vérité/choix justes qui découlerait de « notre conscience, notre profonde intuition ».

      Notre intuition nous trompe régulièrement, tout le monde, tout le temps, c’est normal et connu. Un exemple simple, serait de vous montrer une illusion d’optique. Mais d’autres illusions beaucoup plus pernicieuses trompent notre jugement. Il est donc nécessaire de prendre du recul et apporter un regard critique en mettant justement de côté notre sensibilité car elle peut nous amener vers des biais de raisonnement.

      Je pense que vous jugerez que tout ça manque énormément de romantisme 🙂 Peut-être, mais il est nécessaire d’être rationnel et de s’appuyer sur des preuves solides afin de faire des choix qui œuvreront pour le bien commun, ne pensez-vous pas ?

      • Je trouve vraiment dommage que vous n’ayez même pas pris la peine de refléchir sur l’intuition, celle profonde que nous avons tous est qui est toujours juste
        Vous apposez le mot illusion qui ne veut rien dire là et parler de rationnel et de preuves
        Comme tous ces raisonnements qui ont fait le monde d’aujourd’hui et ces déséquilibres en tout genre

        Je ne peux que vous souhaiter le mieux et d’acceder à votre coeur qui vous permettra de vivre et d’écrire des pages oh combien plus enrichissante

        bien à vous

        T

    • Sab34

      Circuits courts en agriculture conventionnelle ou raisonnée, ça existe.
      Des paysans soucieux et respectueux de l’environnement en agriculture conventionnelle ou raisonnée, ça existe aussi.
      D’excellents produits issus de l’agriculture conventionnelle ou raisonnée, goûteux et exempts de résidus de pesticides, il y en a !

      Il faudrait juste cesser de colporter des amalgames simplistes, manichéens et déconnectés de toute réalité :
      Le Bio = c’est humain et ça respecte la nature
      Le conventionnel = c’est bourré de pesticides et mauvais pour l’environnement.

      Le problème c’est que ce sujet, presqu’un phénomène de mode qui se plait à diviser et incriminer, est bien trop souvent traité par des gens déconnectés du secteur de production en question, bien loin du terrain, de ses contraintes (économiques, climatologiques) et donc bien loin de la véritable réalité.

  45. « Que les résidus de pesticides dans les produits agricoles représentent un risque réel ou non pour la santé, penser que l’on peut les éviter en consommant bio est erroné. »

    => Ce n’est pas erroné pour la plupart des saloperies qui sont balancées en conventionnel. La liste des produits autorisés en bio est TRES restreinte ainsi que les quantités autorisées.
    Donc SI, on a toutes les raisons de penser qu’on va bouffer beaucoup moins de saloperies en mangeant bio que convontionnel, absolument !

    « Alors, certains répondront que les pesticides bio sont principalement d’origine naturelle. Hélas, là n’est pas la question. Car il n’existe pas de différence fondamentale entre une molécule « naturelle » et une molécule synthétique. En particulier, le caractère naturel d’une substance ne dit rien sur sa toxicité pour le corps et l’environnement. »

    => QUI dit une telle chose ? Un nom ? Une citation ? Qui sont ces « certains » ?
    Des bobos parisiens qui n’ont pas la moindre idée de quoi ils parlent ? Des gamins révolutionnaires ignares aux AG altermondialistes ? Certainement pas des gens serieux qui savent de quoi ils parlent, en tout cas.
    Personne de serieux ne dit une chose pareille, pourquoi mêler de supposées idées erronées de « certains » à un débat serieux ? Pour mieux le discréditer ?
    Des gens serieux qui savent de quoi ils parlent ET qui font le choix du bio, il y en a, leur mettre sur le dos l’ignorance de « certains » pour les discréditer, c’est un procédé vraiment mesquin …

    « la bouillie bordelaise, un mélange de sulfate de cuivre et de chaux, qui peut entraîner une accumulation de cuivre dans les sols […] »

    => Qui PEUT entraîner … c’est sûr que si on prend pour référence les grandes exploitations viticoles conventionnelles, vu la quantité qu’ils en balancent toujours au même endroit, au bout d’un moment forcément ça va s’accumuler …
    En bio, pour les rares produits autorisés (dont la traditionnelle bouillie bordelaise de nos aïeux, effectivement) il y a des limitations sur les quantités qui sont sans commune mesure avec celles de l’agriculture conventionelle.
    Il y a aussi une obligation de rotation des cultures. Donc les quelques cultures sujettes au mildiou qui ont occasionellement besoin de bouilles bordelaise ne sont pas toujours au même endroit.

    « […] accumulation de cuivre dans les sols globalement toxique pour la biosphère »
    => Autrement dit : si on en balance 3 tonnes, au bout d’un moment, c’est pas très bon … si on s’impose d’y recourir moins (comme en bio), ben c’est pas forcément parfait mais c’est déjà nettement moins pire.

    « l’agriculture conventionnelle a aussi la possibilité d’utiliser des pesticides naturels lorsqu’ils sont compétitifs, le bio qui lui s’impose des contraintes probablement inutiles »

    => des contraintes INUTILES ? C’est justement volontairement le but des normes sur les insecticides acceptés en bio, qu’ils soient moins efficace. Ce afin d’essayer de ne pas trop défoncer les auxiliaires en même temps que les ravageurs. En gros l’idée est trouver un compromis entre ces deux objectifs qui sont naturellement contradictoires :
    – d’un côté essayer d’avoir le moins possible d’impacts négatifs sur l’environnement et l’équilibre naturel.
    – de l’autre, permettre quand-même aux agriculteurs de gagner leur vie, parce que sinon personne ne voudrait faire du bio et c’est encore pire pour l’environnement.
    Voilà pourquoi il s’impose des contraintes.
    Elles sont inutiles ? Vraiment ?

    « Ironiquement, il n’est donc pas impossible de trouver des exploitations bio qui utilisent plus de pesticides que des exploitations conventionnelles pour obtenir des résultats comparables au niveau de la protection des cultures »

    => En bio, les quantités ET les produits sont fortemment limités.
    Donc même dans l’hypothèse d’une exploitation ayant fait le choix du bio « pour le marketting » et qui irait au maximum de ces limites autorisées en bio (ça éxiste, mais c’est une minorité des exploitations bio, mais ça éxiste), le probabilité de trouver un conventionnel qui de lui même décide d’en utiliser encore moins est très rare : et pour cause, s’il en utilise aussi peu, il a tout intérêt à se faire labelliser ! ça ne sera facile pour lui de se convertir et d’obtenir le label et sa production ne s’en vendra que mieux. D’ailleurs, c’est ce que la plupart ont fait.
    Donc c’est « théoriquement possible » mais dans la pratique très rare.

    « Voilà donc un nouvel effet pervers : pour produire une tonne de produits bio, il faut cultiver une surface significativement plus grande, et donc potentiellement utiliser plus de pesticides. »

    => utiliser ulus de pesticides que quoi ?
    – que si la surface était toujours bio mais 20% moins grande ? Sans blague …
    – que pour la même production en conventionnel ? Certainement pas ! Les limites imposées en bio sont bien BIEN plus sévères que ce qui se pratique en conventionnel, et c’est pas de l’ordre du 20% de moins : c’est plus de l’orde de 5 ou 10 fois moins … et encore, juste pour les rares produits autorisés !

    Si vous vouliez dire la 1ere, c’est que vous nous prenez pour des demeurés …
    Si vous vouliez dire la 2e, c’est que vous essayez de nous convaincre d’un mensonge honteux en faisant un syllogisme … donc que vous nous prenez pour des demeurés ! (mais habilement).

    « l’agriculture biologique utilise bel et bien des pesticides, et qu’ils ne sont pas spécialement inoffensifs comparés aux pesticides de synthèse utilisés par l’agriculture conventionnelle »

    => FAUX !!! Les produits autorisés en bio n’ont strictement RIEN A VOIR avec 90% de ceux utilisés en conventionnel. Et les quantités non plus …
    Dire une chose pareille, à ce niveau-là vous versez carrément dans la diffamation !

    « En particulier, leur caractère naturel n’est pas un gage d’innocuité. »

    => Encore une fois, personne de serieux n’a dit ça, c’est ridicule …

    « Cela permet de prendre du recul par rapport au climat quasi hystérique du débat public sur les pesticides, et les « produits chimiques » en général »

    => Hystérie ? Vraiment ? Personellement, je n’ai encore vu personne se mettre à se rouler par terre en hurlant à propos des pesticides …
    Des inquiétudes et des débats, oui, il y en a, et c’est quelque chose de tout à fait légitime et sain, ça s’appelle la démocratie ! C’est cela que vous qualifiez d’hystérie ? Ou bien est-ce – encore une fois – juste une façon pernicieuse de discréditer ?
    Il y a de bonnes raisons de débattre et d’informer sur l’utilisation des pesticides et lesquels, car ceux-ci n’ont pas que des effets néfastes supposés ou en cours d’évaluation, il y a aussi des résultats désastreux tout à fait averés et prouvés de l’usage et du mésusage de certains produits toujours autorisés en conventionnels, effets désastreux en particulier sur l’environnement : mort des sols menant à leur infertilité, dispartion des insectes pollinisateurs, perturbateurs endocriniens dans les cours d’eaux etc etc …

    « Un discours idéologique (et malheureusement institutionnalisé) tel que proposé par certains partisans du bio n’apporte rien de constructif dans la discussion citoyenne, car rien ne garantit que les mesures qui seraient prises soient cohérentes avec la réalité scientifique »

    => encore une fois, on utilise les fameux « certains » pour discréditer …
    Figurez-vous qu’il y a des scientifiques parmis les partisans du bio, et des bons !
    Manque de bol, on leur met des bâtons dans les roues. Il faut dire que leur discours dérangent pas mal de monde, en particulier quand ce sont des gens serieux qui savent de quoi ils parlent.
    Prennez par exemple Claude et Lydia Bourguignon : ce sont de vrais scientifiques très serieux, issus du sérail et tout, qui se sont penchés très tôt sur l’importance des sols et de la vie qu’il y a dedans, comment les pesticides tuant celle-ci rendent les sols stériles, et comment faire pour les préserver et même les réparer … et ils n’ont pas fait que chercher : ils ont trouvé et compris plein de choses essentielles. En fait, ce sont ni plus ni moins que les meilleurs spécialistes mondiaux de ce domaine dont ils sont les pionniers.
    Eh bien malheureusement, leur travaux n’intéressaient pas l’INRA (leur ancien employeur) et ils ont dû se démerder tout seul.
    Ca fait des années qu’ils essaient d’alerter à ce sujet, avec des travaux de recherche très très complets à l’appui, mais ça n’intéresse pas grand monde : c’est pas avec ça qu’on fait la une du 20h …
    Donc encore une fois, utiliser « certains » pour faire passer toute une catégorie de gens pour des rigolos, c’est vraiment bas …

    « Vouloir restreindre l’usage de pesticides à des produits naturels est un exemple type de choix arbitraire et sans pertinence »

    => Encore une fois : personne de serieux n’a dit ça, c’est ridicule …

    « le marketing bio est basé sur une idéologie, et pas sur la science. Il exploite au maximum la crainte du public […] usant de pratiques proches de la désinformation »

    => Ben, c’est du marketting, quoi … qu’est que vous voulez attendre de bon venant du marketting ?
    Cela dit, du marketting bio, parmis tous les agriculteurs bio que je connais, parmis les clients du marché, parmis les AMAP et leurs adhérents, je ne connais personne qui en fait.
    En fait, les seuls qui font réellement du marketting avec le bio, ce sont les grands groupes de l’agro-alimentaire et de la grande distribution ! Les mêmes qui sont la source de la terrible pression mise sur les producteurs conventionnels, pression qui les incite à asperger leurs cultures de saloperies pour essayer de remplir les objectifs de productivité et de compétitivité au détriment de leurs propres terres. Ceux-là même essaient de se faire passer pour « verts » en mettant un tout petit peu de bio dans leurs catalogues, bien en avant. Le « green-washing » que ça s’appelle y paraît et c’est pas les partisans du bio qui en font : c’est MacDo et Carrefour !

    « certains partisans du bio semblent même regretter la liberté d’expression »

    => Ah, toujours ces fameux « certains » …

    « pourquoi devrait-on s’attendre à ce que l’industrie du bio se comporte différemment des industries d’autres secteurs économiques majeurs ? »

    => Les acteurs de l’économie bio, c’est dans l’immense majorité des tout-petits producteurs écoulant leur production en vente directe auprès d’AMAPs, sur des marchés ou dans des magasins de producteurs locaux, et des particuliers se fournissant aux même lieux.
    Ces producteurs ne représentent qu’une infime minorité des producteurs, et ces consommateurs une infime minorité des consommateurs.
    C’est ça que vous appelez une « industrie » d’un « secteur économique majeur » ???

    • Merci pour votre commentaire.
      Par manque de temps, je ne pourrai espérer reprendre point par point vos affirmations, qui manquent un peu de sources d’ailleurs. Mais je vais revenir sur un élément fondamental : vous semblez dire que je me fais une image caricaturale du bio et de ses partisans notamment sur la toxicité présumée des produits naturels ou de synthèse.
      Premièrement, le sondage donnant 1 personne sur 2 qui ignore que le bio utilise des pesticides est de nature à montrer que non, les gens ne savent pas tout ce que vous savez.
      Deuxièmement, je n’ai pas besoin de source pour affirmer que les gens pensent que le naturel est meilleur, car le fait même qu’un des critères d’acceptation d’un pesticide en bio soit son origine naturelle est une preuve que cette idée reçue perce jusqu’au niveau institutionnel.
      Troisièmement, en tapant « pesticides naturels » sur Google, vous trouverez un ensemble de sites qui font une distinction nette et simpliste entre chimique et naturelle. Un exemple ici : http://www.toutpratique.com/11-Jardin-sport/467-insecticide-naturel-et-ecologique.php
      Enfin, c’est un biais suffisamment répandu pour porter un nom (appel à la nature).

      Au passage, vous mentionnez C. Bourguignon… déjà cité dans ce fil de commentaires et connu de beaucoup de monde familier avec le débat public sur l’agriculture. Peut-être faut-il veiller à ne pas prendre ses affirmations sans esprit critique (argument d’autorité ?), et se demander s’il n’y aurait pas une raison pour laquelle il fait cavalier seul (face à la majorité de la communauté scientifique internationale). Son soutien pour la biodynamie suscite dès le départ de prendre ses propos extrêmes avec des pincettes, même si sur certains éléments de son discours sont plus consensuels et véritablement constructifs.

  46. L’auteur de cet article aurait du se renseigner un peu plus avant de sortir une bêtise pareille !!!
    Les produits chimiques sont formellement interdits en bio, sans aucune exception. Certaines molécules d origine naturelle sont autorisées (cuivre, souffre, fer, insecticide naturel) mais à des doses infimes et l utilisation de ces molécules ne représente qu’ une toute petite partie des solutions existantes en protection bio (rotation des cultures, pièges a phéromones, filets, association de cultures, introduction d auxiliaires etc…) et utilisees en dernier recours, voire dans la plupart des cas ps du tout car elles ne sont pas très efficaces sur le court terme ou sur le long terme. Cet article vise à semer le doute en utilisant le mot pesticide pour décrire les molécules citées plus haut, mais dont la nocivité sont a des années lumière à des pesticides chimiques surtout au vu des doses et fréquences utilisées.

    • Votre commentaire semble indiquer que vous n’avez pas compris le propos de l’article.
      Tout produit est chimique, y compris les produits naturels, c’est là le point central de l’argumentaire… Le mot pesticide est bien entendu approprié pour décrire tous les produits que vous citez, et la rotation des cultures que vous mentionnez l’est aussi dans l’article. On dirait que vous n’avez lu que le titre et que vous n’avez pas vu la nuance du texte. De plus, nous n’avons pas comparé la nocivité des pesticides bio et conventionnels, ce que par contre vous vous faites, sans apporter de référence pour appuyer votre affirmation, d’ailleurs.

    • TLB

      Il y a confusion entre chimique et synthétique. Tout est chimique y compris l’être humaine. Il se produit dans notre organisme des réactions chimiques. Il est plus juste de parler de chimie de synthèse et de chimie « naturelle ». Il est donc correct de parler de pesticide naturelle et synthétique. Ils peuvent tous les 2 être issu de l’industrie chimique. Dans le cas du naturelle on extrait éventuellement la molécule active. Dans le cas de la synthèse on reproduit une molécule naturelle ou on en créer une.

      Tous les pesticides (naturelle ou synthétique) sont toxiques. Tout comme certains produits naturelles qu’on peut penser bon comme le sucre. Mais il faut distinguer les niveaux de toxicité. Chaque molécule n’a pas le même pouvoir toxique : pour exemple le curare est plus toxique que l’alcool ou la nicotine. Ensuite il y a la concentration du produit. Dans plusieurs commentaire il est dit que les pesticides synthétiques sont répandues avec une moindre quantité que les naturelles. Autre critère à prendre en compte : l’accumulation. Des petites doses quotidiennes de poison finira par donner les mêmes résultats qu’une forte dose (c’est une question de temps. Le dernier critère est l’assimilation : Est-ce que l’organisme est capable d’éliminer à court, moyen ou long terme l’élément toxique ou non ? Certains molécules chimiques ne peuvent pas être évacuées ou transformées par l’organisme. Ces molécules font se fixer et s’accumuler dans l’organisme comme par exemple l’aluminium, les solvants comme le toluène, le trichloro-éthylène …
      Je ne tiens pas compte ici de la tolérance de l’organisme (car nous ne sommes pas tous égaux) et des interactions entre les molécules toxiques. La toxicité des produits chimiques est consultable sur le site ECHA (pour les plus dangereux).

      On ne peut pas nier que l’industrie du bio utilise des produits chimique toxique et c’est en ça que l’article nous prévient. Si on sait mesurer le pouvoir toxique d’une molécule naturelle ou synthétique (ce que n’est déjà pas si facile et très long), il est en revanche difficile de déterminer la concentration et la fréquence de ces molécules dans nos aliments bio ou conventionnels. Cela dépendra de la pratique réelle de l’exploitant agricole. Il y a une plus forte probabilité d’absence ou de faible présence des pesticide sur les produits mais il peut y en avoir. En particulier dans le bio industriel chez les grands distributeurs car les produits viennent de partout à travers le monde et il n’y pas forcément de contrôle par des organismes agréé des exploitations. En Europe le label s’obtient sur la présentation d’un dossier. Dans les pays de l’est notamment, toutes les exploitations bio ne sont pas contrôlée sur site par un organisme agréé. Tous les exploitants ne sont pas forcément honnête sur leur déclaration. Mais tous les exploitants ne sont pas non plus malhonnête. A contrario, il y a une plus forte probabilité de trouver des traces de pesticides. Il y a cependant dans le conventionnel, des exploitants qui prône un agriculture raisonné et le respect de la vie des sols. Dans leur produits, les pesticides peuvent être absent ou en très faible concentration (cela dépend du climat et des pestes). Certains de ces agriculteurs utilisent des moyens très modernes (drone, image satellite) pour identifier les zones nécessitant un traitement. Le traitement est alors local et ajusté. L’Inra à sortie cette année une étude démontrant quand réduisant l’usage des pesticides et des engrais, il était possible non seulement de maintenir la productivité mais aussi de l’améliorer. Ce qui augmente la rentabilité de l’exploitation.

      En attendant que l’ensemble des agriculteurs conventionnels se mettent à l’agriculture raisonnée et au respect de la vie des sols, je mange Bio. Je réduit ainsi le risque et la quantité de produits chimique nocif absorbé.

  47. De toute manière le vrai BIO c’est la PERMACULTURE! Le bio des grandes enseignes ne sont que la reproduction du système agro-industriel, sous couvert d’un label « vert » histoire de nous donner bonne conscience. C’est évidemment beaucoup mieux que l’agriculture intensive, mais on peut faire encore mieux! Comme changer de système agricole (basculer vers les microfermes) et changer son mode d’alimentation (trop riche en sucres, gras, produits laitiers, céréales et viandes). Cela redynamiserai l’emploi local, augmenterai la biodiversité, améliorerai les écocsystèmes et notre santé… bref, que du bon! A lire : PERMACULTURE, guérir la Terre, nourrir les Hommes, de Perrine et Charles Hervé-Gruyer, éditions Actes Sud, collection Domaine du possible.
    Les solutions nous les détenons, il faut passer à l’action!

    • À l’occasion, nous essaierons de faire un article sur la permaculture, et à ce titre je vous remercie pour la référence que vous avez citée.

  48. Salut E.T
    Sur le fond, les faits sont vrais. En revanche sur la forme je ne comprends pas vraiment l’objectif de ta démarche que je trouve intellectuellement malhonnête. Il me semble que ce qui est intéressant à décrire c’est le fait que le label « bio » autorise l’utilisation d’intrants non chimiques et à plus faibles doses qu’en conventionnel. Egalement que les pesticides naturels ne sont pas nécessairement non-nocifs ce qu’est est assez mal connu, notamment par les extrêmistes du bio. Le problème de ton article c’est qu’il décrédibilise totalement et critique négativement la pratique ‘bio’ de façon frontale alors même que d’un point de vue sanitaire et environnemental le « bio » prend la bonne direction. Je crois que tu es d’accord avec ça (d’après tes réponses à certains commentaires), auquel cas ton article est simplement tourné de manière provocante (ton objectif est-il de faire le buzz ou d’informer objectivement). C’est dommage, ça perd en crédibilité. En plus ton titre racoleur est très préjudiciable pour le ‘bio’. Par honnêteté intellectuelle tu pourrais ajouter un paragraphe (crucial imho) remettant les affirmations dans un contexte global d’avantage majeur pour le bio vis à vis du conventionnel en terme sanitaire et environnemental.

    • Merci de votre commentaire.
      Je ne suis pas en mesure d’affirmer que le bio va dans la bonne direction ou non. En effet, ce qui est certain, c’est que le rendement du bio est inférieur au rendement du conventionnel, ce qui veut dire que pour produire la même quantité, il faut cultiver plus de surface. De ce point de vue, c’est un impact environnemental clairement négatif et avéré. De l’autre côté, je n’ai pas trouvé d’études qui montrent un impact positif significatif – notamment sur les bénéfices nets en termes de pollution des sols ou sur le sanitaire – qui pourrait venir contrebalancer la certitude concernant le rendement. En particulier, aucune bonne pratique du bio ne lui est spécifique. Les seuls éléments qui le sont (type : se restreindre aux produits naturels) sont sans pertinence au regard des objectifs (très nobles) que se fixe le bio.

      • L’effet positif significatif du ‘bio’ c’est peu être que l’on utilise pas de produit dérivé du pétrole pour crée des insecticides et autres « merdes » à pulvérisé sur nos légumes ? (Quand je mange un légume ou un fruit, c’est meilleur sans pétrole, nan ?)

        • Synthétique ne signifie pas « issu du pétrole ». Le glyphosate par exemple, dont on entend beaucoup parler, n’est pas issu du pétrole mais de la glycine (acide aminé, donc naturel).

      • Tu es surtout d’une mauvaise foi épatante, et tu réponds à la moitié de mon commentaire. Tu ne rien sur ta malhonnêteté intellectuelle? Donc pour reprendre, tu balances une cargaison d’inepties dans ton torchon sous forme d’affirmations non référencées mais en revanche tu n’as « pas trouvé d’études qui montrent un impact positif significatif [du bio]– notamment sur les bénéfices nets en termes de pollution des sols ou sur le sanitaire ». Donc soit tu prend vraiment les gens pour des demeurés, soit tu n’a même pas fait l’effort d’aller voir la littérature sur le sujet, dans les deux cas ta crédibilité est proche du néant. Voilà deux références pour nourrir tes « incertitudes » que je te propose d’aller lire. (la première est une méta-analyse publiée dans Global Change Biology, légèrement plus solide que de se baser sur l’avis d’un journaliste de Que Choisir, si bon soit-il)
        http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/gcb.12752/full
        http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/j.1365-2664.2005.01005.x/full

        • Restons polis SVP.

          Votre diatribe contre l’article est injuste. L’avez-vous lu ? Car il ne se pose pas en défenseur de l’agriculture conventionnelle, si vous relisez bien, le propos est plutôt modéré et nuancé. On cite « les limites » de l’agriculture conventionnelle. La critique concerne « le discours de certains partisans du bio » et un marketing basé sur un « non-dit » avec la présence de pesticides. En particulier, si les pratiques comme la rotation des cultures sont de vraies bonnes idées, la distinction entre pesticides synthétiques et naturels ne l’est pas, et c’est ce sur quoi l’article se concentre. Pour avoir rencontré des agriculteurs bio et conventionnels, les pratiques varient énormément et on apprend davantage à converser directement avec celui qui produit ce qu’on achète qu’à travers un label. Vous imposez une fausse dichotomie entre agriculture intensive agressive d’un côté, et bio avec bonnes pratiques de l’autre. Reprenez ensuite ce que j’ai dit (qui relève du jugement, ce que ne font pas en général les auteurs des publications), qui est que les effets positifs à considérer doivent être de nature à contrebalancer la baisse de rendement (et donc l’augmentation de la surface cultivée, et la déforestation qui va avec). Accessoirement, il faut aussi prendre le coût en compte, car on peut se demander si 1€ de subvention au bio ou dans le prix payé par les consommateurs de produits bio ne serait pas mieux utilisé ailleurs (isolation, développement des transports en commun…).

          Venons-en aux études. J’ai déjà vu celles que vous citez, donc plutôt que de présumer d’une mauvaise foi ou d’une incompétence, il serait judicieux d’aller regarder ce que disent ces études, au-delà de l’abstract.

          Premièrement nous n’avons toujours rien au niveau sanitaire. Pour avoir longuement cherché, je peux vous indiquer qu’à part des sources partisanes, difficile de trouver des comparaisons trouvant un bénéfice réel. Mais je suis preneur si vous avez des références.
          Pour l’aspect environnemental :
          La première publi que vous citez ne mentionne pas le bio et ne permet donc pas de faire une comparaison. La seconde se propose de faire une comparaison, ce qui nous intéresse. Ce qu’on peut dire dès le départ, et qu’on retrouve dans cette étude, c’est que la variabilité est grande en fonction des climats et des paysages, des pratiques agricoles, de la taille de l’exploitation, du produit considéré. Ensuite, il faut distinguer biodiversité au niveau du champ et au niveau du paysage. Le bio entraîne des avantages (de l’ordre de 50% dans cette méta-analyse) à l’échelle du champ, mais pas à l’échelle de la ferme lorsque l’on prend en compte le paysage et le terrain (« The positive effects of organic farming on abundance were prominent at the plot and field scales, but not for farms in matched landscapes. »). Ce point est crucial, et comme la question de la biodiversité est avant tout une question d’échelle, il est difficile de tirer une conclusion ici. Cet élément se retrouve dans d’autres travaux et n’est pas nouveau.
          De plus, pour moi il est difficile de savoir ce qui est préférable entre un sol moins riche sur une surface plus restreinte, ou un sol plus riche occupant une surface plus grande. Car le grand problème du rendement plus faible, c’est le besoin de monopoliser plus de surface sans bénéfice clair pour les émissions de GES, alors qu’on essaye (avec succès) de limiter la déforestation dans le monde. Bref, c’est avec une vraie honnêteté que je ne suis pas en mesure de me prononcer de manière définitive, même si les bonnes pratiques du bio vont dans le bon sens. Pour moi, elles devraient être inclus dans un nouveau label, qui élimine les aspects inutiles comme les restrictions sur l’origine des pesticides, voire sur l’interdiction des OGM, pour une vraie vision de production éco-responsable et raisonnée qui serait exempte de toute idéologie basée sur l’appel à la nature.

          Au passage, j’ai manqué de vous faire remarquer que dans votre précédent commentaire, vous parlez de produits « non-chimiques », à corriger par « non synthétiques », car rappelons que toute matière est chimique.

          • Jose Luis Abbud Mas

            Au passage, j’ai manqué de vous faire remarquer que dans votre précédent commentaire, vous parlez de produits « non-chimiques », à corriger par « non synthétiques », car rappelons que toute matière est chimique.

            VRAI!!

            L’ígnorance va dAu passage, j’ai manqué de vous faire remarquer que dans votre précédent commentaire, vous parlez de produits « non-chimiques », à corriger par « non synthétiques », car rappelons que toute matière est chimique.e pair avec l`ecologie . Au moins, souvent…..

  49. Utiliser des pesticides bio, c’est bien meilleur que d’utiliser des pesticides pétrochimiques industriels. Ceci dit, on ne peut les considérer comme des produits inoffensifs. Certaines précautions sont à observer, au même titre qu’avec un pesticide traditionnel. C’est la même chose pour tout, c’est l’utilisation qu’on en fait, comme le sucre ou les huiles essentielles par exemple, des produits « naturels » mais très puissants qui doivent être utiliser avec précaution c’est tout mais de là à faire un sophisme en expliquant que les traitements naturels bio sont plus nocifs que les pesticides de synthèse faut pas abuser quand même !

    • Merci de votre commentaire.
      Nous n’avons pas affirmé que les traitements bio étaient plus nocifs que les pesticides de synthèse. Et pour le coup, c’est dire que « Utiliser des pesticides bio, c’est bien meilleur que d’utiliser des pesticides pétrochimiques industriels » qui constitue un sophisme. Sur quoi vous basez-vous pour affirmer cela ?

  50. (…) Non seulement les pesticides bio sont potentiellement dangereux pour la santé des agriculteurs et pour l’environnement, mais en plus ils sont parfois moins efficaces que les pesticides de synthèse, qui profitent des progrès en agronomie et en génie chimique. (…)
    /////on voit que vous n’avez jamais déversé une cuve de pesticides liquides de synthèse sur une terre….////

    QUant à ceci (…)Hélas, là n’est pas la question. Car il n’existe pas de différence fondamentale entre une molécule « naturelle » et une molécule synthétique. En particulier, le caractère naturel d’une substance ne dit rien sur sa toxicité pour le corps et l’environnement. (…) je pense que c’est une allégation erronée totalement.
    .
    Pourquoi les gens sont allergiques à l’aspirine Acide acétyl salicilique alors qu’ils peuvent boire une tisane de Reine des prés (son nom latin Spirea ulmaria d’où le nom d’aspirine )sans problème…parce que dans l’un il y a une molécule de synthèse et dans l’autre il y a la molécule originelle contenue dans la totalité des autres molécules. Nous appelons ceci le TOTUM de la plante et c’est grace à ce totum que nous bénéficions de la médecine de la plante sans toutes les crises réactionnelles dues à la chimie industrielle.

    rgggg je pensais lire un article qui m’apporterait des informations intéressantes et qui font avancer mais là je suis en colère. Moi même paysanne herbaliste engagée dans les CIVAM 35 et les groupements ADAGE allez voir ce qui se passe chez les agriculteurs de la confédération paysanne. et aller leur dire qu’il traite avec du cuivre et cie….

  51. Compliqué de savoir qui nous parle quand les auteurs souhaitent « rester anonymes ». Heureusement que l’adresse mail de contact (voys.france) nous donne une petite indication de vos intérêts.

    L’article sur Powerbase (http://powerbase.info/index.php/Voice_of_Young_Science) consacré au groupe auquel vous êtes affilié indique :
    « VoYS has produced publications which focus on attacking alternative health systems and ridiculing public concern about risky chemicals » soit pour les non anglophones :
    « VoYS produit des publications qui s’attaquent aux systèmes de soins alternatifs et ridiculisent les inquiétudes publiques à propos des risques chimiques ».

    On comprend donc mieux l’angle très précis de votre article.

    Des bisous .

    • Cette ancienne adresse est historique : nous prévoyions d’apporter VoYS en France du fait de la convergence de l’approche. Mais nous avons assez vite changé d’avis, et de nom en mai 2016 (de Voice of Young Science France vers Science Pop comme vous pourrez le voir sur notre page Facebook), de sorte que nous n’avons finalement jamais collaboré. La création d’une nouvelle adresse e-mail est en cours (contact@sciencepop.fr).

      Nous n’avons donc jamais été formellement affiliés à Voice of Young Science (cf l’adresse en @gmail.com…), même si nous partageons leur approche. Pour le moment, Science Pop n’est qu’un groupe informel d’étudiants, et n’est rattaché à aucune association.

      Et enfin, au lieu de vous intéresser à l’identité de votre interlocuteur pourquoi ne pas vous intéresser au contenu de son discours ?

      • Anna

        Vous répondiez lors d’un commentaire précédent qu’il fallait se méfier de certains « extrémistes » du bio si on peut dire, et de se renseigner sur les affiliations de ces personnes avant de prendre pour acquis leurs propos. N’est-ce pas valable pour vous? D’autant que vous n’avez pas signé votre article, ce qui est surprenant du fait que cet article nous incite à « ouvrir les yeux » (sur ce que beaucoup savent déjà) argumenté de « on peut voir sur internet »  » les gens pensent que… » Vous nous demandez de regarder où vous pointez du doigts et d’ouvrir les yeux sur du flanc sans arguments et sans se demander qui vous êtes….
        Ce n’est pas une ouverture au débat mais un monologue qui manque cruellement sources, d’arguments, de logique ….. Et bourré d’erreurs mais qui à eu le mérite d’apporter des réactions intéressantes « Très bons articles » à eux seuls merci pour ça.
        Il y aura toujours des personnes pour croire des bêtises comme le bio 100%bio et après? Certains pensent que bio veut dire eco-responsable, pourtant bio veut dire bio et éco-responsable veut dire éco-responsable… Haha vous le saviez? Sans blague. Dire autant de bêtises sur l’industrie du bio pour pouvoir pointer du doigts une infime minorité dont on se fou comme de l’an 40 n’a paaaaaaaas vocation à informer ces fameux gens s’il vous plait!! J’ai entendu des enfants dire dans un supermarché que le jambon emballé et découpé selon les contours de la tête de Mickey c’était du Jambon de Mickey… Je vous rassure ils apprendront un jour comme beaucoup que Mickey va bien.
        La disparition de filières telle que la microbiologie des sols dans les lycées agricoles Ça c’est un sujet interressant et qui devrait vous faire froid dans le dos si vous vous intéressiez un minimum aux tenants et aux aboutissants de l’agriculture moderne.
        L’industrie animal bio, ses pratiques et conséquences sont sans aucunes communes mesures avec l’indistrie non bio . Dans ce cas par exemple le bio exige quantité de contraintes, qui si l’on fait appel à son bon sens ne sont pas la perfection (qui faut-il encore et toujours le rappeler n’existe pas) assure sans aucun doute une meilleure qualité, d’élevage, de soins, d’alimention, d’utilisation des antibiotiques. Meilleure oui / Idéale non. On est pas dans de la viande 0% de tout ce qui est mauvais pour la santé, mais loin de celle bourrée d’hormones, d’antibiotiques, rincée à la javel provenant de ces usines d’animaux morts vivants….Ouffff quand même.

        Dire que l’industrie du bio est une fumisterie parcequ’elle est selon vous mal marquetée (ce qui peut se concevoir) sans faire la part entre l’agriculture biologique et l’industrie bio dans son ensemble décredibilise malheureusement votre propos (qui ne comporte déjà ni argument ni contre argument) L’industrie bio à une foule d’avantages indéniables et de défauts….mais rien á voir avec ceux que vous évoquez. Acheter des produits bio hors saison qui proviennent du bout du monde par exemple, la fameuse non dissociation entre bio et écoR. (Vous mêmes confondez éco-résponsable et organiques).
        Le problème n’est pas une minorité de cons qui ne connaissent rien au bio, mais une majorité de consomateurs qui s’informe de moins en moins, peut être est-ce à cause de ces « articles » qui compliquent tout pour rien et ne nous apprennent rien sur à peu près tout .

        • Théo

          Merci pour votre commentaire.

          Pour commencer, je voudrais spécifier que depuis, je signe mes articles. Vous pouvez trouver mon nom et mon background dans la page « À propos ». Je n’ai aucun conflit d’intérêt vis-à-vis d’une quelconque industrie. Du reste, si les affiliations des interlocuteurs peuvent aider à comprendre leur background, cela ne saurait remettre en cause le fait qu’un discours doit être analysé indépendamment de l’identité de son auteur (sinon on tombe dans les travers de l’argument d’autorité).

          Vous faites plusieurs fois la remarque que mon propos ne contient aucun argument. Encore une fois, je l’ai dit plusieurs fois dans les commentaires, mais le but de cet article était uniquement de rappeler aux gens qui pensent qu’acheter bio permet d’éviter les pesticides, qu’ils se trompent. D’après les meilleures données qu’on a (cf sondage), la moitié des Français l’ignorent, et beaucoup achètent bio justement pour cette raison. Le deuxième point est seulement de rappeler que ce n’est pas parce qu’un produit est naturel qu’il est moins toxique qu’un produit de synthèse. Tous les arguments sont fournis pour soutenir ces points là. Vous affirmez de plus que le discours manque de source, j’attire votre attention sur le nombre de liens hypertextes. Vous affirmez qu’il manque de logique, mais vous échouez à le montrer.

          Vous dites : « Il y aura toujours des personnes pour croire des bêtises comme le bio 100%bio et après ». Cela ne veut rien dire à mon sens. Qu’est-ce que du 100% bio ? Je n’ai jamais dit que le bio n’était pas 100% bio (déjà, il faudrait définir ce que veut dire bio). Peut-être n’avez vous pas du tout compris cet article.

          Sur la relation entre bio et éco-responsable, leur proximité est déjà visible sur la présentation du label bio par agriculture.gouv.fr, ainsi que dans les raisons pour lesquelles les gens achètent bio. Pour ma part, je n’ai fait aucun amalgame. Justement je considère que le bio n’a rien à voir avec la notion d’éco-responsabilité et c’est la raison d’être de cet article.

          Je n’aborde pas la question de l’élevage (pour information, je ne mange pas de viande).

          Vous m’accusez de tout compliquer pour rien, alors qu’au fond je n’ai fait que relater la réalité : le bio utilise des pesticides, et ces pesticides ne sont pas particulièrement inoffensifs par rapport aux pesticides employés dans l’agriculture conventionnelle.

  52. Ecrire un torchon est plus facile que de faire une démonstration scientifique.

    • E.T.

      Écrire un commentaire déplacé et non constructif est plus facile que de s’engager dans le débat d’idées argumenté.

  53. Bonsoir E.T.
    Un complément scientifique issu du site de l’INRA :
    http://www.sad.inra.fr/Toutes-les-actualites/Ferme-du-Bec-Hellouin-la-beaute-rend-productif
    Bonne lecture

  54. Bonsoir E.T.
    Un complément scientifique issu du site de l’INRA :
    http://www.sad.inra.fr/Toutes-les-actualites/Ferme-du-Bec-Hellouin-la-beaute-rend-productif
    Bonne lecture

  55. Dans un commentaire précédent, vous vous gaussez de la « biodynamie. » Je ne sais pas si cette « méthode » (?) est bonne ou pas, « scientifique » ou pas, mais ce dont je suis certain, c’est que l’agriculture industrialo-chimique dont vous êtes un (une?) propagandiste évident.e pollue les sols, la nourriture, l’eau.

    Que les techniques agronomiques sont de plus en plus stupides comme arrive le réchauffement climatique.

    Les OGM sont l’expression d’une science à courte vue, organisée pour assurer aux conglomérats qui la contrôlent des revenus. Ce n’est pas un reproche, puisque le premier objectif de toute entreprise commerciale.

    Malheureusement, ce mode de fonctionnement conduit à la corruption totale de la science.

    Je vous dis cela, mais évidemment cela ne vous dérange pas. Je me demande comment il se fait que « 60 millions » arrive aux Etats-Unis (votre site étant en effet hébergé à San Francisco.)

    Si ce message est publié (?) je suggère au lecteur et à la lectrice de lire « Les Marchands de doute » de Naomi Oreskes et Erik M. Conway. Ce site est fait pour ça.

    Au plaisir de ne jamais plus vous lire.

  56. E.T.

    Passons sur votre analogie déplacée, caricaturale et dépourvue de sens concernant les individus qui ne seraient pas à l’aise avec leur orientation sexuelle.
    Ensuite, non il n’y a pas eu des dizaines de témoignages de professionnels mais seulement quelques uns, et de toute manière comme on dit, le pluriel d’anecdote n’est pas « données scientifiques ».
    Ce billet est particulièrement court au regard de la complexité du sujet. Peut-être n’avez vous pas l’habitude de consulter des articles plus copieux. Pour parcourir pas mal la blogosphère anglo-saxonne, je peux vous assurer que les articles de ce genre sur l’agriculture peuvent être bien plus longs. Le public anglo-saxon est d’ailleurs davantage habitué à ce débat sur ce qu’ils appellent « organic food » et correspond à notre « bio ». La France est un cas extrême où le bio ne peut pas être critiqué sans que l’on soit soupçonné de liens avec les industriels.
    Voilà quelques exemples d’articles (la plupart plus longs) en anglais, avec sources solides à l’appui : ici, ici, ici et ici. Le débat ne s’arrête pas aux frontières françaises, et si chez nous peu de monde semble contester le dogmatisme associé à la consommation de produits bio, ce n’est pas le cas partout ailleurs dans le monde.

    • En fait oui vous avez raison, je ne suis pas objectif. j’ai vu des gens travailler 3 x plus dur parcequils pensaient que faire du bio c’était mieu pour les clients. Ma mère a été traiteur bio pendant 35 ans à acheter des matière première certainement le double du prix normal pour dégager des marges infimes. Tout n’est pas parfait, je sais par exemple qu’elle utilisait de la graisse de palme. Mais en attendant elle a nourrit sa clientèle sainement avec des bilans carbone impossible à atteindre et tout cela pour une retraite de 800 euros. J’ai aussi travaillé chez un maraîchers ou l’on deserbaient à la mains des champs entier. Lui travaillait certainement en une semaine en été ce que l’on fait en un mois. Tout cela pour un prix du kilo de carotte tout a fait raisonnable. Alors oui vos petite discutions on a trouvé des pesticides dans du bio, je les trouves déplacé, orienté, irrespectueux de ceux qui travaillent avec une éthique, et qui on choisi de ne pas empoisonner leur concitoyens. À côté de ça je me nourri certainement moins bien que vous, mais ne défendons pas l’indéfendable.

  57. Le mot pesticide est constitué de « pest » qui signifie insecte en anglais et du suffixe « -cide » du latin « caedere » que l’on connait bien et qui signifie abattre, tuer. On comprend bien par là son sens. Par extension nous l’utilisons, à tort, pour définir tous les produits ayant pour objectif de lutter contre un élément nuisible aux cultures (insectes, parasites, micro-organismes, nématode ….). Le mot ne définie donc pas l’origine ou la nature d’un produit, mais bien l’utilisation de celui si.
    Peu d’agriculteurs appliquent des traitements aux végétaux par plaisir. Si ils n’étaient pas nécessaires, j’ose espérer qu’ils ne le feraient pas. La décision d’utiliser un produit (bio ou non) est lié à son action antagoniste à un éléments jugé nuisible à la culture et peut être de fait considéré comme pesticide. Cependant, le mot pesticide étant un abus de langage vous ne le retrouverez sur aucun document officiel. Il est délaissé au profit de termes ciblés (insecticide, bactéricide, herbicide ….) ou d’expressions plus générales (produit antiparasitaire à usage agricole, produits phytopharmaceutiques…).
    Les produits utilisés dans d’autre buts (maintien des potentialités agronomiques des sols, compensation des exports) porteront un autre nom propre à les définir (amendements, intrants …).

    Par ailleurs, les produits Bio sont en effet principalement des produits de contact. Leur occurrence dans les produits agricoles est donc plus faible, mais ils ont un devenir, soyez en sûr, ils ne disparaissent pas ! Au lieu de ce retrouver dans notre corps, ils se retrouvent dans la terre, dans les eaux de lavages… Un produit qu’il soit naturel ou de synthèse, est utilisé du fait qu’il possède une action / un effet désiré (naturel ou non il y a un impacte sur son environnement). Il est un apport exogène que l’homme fait à un système. Une fois son action accompli le produit continue d’exister. Et tout l’enjeu aujourd’hui est de connaitre et maitriser, pour chaque produit, où celui-ci ce retrouve et quels effets il à sur son environnement (corps humain, sols, nappes phréatiques …), à quelle dose, et surtout comment interagissent tous ces résidus entre eux. C’est derniers effets sont considéré non désirables, et constituent le cœur de notre problématique.
    Tout produit naturel ou de synthèse possède des effet non désiré. Se n’est pas son origine qui induit une plus forte ou une plus faible nocivité. Le cuivre par exemple est naturel. Il est normal d’en trouver des traces dans certains sols, mais il est anormal de le retrouver en concentration élevé. Il n’est ni mobile ni dégradable dans les sols, donc d’années en années il s’accumule et fini, à forte concentration, par avoir des effets non désirés (phytotoxicité). C’est donc du cas par cas. Il ne peux pas y avoir d’approche manichéenne. Il ne s’agit pas des produits naturels contre les produits de synthèses. Il y a de bons et de mauvais produits de synthèses comme il y a de bons et de mauvais produits naturels.
    Il en vas des industriels de proposer des produits de plus en plus ciblé (ayant le moins d’effet non désiré) et de l’agriculteur de choisir le produit le plus adapté à sa problématique et possédant le moins d’effet mon désiré.

    Ces derniers points nécessitant une bonne maitrise d’un ensemble de disciplines, il est vraisemblable que l’utilisation des produits de traitements (bio ou non) puisse parfois être abusive par peur de l’impact des nuisibles, et / ou inadaptée par manque de connaissance des produits et de leurs cibles. La solution ne peu passer que par une formation toujours plus aiguë de nos nouvelles générations et le bon sens.

    Tout comme l’auteur de l’article, je ne souhaite pas inciter à acheter ou ne pas acheter de produit bio. Je pense simplement qu’il y a de bons produits bio tout comme de bons produits non bio. La réponse dogmatique dénoncé dans l’article voulant que les produits bio soit nécessairement meilleurs que des produits non bio me semble juste trop simple.

    • Merci pour ces précisions et ces réflexions pertinentes. J’ai effectivement longuement hésité à utiliser le terme de produit « phytosanitaire » plutôt que de « pesticide », emprunté de l’anglais et à connotation fortement négative. Je me suis dit que malgré cette connotation, ce terme était plus familier de tous car largement plus utilisé dans le débat public, et qu’il susciterait donc un intérêt plus grand pour le lecteur.

      Votre toute dernière remarque illustre exactement le positionnement que j’ai souhaité présenter dans l’article.

  58. Bonjour E.T,

    Merci pour cette article très précis et qui donne des exemples intéressants qui vont à l’encontre du sens commun.

    Ce que je trouve maladroit, c’est la manière dont sont présentés les résultats.
    En effet, on voit que vous donnez beaucoup d’exemples en faveur de la thèse : « Les pesticides bios existent et sont pour la plupart nocifs ». Ce qui est vrai, je vous l’accorde.
    En parallèle, vous indiquez que « les pesticides conventionnelles peuvent être plus efficaces que les pesticides bios et mêmes mieux utilisés », ce qui est vrai aussi.

    Mais vous ne donnez que des exemples précis, en omettant volontairement les tendances globales : il aurait été judicieux de montrer la fréquence d’utilisation des pesticides bios en comparaison de celle des pesticides conventionnels, au cours d’une année de culture.
    De même, comparer le catalogue des pesticides bios à celui des pesticides conventionnels permettrait de voir qu’en pratique, ces problèmes qui existent de manière ponctuelle dans le bio, sont monnaie courante dans le conventionnel.

    On est d’accord : ces problèmes EXISTENT dans le bio, mais en comparaison, ils sont beaucoup plus fréquents dans le conventionnel. Pourquoi ne pas le préciser ?
    Certes, il existe des agriculteurs conventionnels qui utilisent moins de pesticides que les agriculteurs en biologique, mais quel est l’intérêt de mettre en avant un fait si anecdotique quand on sait qu’en moyenne, on retrouve plus de 30 traces de pesticides dans une pomme traditionnelle contre moins de 2 dans une biologique (un exemple comme un autre).

    De plus, les arguments sont déséquilibrés : si vous indiquez l’existence du pesticide le plus néfaste en bio, pourquoi ne pas faire de même avec le pesticide le plus néfaste en conventionnel ?
    De manière opposé, s’il existe des bonne pratique en conventionnelle, pourquoi ne pas souligner celles qui existent en bio, au lieu de les passer sous silence ?
    Il est tentant de n’aborder qu’un côté du problème, surtout dans la mesure où cela peut faire le « buzz », mais ceci ne donne qu’une vision biaisée de la réalité du monde de l’agronomie.

    • Merci de votre commentaire.

      Sur le plan global, si j’ai des points d’accord sur ce que vous évoquez, je ne vous suis pas par contre sur le fait que cet article soit particulièrement déséquilibré. En effet, il n’affirme finalement pas grand chose. Je propose de reprendre point par point vos remarques.

      « il aurait été judicieux de montrer la fréquence d’utilisation des pesticides bios en comparaison de celle des pesticides conventionnels, au cours d’une année de culture. »
      Je dois exprimer mon total accord sur ce point. J’ai cherché ces données mais malheureusement je n’ai pas pu les trouver. Si vous avez des références concernant la France je suis preneur. Il est vrai que cet indicateur aurait été intéressant (même s’il n’est pas parfait, car ce qui compte c’est l’effet sur la santé et l’environnement, et non pas la quantité utilisée).

      « De même, comparer le catalogue des pesticides bios à celui des pesticides conventionnels permettrait de voir qu’en pratique, ces problèmes qui existent de manière ponctuelle dans le bio, sont monnaie courante dans le conventionnel. On est d’accord : ces problèmes EXISTENT dans le bio, mais en comparaison, ils sont beaucoup plus fréquents dans le conventionnel. »
      Cela aurait été pertinent également, quoiqu’extrêmement fastidieux. Ceci dit, contrairement à vous, je ne suis pas en mesure d’affirmer que les problèmes sont plus courants avec le synthétique qu’avec le naturel. L’article ne dit pas que la plupart des pesticides bio sont nocifs, mais plutôt qu’il n’y a pas de raison de penser qu’ils le soient a priori moins que ceux de l’agriculture conventionnelle.

      « Certes, il existe des agriculteurs conventionnels qui utilisent moins de pesticides que les agriculteurs en biologique, mais quel est l’intérêt de mettre en avant un fait si anecdotique quand on sait qu’en moyenne, on retrouve plus de 30 traces de pesticides dans une pomme traditionnelle contre moins de 2 dans une biologique (un exemple comme un autre). »
      Avez-vous une référence pour votre exemple (et d’autres si possible, pour ne pas généraliser à partir d’un cas) ? Et quand bien même ce serait vrai, quid de la dose et de la toxicité relative des pesticides utilisés ? Car là réside TOUTE l’information pertinente, permettant de juger si les deux se valent ou si l’un est mieux que l’autre.

      « De plus, les arguments sont déséquilibrés : si vous indiquez l’existence du pesticide le plus néfaste en bio, pourquoi ne pas faire de même avec le pesticide le plus néfaste en conventionnel ? »
      L’article ne traite pas de la toxicité des pesticides conventionnels, mais de la présence de pesticides dans le bio, car c’est cet élément qui n’est pas connu du public.

      « De manière opposé, s’il existe des bonne pratique en conventionnelle, pourquoi ne pas souligner celles qui existent en bio, au lieu de les passer sous silence ? »
      La bonne pratique citée dans l’article (rotation des cultures) concerne justement le bio et non pas le conventionnel (même si rien n’empêche le conventionnel d’adopter ces bonnes pratiques).

    • Je trouve un peu compliqué votre posture. Vous faite un article qui est relativement long et parallèlement vous revendiquer son côté ciblé.. Ciblé à quoi à par à dire qu’on peut trouver des pesticides dans des produits bio. Et alors.. Vous avez eu des dizaines de témoignages de gens dont c’est le métier qui le font par amours de la planète et vous campé sur vos positions » d’un point de vu scientifique » rien n’est prouvé. Vous me faite penser au homo refoulé qui verse nt dans l’extrême pour ne pas admettre l’évidence. Vous voulez manger des produits bio parceque ça vous fait envie.. Hé ben faite le. Et en plus ya de grande chance pour que votre corps vous en remercie. Allez bonne nuit. Et s’il vous plaît arrêtez ou alors faites vous payer par bayer et Monsanto.

      • E.T.

        Passons sur votre analogie déplacée, caricaturale et dépourvue de sens concernant les individus qui ne seraient pas à l’aise avec leur orientation sexuelle.
        Ensuite, non il n’y a pas eu des dizaines de témoignages de professionnels mais seulement quelques uns, et de toute manière comme on dit, le pluriel d’anecdote n’est pas « données scientifiques ».
        Ce billet est particulièrement court au regard de la complexité du sujet. Peut-être n’avez vous pas l’habitude de consulter des articles plus copieux. Pour parcourir pas mal la blogosphère anglo-saxonne, je peux vous assurer que les articles de ce genre sur l’agriculture peuvent être bien plus longs. Le public anglo-saxon est d’ailleurs davantage habitué à ce débat sur ce qu’ils appellent « organic food » et correspond à notre « bio ». La France est un cas extrême où le bio ne peut pas être critiqué sans que l’on soit soupçonné de liens avec les industriels.
        Voilà quelques exemples d’articles (la plupart plus longs) en anglais, avec sources solides à l’appui : ici, ici, ici et ici. Le débat ne s’arrête pas aux frontières françaises, et si chez nous peu de monde semble contester le dogmatisme associé à la consommation de produits bio, ce n’est pas le cas partout ailleurs dans le monde.

        • En fait oui vous avez raison, je ne suis pas objectif. j’ai vu des gens travailler 3 x plus dur parcequils pensaient que faire du bio c’était mieu pour les clients. Ma mère a été traiteur bio pendant 35 ans à acheter des matière première certainement le double du prix normal pour dégager des marges infimes. Tout n’est pas parfait, je sais par exemple qu’elle utilisait de la graisse de palme. Mais en attendant elle a nourrit sa clientèle sainement avec des bilans carbone impossible à atteindre et tout cela pour une retraite de 800 euros. J’ai aussi travaillé chez un maraîchers ou l’on deserbaient à la mains des champs entier. Lui travaillait certainement en une semaine en été ce que l’on fait en un mois. Tout cela pour un prix du kilo de carotte tout a fait raisonnable. Alors oui vos petite discutions on a trouvé des pesticides dans du bio, je les trouves déplacé, orienté, irrespectueux de ceux qui travaillent avec une éthique, et qui on choisi de ne pas empoisonner leur concitoyens. À côté de ça je me nourri certainement moins bien que vous, mais ne défendons pas l’indéfendable.

  59. Je suis maraîcher bio sur 3 ha et je pense qu’il ne faut pas tout mélanger… J’ai déjà répondu à cet article sur un autre post où j’ai demandé comment on intoxiquait les gens en traitant le puceron avec du savon noir et de l’huile de colza bio??? Puis j’ai rajouté que le danger vient du bio industriel dont je ne fais pas partie, car si on transforme des gros conventionnels en bio juste pour un juteux marché, ils continueront à travailler pareil et utiliseront tous les poisons utilisables en bio comme le pyrèthre ou la roténone ( cette dernière est maintenant interdite). Nous on travaille sur le préventif pas le curatif contrairement aux conventionnels. On fait en sorte que les maladies ou les parasites n’arrivent pas sur les cultures, par le biais des rotations, aération du sol, conduite de culture adéquate… Voilà notre travail et notre éthique!

    • Merci pour votre commentaire. Vous êtes un professionnel de plus à manifester votre avis, cela est très utile à la discussion. Je vous félicite au passage pour votre éthique de travail.

      Je n’ai pas sous-entendu que les produits utilisés pour la lutte contre les pucerons intoxiquaient les gens. C’était juste un exemple illustrant le fait que les pesticides utilisés en bio sont parfois moins efficaces. En fait, je n’ai pas du tout affirmé que les pesticides bio en général étaient dangereux pour le consommateur.

      Pour la suite de votre commentaire, je suis tout à fait d’accord avec vous. Si problème il y a, il vient des pratiques agricoles et non du label. C’est pourquoi on pourra trouver des agriculteurs non-bio « progressistes » qui mettront en place de bonnes pratiques telles que celles que vous citez. Il n’y a rien qui empêche un agriculteur non-bio de faire aussi bien qu’un agriculteur bio, sans trop atteindre ses rendements.

  60. Bonjour,
    Cet article est tout juste scandaleux, voir néfaste. Il sent mauvais l’ignorance (sur le sujet tout au moins) et la lobotomie médiatique …
    Pour votre culture, je vous présente ce monsieur :
    https://www.goodplanet.info/actualite/2015/02/23/claude-bourguignon-defenseur-sols/

    il explique entre autre, je le cite :

    » Je travaille avec des agriculteurs depuis 1989, des gens en Beauce qui étaient très fiers de faire partie du club des 100 quintaux. Ils roulaient des caisses à l’époque car ils avaient des blés qui en génétique étaient des blés à 110 quintaux, donc ils faisaient presque leur rendement génétique. Maintenant ils ont des blés à 150 quintaux et les mêmes agriculteurs ne font plus que 90 quintaux…
    Et pourtant on sait que cette génétique est valable puisque récemment une expérience en Nouvelle-Zélande on a trouvé que sur un sol qui n’avait jamais été labouré, jamais touché, et ils ont fait 162 quintaux en semis directs, et 152 quintaux en labour. Donc ça montre que le potentiel génétique est bien réel, mais nos sols sont à genoux. »
    (source : http://www.passerelleco.info/article.php?id_article=2003)
    disponible aussi en vidéo, c’était lors des 2ème assises nationales de la biodiversité à la Grande Synthe en 2012

    C’est clairement une preuve que dans l’état actuel des habitudes agricoles, l’agriculture conventionnelle (celle qui de surcroît nous empoisonne) sera bientôt incapable de nous nourrir.

    Si vous êtes un peu curieux, quelques vidéos de ce monsieur devrait vous aidez à comprendre le nombres de bêtises que vous avez pu formuler dans cet article et dans vos commentaires.
    Une agriculture bio et raisonnée est en mesure de nourrir la planète.
    Cela gêne seulement les affaires de la grande distribution et des entreprises qui s’enrichissent en nous empoisonnant.

    Vous trouverez certainement, ci dessous, quelques idées de recherche afin de combler vos lacunes. J’attends votre article sur la permaculture, cela devrait vous aidez à revoir votre point de vue. Merci

    Cordialement

    http://www.passerelleco.info/article.php?id_article=113
    https://jardinons.wordpress.com/2013/01/19/faire-un-max-de-ble-grace-a-la-permaculture-la-methode-fukuoka-bonfils/

    • Merci de votre commentaire, qu’on aurait sans doute préféré un peu moins agressif ceci dit. Accuser d’inculture quelqu’un sans le connaître, on a vu mieux pour un premier échange !

      Vos remarques dépassent largement la portée de cet article, qui se concentre sur le fait que les pesticides du bio ne sont pas spécialement inoffensifs. Du coup, votre discours est pour ainsi dire un peu hors sujet. En effet, je n’ai rien affirmé concernant la santé des sols ni les tendances dans les rendements de l’agriculture conventionnelle (qui reste en moyenne nettement supérieure au bio quoi qu’il en soit). Dans un débat, la première étape est d’écouter et comprendre votre interlocuteur, ce que vous n’avez manifestement pas fait.

      Pour vous répondre spécifiquement, je connais le discours de monsieur Bourguignon, ne croyez pas que je débarque et que je ne sois pas au courant des différents acteurs du débat public sur ce sujet. Le fait est que les idées de Claude Bourguignon (qui a quitté l’INRA) formulées avec un vocabulaire anxiogène et excessif (« tuer le sol »), demeurent marginales au sein de la communauté agronome et que ses affirmations ne sont pas reprises par l’INRA, par exemple (sans parler des autres instituts et chercheurs du monde entier). On aura rarement vu un chercheur porter la vérité seul face à la majorité de la communauté scientifique. Néanmoins, on peut le créditer d’avoir remis sur le devant de la scène des questions qui restaient dans l’ombre. Cette histoire sur le blé que vous citez n’est qu’un exemple, y a-t-il des sources pour transformer cette anecdote en étude de cas documentée et pertinente ? Autre point qui suscite la méfiance envers le discours de Claude Bourguignon, c’est sa sympathie affichée pour la biodynamie, qui flirte clairement avec des notions pseudoscientifiques (vous me conseillez des vidéos de lui, à moi de vous conseiller celle ci qui contient quelques remarques très curieuses). Petite analyse de certains points abordés par Claude Bourguignon ici.

      Concernant la permaculture, j’attends avec impatience que des résultats de rendement soient publiés dans la littérature scientifique. Pour l’instant, l’essentiel des sources sont partisanes (d’un côté ou de l’autre) et ne concernent que des résultats préliminaires. Si j’ai manqué quelque chose, n’hésitez pas à fournir les liens !

  61. Faux E.T ! Le rapport de l’INSERM décrit aussi les risques pour la population générale !!!les risques sont classés comme probable/ fortement probable pour certains pesticides et types de cancers et pathologie POUR la population générale !

    Et plus généralement E.T ça ne te choque pas que les industriels aient commercialisés des substances chimiques sans études approfondies !, et donc c’est nous contribuables qui devont maintenant financer ces recherches et qui allons payer surtout la facture de la dépollution ! Ne penses tu pas que les finances publics aient d’autres causes à financer ?
    Ces industriels ont un comportement similaire à l’industrie du tabac, un jour elles seront condamnées et elles le savent bien ! mais elles essayent de retarder au maximum ce jour en faisant du loobing et en decribilisant les études scientifiques !
    Les gouvernements ont déjà bien du mal à lutter (en ce moment même!) contre ces industriels bandits, ils n’ont pas besoin du discours que tu relais

    Merci tout de même pour tes réponses

    Et au fait c’est quoi ton vrai nom parce qu’on te donne tous le notre mais le tiens ?

    • Je ne souhaite pas particulièrement dévoiler mon identité (d’ailleurs vous n’étiez pas obligés de le faire non plus, si tu souhaites rester anonyme je peux éditer ton nom pour un pseudonyme).

      Effectivement, les cas des jeunes enfants et des fœtus in utero à faible dose m’avaient échappés. Pour bien faire, il faudrait regarder de quels pesticides il s’agit et voir, s’ils sont toujours autorisés, quelles en sont les sources. J’étais déjà tombé sur ce rapport, mais je n’ai pas vu cet élément là (ce n’est pas le sujet qui m’intéresse le plus). Je reconnais donc ce point là et je suis prêt à changer ma position puisque les données semblent aller dans ce sens, donc sur des populations particulièrement à risque. Cela reste limité, et la réalité scientifique ne semble pas justifier l’état de paranoïa que l’on constate en ce moment, qui semble insinuer qu’il s’agit d’une catastrophe sanitaire comparable au scandale de l’amiante.

      Concernant les lobbies, c’est une question compliquée, et tout ce qui peut entraver une gouvernance basée sur la connaissance scientifique disponible est à condamner. Il faut noter qu’il se peut parfois que ces entraves proviennent des citoyens mal informés, et non seulement du lobbying des entreprises (même si pour l’exercice de la démocratie, le second cas est bien plus scandaleux).

      Merci pour ces interventions dans tous les cas !

  62. E.T, je te cite « Plus sérieusement, il ne faut pas caricaturer tout un secteur industriel sur la base d’une intuition qui entraîne un rejet pour tout ce qui est « chimique ». C’est d’autant plus étrange venant d’un docteur en biologie qui doit être au courant que les connaissances en chimie sont fondamentales pour faire de la biologie (à part peut-être pour les travaux sur l’évolution des espèces) »
    -> Je ne méprise pas le secteur industriel ni la chimie ou quoi que ce soit, mais l’utilisation de produits chimiques de façon non-raisonnée, et cela ne concerne pas que les pesticides, idem pour les anti-biotiques !

    « Enfin, encore une fois en tant que scientifique, vous saurez que des anecdotes personnelles ne constitueront jamais un élément de preuve. On s’attendrait à ce que vous fournissiez des références de publications scientifiques »
    -> Euh, citer un journaliste qui travaille à « Que choisir » ce n’est pas très scientifique non plus ! , tu as déjà lu ce magazine?, moi quelque fois et franchement ce magazine est pas terribles, ce magazine ne respecte aucune démarche scientifique (pas de triplicats, pas d’analyse de différents lots etc.) ! Cite un collectif de chercheurs,une institution reconnue, INSERM, NIH etc, parceque des énergumènes comme la personne que tu cites y en a à la pelle dans toutes les disciplines ! et on ne sait pas vraiment si il pense ce qu’il dise (car manipulé ou payé par les lobbies) ou si c’est pour faire parler d’eux ! et ça arrive souvent !
    Et attention les publications scientifiques ne constitue au aucun cas une preuve ! parceque y a tout et n’importe quoi ! il faut regarder les rapports de méta-analyse

    Bref, je te conseille de ré-écrire ton article

    • « Je ne méprise pas le secteur industriel ni la chimie ou quoi que ce soit, mais l’utilisation de produits chimiques de façon non-raisonnée, et cela ne concerne pas que les pesticides, idem pour les anti-biotiques ! »
      Qui a montré que les agriculteurs du conventionnel utilisaient des produits de synthèse de façon non raisonnée ? Il semble au contraire qu’en Europe la quasi-totalité des produits vendus respectent les doses de résidus limites, elles-mêmes inférieures d’un facteur 100 à la dose maximale sans effet constaté. C’est le fameux chiffre de 97% que CASH Investigation a compris à l’envers. Pour les anti-biotiques, on est d’accords, principalement pour des questions d’apparition de résistances. La surprescription est un problème dont la communauté médicale est consciente et on ne peut qu’espérer une amélioration.

      « Euh, citer un journaliste qui travaille à « Que choisir » ce n’est pas très scientifique non plus ! , tu as déjà lu ce magazine?, moi quelque fois et franchement ce magazine est pas terribles, ce magazine ne respecte aucune démarche scientifique (pas de triplicats, pas d’analyse de différents lots etc.) »
      Je n’ai pas cité ce journaliste sur les aspects scientifiques, et… je suis étonné de devoir dire ça mais ce n’est pas Que Choisir qui a effectué les études que je cite. Par ailleurs, j’étais au courant de tout ces histoires bien avant la lecture de son article, qui était juste une occasion pour écrire celui-ci.

      « Et attention les publications scientifiques ne constitue au aucun cas une preuve ! parceque y a tout et n’importe quoi ! il faut regarder les rapports de méta-analyse »
      Tout à fait d’accord, je suis très familier avec tout ce fonctionnement. C’est bien parce que les journalistes n’ont pas compris qu’une étude individuelle pouvait n’être qu’une goutte d’eau dans l’océan que la couverture médiatique de la science est si déplorable. Une étude peut souffrir de plein de biais méthodologiques. Les méta-analyses et revues systématiques sont les documents les plus fiables (et c’est mieux quand on en a plusieurs).

  63. PETIT EXERCICE DE MISE EN SITUATION

    Problème de ravageurs en bio :
    1 – Bonnes pratiques pour éviter leur apparitions (moins de mono culture par exemple)
    2 – Auxiliaires
    2 – Insecticide naturel (à base d’huile essentielle d’orange par exemple). Oui ils sont réellement dangereux pour la faune environnante, mais ils ont l’immense avantage d’être biodégradable contrairement à certains insecticides de synthèse. L’utilisation est souvent faite à la main sur le foyer de l’attaque pour préserver les auxiliaires et non au pulvé sur tout le champ…

    Problème de ravageurs en conventionnel :
    1 – Insecticide de synthèse

    Problème d’enherbement en bio :
    1 – Paillage
    2 – Désherbage mécanique
    3 – Aucun traitement existant

    Problème d’enherbement en conventionnel :
    1 – Herbicide de synthèse (glyphosate par exemple)

    Problème de champignon en bio :
    1 – Prophylaxie
    2 – Traitement préventif au cuivre ou au souffre pour empêcher les spores de germer. Doses très faibles (6Kg / hectare / an)
    3 – Aucun traitement curatif

    Problème de champignon en conventionnel :
    1 – Fongicide de synthèse

    Problème de maladie en bio :
    1 – Prophylaxie
    2 – Aucun traitement existant

    Problème de maladie en conventionnel :
    1 – Traitement de synthèse

    Alors c’est la même chose ???

    • E.T.

      Vous ne démontrez rien avec cette situation fictive que vous avez soigneusement construite. De plus elle démontre que pour vous un produit de synthèse est d’emblée nécessairement très toxique…

      • 1 : je ne vois nul part un endroit où je signale que les produits de synthèse sont très toxiques. Alors que je le précise bien pour l’insecticide bio.
        2 : ce n’est pas une situation fictive. C’est juste mon quotidien en tant que maraicher bio entouré de grandes cultures en conventionnel…
        3 : nous accueillons des personnes toute l’année sur la ferme, vous pouvez donc venir constater par vous même. Mon armoire « phyto » contient 1kg de bouillie bordelaise. Je ne suis pas certain que mes voisins vous laisserons accéder à leur local phyto…

        Je ne vais pas plus m’épuiser à chercher à faire évoluer votre opinion sur le bio, on voit bien à travers vos nombreux commentaires que votre objectif est plus de défendre l’agriculture conventionnel qu’autre chose. Et pour cela, au lieu de justifier les pratiques de l’agriculture conventionnelle avec des arguments objectifs, vous avez décidez d’en minimiser les impacts en attaquant le bio avec des arguments parfois faux… C’est pas grave.

        • Cette situation, si elle n’est pas fictive, n’est pas nécessairement représentative. Si vous minimisez votre utilisation d’intrants, c’est tout à votre honneur, mais vous ne pouvez pas généraliser à l’ensemble des agriculteurs bio et conventionnels ce que vous remarquez dans votre entourage.
          Je ne cherche pas à défendre l’agriculture conventionnelle, mais davantage à exposer une vérité ignorée de beaucoup sur l’agriculture bio. Le point crucial (et le seul qui soit abordé dans l’article), c’est que pour atteindre les objectifs que se donne le bio, la règle qui consiste à se restreindre aux produits naturels n’a aucune sorte de pertinence. Pour le reste, rien n’empêche un agriculteur conventionnel d’adopter de bonnes pratiques agricoles (rotation des cultures, méthodes mécaniques, vous en savez plus que moi).
          Et si, dans votre liste qui consiste à aligner une série de recours à des produits de synthèse présuppose que ces produits sont nocifs, car sinon pourquoi est-ce que la méthode bio serait préférable ?

  64. Merci pour ce commentaire très fourni, malheureusement je n’ai pas le temps de tout traiter. Je trouve des points d’accord avec vous, notamment sur les pratiques agricoles et la monoculture.

    Au passage, merci mais j’avais déjà visionné cette vidéo très connue. L’intervenant discute d’une application du bio-mimétisme, mais le bio-mimétisme ne se réduit pas du tout à cela.

  65. E.T.

    Merci pour ce commentaire très fourni, malheureusement je n’ai pas le temps de tout traiter. Je trouve des points d’accord avec vous, notamment sur les pratiques agricoles et la monoculture.

    Au passage, merci mais j’avais déjà visionné cette vidéo très connue. L’intervenant discute d’une application du bio-mimétisme, mais le bio-mimétisme ne se réduit pas du tout à cela.

  66. C ‘est quand même malheureux d ‘en arriver là , mais il faut reconnaitre que le titre racoleur de l ‘article est pour le moins efficace ,vu les réactions ! On dirait la une de Sciences et Vies !
    Les pesticides ! les méchants pesticides ! Oui ! même dans le bio !
    Étymologiquement : qui tue les pestes . eh oui ! Pas très scientifique finalement …
    « Produits de défense des végétaux « m ‘apparait plus approprié . Il y a ceux qui sont déversés en quantité industrielle depuis 50 ans et qui représentent des milliers de molécules créées par des laboratoires et dont les rémanences et l’effet cocktail sur l ‘environnement est préoccupant .Et ceux que la nature fourni . Ce qui n ’empêche pas que certains produits de synthèse peuvent s ‘avérer moins dangereux que ceux dits » naturels » .D ‘ailleurs, tant pour l ‘utilisateur que pour le consommateur ou l ‘environnement !

  67. http://www.cnrtl.fr/etymologie/pesticide ne vous en déplaise ainsi qu’à Wikipédia ! en botanique, les champignons (terme par ailleurs obsolète car faisant référence à des taxons polyphylétiques) ont été exclus il y a bien longtemps du règne végétal. un point de détail me direz-vous? peut-être, sauf que vous ne pouvez pas à la fois poser des termes sans prendre la peine de les définir et dans le même temps exiger de vos détracteurs une rigueur scientifique dont vous semblez vous dispenser vous même

    • Je suis bien au courant que les champignons ne sont pas des plantes.

      Mais du coup j’ai plutôt l’impression que vous confondez herbicide et pesticide. Pour vous un insecticide n’est-il pas un pesticide ? Un pesticide s’attaques aux pestes des cultures, qu’elles soient végétales (herbicide), animales (notamment insecticide, mais aussi rodenticide), fongiques (fongicide) etc.

  68. Bon je me dois de répondre en tant que producteur bio puisque depuis plusieurs jours je vois de veines tentatives de m’expliquer que le bio et le conventionnel c’est la même chose.

    Alors reprenons depuis le début :

    – En bio, pas de produit de synthèse, ni pour les pesticides, ni pour les engrais. Il y a une petite différence. Vous allez me dire qu’un guano et identique à de l’amo-nitrate ?

    – En bio, le nombre de produit autorisé est TRES inférieur à celui du conventionnel. Exemple : donnez moi le nom d’un équivalent bio du glyphosate ? Donner moi un nom de fongicide curatif ? etc…

    – C’est un mensonge de dire qu’en bio les quantités autorisées sont supérieur. Exemple : 6Kg de cuivre par an et par hectare en bio. C’est l’équivalent d’un seul passage en conventionnel….

    Votre raisonnement est étrange, puisque quelques produits bio (dangereux je suis d’accord) ont était synthétisés alors tous les produits de synthèses sont équivalent aux traitements bio ? Quelle drôle de façon de tordre la réalité…

    Personnellement je travaille sur sol vivant et donc je n’utilise aucun produit pour préserver mes auxiliaires et la mycorhize. Et je ne suis pas le seul.

  69. Bonjour à tous, je suis agriculteur en bio (certifié AB, donc règlement européen), je travaille dans une ferme où l’on produit principalement des légumes et des fruits.

    Effectivement sur le fond l’auteur de l’article a raison.

    Son analyse n’est pas par contre très poussée et il manque des informations pour bien comprendre et avoir un avis complet et informé sur la question.

    Le problème fondamental c’est le logo européen bio et la réglementation qui en découle (à savoir que le logo AB n’est qu’une marque du ministère de l’agriculture et qu’il reprend maintenant le règlement européen). Le règlement européen interdit en agriculture biologique l’utilisation de traitements phytosanitaires (pesticide, herbicide, fongicide) qui sont à base de molécule synthétique et les traitements naturels qui ont un impact sur la biodiversité trop important (spectre trop large). Donc on se retrouve avec des traitements autorisés qui sont à base de molécule présente dans la nature et qui sont sélectifs (pour la plupart), c’est à dire qu’ils agissent sur une famille d’insecte ou de champignon en particulier.

    C’est vrai que les traitements utilisés en agriculture biologique sont moins puissant que ceux utilisés en agriculture conventionnelle. Par contre c’est faux que l’on utilise plus de produit à l’hectare du fait d’une efficacité moindre car le règlement de l’agriculture biologique est beaucoup plus contraignant sur les doses/hectare que ce qui est autorisé par ailleurs. Par exemple en agriculture bio, on ne peut pas mettre autant de cuivre/hectare qu’en agriculture conventionnelle. Le fait qu’il fasse 20 à 30% de surface de plus à tonnage de production équivalent ne devrait pas compenser la différence de dose entre les deux types d’agriculture, car il me semble que les doses autorisés sont bien moindre en bio, mais il faudrait parler ici avec des chiffres (ce que l’article ne fait pas).

    Après il faudrait quand même parler de l’approche éthique de l’agriculture biologique. L’objectif en agriculture biologique est de soigner son sol, soigner son écosystème, pour avoir des plantes ou des animaux sains et donc qui n’ont pas besoin d’être ‘traités’. C’est donc une approche globale qui vise à avoir des productions saines sans recourir à la chimie, et seulement en dernier recours nous utilisons des traitements naturels. Il y a aussi en agriculture biologique de la lutte intégré qui est réalisé, où là on apporte des auxiliaires (des insectes qui soit parasitent ou mangent d’autres insectes ravageurs) dans le cas où on arrive pas à avoir un écosystème suffisamment sain pour que cette régulation se fasse toute seule (sous serre en général).

    Pour prendre des cas concrets, moi quand je cultivais l’année dernière, le seul produit que j’ai utilisé c’est du Ferramol qui détruit les limaces. Et cette année en plus du Ferramol on a utilisé un mélange de souffre et de cuivre une fois sur les oignons de conservation car on a eu une grosse attaque de mildiou (champignon), sur une planche de tomate aubergine à l’extérieur en prévention du mildiou aussi. Pour les pucerons, on fait du contrôle manuel principalement en début de saison, on a aussi passé un peu de savon noir et de la décoction de menthe poivrée… On utilise sinon des filets de protection pour se protéger d’insectes volants (pierride du chou, punaise du chou, altise, mineuse du poireau ou de la carotte) ce qui induit un surcoût assez conséquent (de l’ordre de 0.5€/kg de poireau par exemple).

    Il existe des exploitations qui n’ont pas la même approche que nous, et qui utilise l’approche classique qui est fortement induite par les circuits de formations (enseignement agricole, chambre d’agriculture). Ou déjà on a une approche de la plante et non de l’écosystème, donc on nourrit et soigne la plante sans regarder ce qui se passe autour. C’est l’approche NPK pour l’amendement (Azote, Phosphore, Potassium) où l’on va donner à la plante que ce qu’elle a besoin dans ces 3 éléments, mais on peut cultiver sur un sol mort détruit par les pesticides et herbicides, ça pousse quand même; et où l’on va pulvériser des traitements phytosanitaires de manière systématique. D’ailleurs chez nous où ils font beaucoup de maïs (Isère) on ne les voit jamais traiter car ce qui est de plus en plus utilisé ce sont des traitements systémiques qu’il mettent sur les graines, ces molécules actives sont capable de rester dans la plante tout au long de son développement, dans la tige, dans les feuilles, dans les fleurs et enfin dans les fruits… Ce qui pose beaucoup de question sur l’impact sanitaire… Un autre phénomène qui induit l’augmentation des traitement c’est le fait que depuis le début du siècle les recherches scientifiques s’actent à 99.9% sur la sélection de variétés le plus productives possibles mais pas sur leurs résistances aux maladies et ravageurs. En gros on affaibli nos plantes et animaux.. Ce qui forcement pose des problèmes quand on veut passer au bio, car on a perdu nos anciennes variétés ‘rustiques’. Exemple nous avons 2 cochons rustiques (Mangaliza) chez nous qui sont toute l’année dehors, et n’ont aucun traitement; ils sont en super santé. Une collègue avec qui j’ai discuté fait du cochon extérieur avec de la variété industrielle, elle a perdu 8 bêtes sur 24 cette année… à cause d’une pneumonie, malgré un traitement antibiotique. Pareil avec les arbres fruitiers qui demandent énormément de traitement car si jamais ils ont la moindre maladie il ne donne rien.

    Le problème du règlement européen c’est qu’il a été fortement affaibli par certains lobbys industriels qui ont fait en sorte de garder des marges de manœuvre pour continuer à faire du business. Et donc notamment le bio que vous allez trouver dans les grandes surfaces il va plutôt respecter le 2eme modèle que le 1er que je vous ai présenté. Après il existe d’autres labels qui sont plus contraignants mais qui sont assez marginaux (Demeter, Biocoherence, Nature et Progrès). Le mieux reste encore de privilégié les circuits cours et la connaissance du producteur pour surveiller et comprendre ce qu’il fait.

    • Merci de votre commentaire.
      Comme je l’ai dit au commentateur ci-dessous, il est très intéressant d’avoir un retour des professionnels. Je commencerais par manifester mon accord sur le fait que le sujet est trop large pour être traité simplement dans un article si court. La réalité est qu’un article trop long pourra couvrir davantage le sujet, mais rebutera les moins courageux. C’est pour cette raison que j’ai délibéré restreint le sujet aux 3 points suivants :
      – le bio utilise des pesticides
      – ceux-ci ne sont pas en principe plus sûrs
      – les gens ne sont pas au courant
      Maintenant, je vous félicite pour votre approche et votre dévouement à ces causes très nobles. Par contre, je n’ai pas la même analyse que vous quand vous insinuez la dangerosité de traitements systématiques ou directs dans les graines. Il n’y a pas a priori à s’en faire, encore une fois il sera question de la dose appliquée. D’après mes discussions avec les agriculteurs, l’exemple des semences de betterave traitées en amont permet d’utiliser très peu de produit à l’hectare. En parlant d’épandage à l’hectare, l’article dit juste qu’il n’est pas impossible qu’une exploitation bio répande plus qu’une exploitation conventionnelle.
      Je m’excuse de ne pas pouvoir aller plus loin, par manque de temps. Mais nous vous remercions pour toutes ces remarques et précisions.

  70. Bonjour,
    Le thème de ce débat est passionnant, pour moi qui suis paysan … et bio.
    Je voulais cependant souligner un biais dans le raisonnement de l’auteur : Rendre compte que la bio utilise des pesticides (ce qui est exact au regard du cahier des charges de l’AB et de la liste des produits utilisables) ne rend pas compte de l’utilisation réelle des pesticides en AB.
    Utiliser cette assertion pour laisser croire qu’une vérité administrative reflète LA réalité opérationnelle est soit maladroit, soit relève d’ un parti pris.
    Je suis responsable d’un organisme commercial coopératif qui vend des produits pour les producteurs (les intrants). Le chiffre d’affaire de vente des produits phytosanitaires (inclus les phéromones, BT, PNPP, bouillie bordelaise et autres trichogrammes) est inférieur à 1% du CA de vente d’approvisionnement aux producteurs. En nombre d’unité, cela se compte sur les doigts de la main et pour être totalement transparent, la plus grosse vente de produit est un anti limace à base de ferramol. Le résultat d’une entreprise de commerce de produit agricoles bio se fait avec la vente de ses productions, pas avec le négoce de produits phytosanitaires
    En agriculture conventionnelle, ce sont les marges sur les ventes de produits chimique qui font l’essentiel du résultat. Ce n’est pas pour rien que leur utilisation ne cesse de progresser (+5 à 10% par an) alors que ces mêmes opérateurs conventionnels engloutissent des budgets publiques énormes pour, normalement, les diminuer.
    Donc, résolument OUI, les produits phytosanitaires bio sont toxiques, moins sélectifs, … Mais c’est leur utilisation qui doit être jugée : Quantité utilisée, impact sur l’environnement, residus sur les produits consommés, etc … et avec des études récentes. Car l’exemple du Roténone (ou du PBO) datent un peu et la filière bio n’a pas tergiversé des années avant de les interdire : c’est fait !

    • E.T.

      Merci pour vos remarques.

      Il est très important d’avoir un retour des professionnels sur ce sujet. Il est vrai qu’il faudrait donner des détails sur les pratiques réelles des agriculteurs, bio ou non. Car qui dit que la totalité des agriculteurs conventionnels assomment leurs cultures avec des pesticides jusqu’aux limites réglementaires ?

      De toute manière, et cela pourra constituer le sujet d’un autre billet, le risque réel posé par les pesticides sur la santé du consommateur n’est pas établi. La DJA étant 100 fois inférieure à la dose maximale sans effet nocif détecté.

      En ce qui concerne la roténone, à vous de me corriger, mais il semble que la France ait eu une dérogation pour continuer d’utiliser ce produit quelques années après l’interdiction de l’UE. Cette dérogation n’est pas forcément le fait du secteur bio ceci dit, car l’agriculture conventionnelle a pu aussi avoir recours à cette molécule.

      • Je te cite E.T « le risque réel posé par les pesticides sur la santé du consommateur n’est pas établi »

        -> E.T, tu ne peux pas dire cela, il y a déjà un travail énorme de méta-analyse qui a été fait sur les effets des pesticides, en classant par catégories de pesticides les risque sur les différents types de cancers, maladie neuro-dégénérative etc.

        Donc, afin de respecter une démarche scientifique, je te conseille de lire les rapports de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale et aussi du National Institute of Health

        Et, je te cite l’inserm :
        « D’après les données de la littérature scientifique internationale publiées au cours des 30 dernières années et analysées par ces experts,

        « il semble exister une association positive entre exposition professionnelle à des pesticides et certaines pathologies chez l’adulte: la maladie de Parkinson, le cancer de la prostate et certains cancers hématopoïétiques (lymphome non Hodgkinien, myélomes multiples).

        Par ailleurs, les expositions aux pesticides intervenant au cours de la période prénatale et périnatale ainsi que la petite enfance semblent être particulièrement à risque pour le développement de l’enfant »

        http://presse.inserm.fr/pesticides-effets-sur-la-sante-une-expertise-collective-de-linserm/8463/

        D’après ce rapport de l’inserm toujours :

        « Des effets toxiques sur la spermatogenèse humaine ont été observés, sans ambiguïté, chez les professionnels appliquant différents produits actuellement interdits d’usage. Cependant, d’autres pesticides classés comme toxiques pour la reproduction en caté- gorie 2 (sur la base de données expérimentales chez l’animal) justifient leur surveillance et la recherche d’effets chez l’homme. Le développement de l’enfant, tant au cours de sa vie intra- utérine que postnatale, est connu pour être extrêmement sen- sible, d’une manière générale, aux xénobiotiques, parmi lesquels figurent les pesticides. Les effets cancérogènes de certains pesticides ont été mis en évidence expérimentalement chez l’animal. Partant de ces don- nées, et en les complétant dans certains cas d’études épidémio- logiques, le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) a évalué et classé la cancérogénicité de certains pesticides. La découverte de propriétés hormonales de plusieurs pesticides a notamment suscité des recherches sur les cancers dits hormono- dépendants »

        pour le pdf :
        https://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=1&ved=0ahUKEwjEsMbjid3PAhUsD5oKHVcuADYQFggkMAA&url=http%3A%2F%2Fwww.inserm.fr%2Fcontent%2Fdownload%2F72647%2F562921%2Fversion%2F4%2Ffile%2FExpertise%2BPesticides%2Bsynth%25C3%25A8se%2B2013%2BVF.pdf&usg=AFQjCNHQfT-GCBD2XMKG45I-0E0l5X70aQ&sig2=e1IkeJ4PBxw5vBjo82ONsw&bvm=bv.135974163,d.bGs

        • Si tu relis attentivement ma phrase et les conclusions du rapport de l’INSERM que tu cites, tu te rendras compte qu’il n’y a pas de quoi remettre en question ce que j’ai dit. Le risque décrit concerne uniquement ceux qui sont exposés à des quantités considérables de pesticides, donc les professionnels au contact des pesticides, et non pas le consommateur. Hors si les gens veulent éviter les pesticides, c’est en premier lieu pour leur santé à eux. Donc si il y a matière à vouloir augmenter la régulation des pesticides et la prévention en milieu professionnel, il n’y a pas forcément lieu de crier au scandale sanitaire d’envergure nationale (les gens rapprochent ça du scandale de l’amiante qui a fait et fera des dizaines de milliers de morts d’après un rapport du Sénat https://www.senat.fr/rap/r05-037-1/r05-037-19.html). Enfin, il demeure la question des équipements de protection qu’il conviendrait de prendre en compte : est-il possible de limiter ces effets sur la santé des agriculteurs en les protégeant davantage lors de l’utilisation des différents produits ?

  71. « On s’attendrait à ce que vous fournissiez des références de publications scientifiques » excellent conseil : vous feriez bien de le suivre ! et pas seulement celles qui vous arrangent… allez jeter un oeil du coté des rendements des fermes pilotes en permaculture de l’INRA par rapport à l’intensif ; expliquez à vos lecteurs ce qu’est le « zérophyto », expliquez que le sulfate de cuivre n’était sciemment pas utilisé par de nombreux agriculteurs bio conscients de ses dangers et qu’il s’agit d’un fongicide (et non d’un pesticide!) et qu’il est actuellement supplanté par l’introduction de mycorhizes occupant l’espace au détriment des champignons pathogènes.
    Quant à votre réponse au commentaire précédent : vous lui dispensez des leçons en vous gardant bien de répondre à ses interrogations sur la biodiversité et l’état comparatif des sols…un oubli sans doute?
    Quant au choix de l’illustration déplorable : il a au moins le mérite d’annoncer que la suite va jouer sur l’irrationnel

    • D’abord, un fongicide est un pesticide.

      Ensuite, vous évoquez la permaculture, il n’en est absolument pas question dans cet article. Concernant ses résultats préliminaires, avez-vous une source s’il vous plaît ?

      Et non, ce n’est pas à moi de démontrer que le bio est globalement moins intéressant ou similaire au conventionnel, car ce n’est pas ce que j’affirme dans l’article. Un peu de logique ne fera pas de mal : la charge de la preuve est sur mon interlocuteur qui affirme que le bio améliore tout un tas d’indicateurs qu’il considère pertinent.

      Enfin, l’image fait simplement référence au manque d’information des consommateurs sur l’utilisation de pesticides en bio potentiellement encouragé par les acteurs économiques du bio car il leur profite directement.

  72. c’est bien E.T, bravo, vous avez bien agité le hochet négatif de ceux qui ne veulent pas d’un monde plus sain, plus vertueux…. merci, c’est vrai que ce genre de discours manque actuellement. …. si vous avez besoin d’exister, de trouver un sens à votre vie, vous pouvez rejoindre les rangs de ceux qui se battent pour améliorer les choses, vous mettrez votre science et votre pugnacité au service d’un combat noble… merci au revoir.

    • Au contraire, je partage complètement vos valeurs : protection de l’environnement et de la santé des consommateurs et des agriculteurs. Cet article n’attaque pas ces motivations qui sont très nobles, au contraire. Ce que j’ai essayé d’expliquer, c’est que la réglementation bio n’est pas nécessairement toujours productive pour atteindre les buts qu’elle se fixe.

  73. Merci de ton commentaire.

    Effectivement le but de cet article était d’exposer une réalité simple et de rappeler que « naturel » n’était pas synonyme d’inoffensif. Je ne dis pas que le bio est pire que le conventionnel, seulement que certains partisans sont animés par une idéologie, qui est indépendante de la réalité scientifique et qui est donc susceptible de mener parfois à des mesures contre-productives.

    Après, il ne faut pas s’inquiéter, je n’ai aucune sympathie particulière pour l’industrie des produits phytosanitaires (ni pour aucune autre). Et cet article ne traite pas de la question des produits utilisés en agriculture conventionnelle. Les effets sur la santé des agriculteurs en particulier, ainsi que sur l’environnement doivent être surveillés. À l’occasion je tenterai de faire une synthèse de la littérature scientifique, mais puisque tout est dans la nuance, ce n’est pas chose aisée et il faudra y consacrer beaucoup de temps.

    Dans tous les cas, il y a des chances pour que l’hystérie du public autour des pesticides ne soit pas vraiment fondée, notamment en ce qui concerne les effets sur la santé du consommateur. La crainte envers les « produits chimiques » est par contre susceptible de jouer un grand rôle dans cette réaction.

  74. Bonjour,

    Je viens de recevoir votre article via FB, et je suis affligé. Cet article n’est pas scientifique (Je suis docteur en biologie!) car il est clairement engagé du côté des chimistes producteurs des pesticides de synthèse. Vous ne pouvez pas écrire un article comme ça car il laisse globalement cette impression fausse et malsaine que l’agriculture intensive/productiviste et l’agriculture bio c’est la même chose !

    Vous ne pouvez pas mettre sur le même pied d’égalité une agriculture productiviste/intensive qui utilise des milliers de molécules chimiques et une agriculture bio !

    J’ai juste envie de vous dire allez sur le terrain comparer l’état d’une culture bio versus non bio (l’état des sols ! la biodiversité ! et les rendements qui sont dans certains cas nettement supérieur en bio!!), tester les légumes/fruits bio versus non bio, cultivez un potager en bio et un en non-bio, et vous en aurez marre de manger et respirer de la merde ! Ces pesticides utilisés en non-bio qui vous prennent à la gorge et qui vous rendent malade et qui polluent massivement les sols (Je l’ai vécu en travaillant dans une exploitation maraichère non bio). Alors seulement vous pourrez écrire votre article de façon éclairé ! en alignant/développant bien tous les arguments des uns et des autres et en ne développant pas ceux qui vous intéresse !

    Ré-écrivez votre article, vous partez d’une idée peut être intéressante mais vous ne pouvez pas l’écrire comme ça ! car ce n’est pas de la science là ! et c’est d’autant plus grave pour un doctorant

    Mathieu.B

  75. A reblogué ceci sur Boycottet a ajouté:
    @zayuma

  76. Nous ne vivons pas dans le meilleur des mondes, mais le bio est une garantie de protection de l’environnement, meme si c’est sur qu’il est perfectible… A propos des résidus de pesticides dans les fruit et légumes, eh bien reardez des reportage comme cash investigation et autres assez nombreux ces dernières années, vous constaterez pour peu que vous regardiez honnetement, que les résultats sont sans apel: on y voit que les produit bio ont a chaque fois des quantité négligeable voire aucune trace de pesticide, comparé aux vingtaines trouvés dans les pomme par exemple. Mais comme on dit, il n’y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir.

    • E.T.

      Aïe aïe… citer CASH Investigation comme source, ce n’est pas très judicieux.

      Ce reportage a été critiqué de toutes parts (même par Libération) de par l’extrême médiocrité de son argumentation et le manque de recul manifeste de ceux qui l’ont préparé. Quant aux tests de produits bio pour y trouver des pesticides, si vous ne cherchez pas les pesticides bio il est normal que vous ne trouviez pas grand chose !

      Le bio se prétend une garantie de protection de l’environnement. Puisqu’ils affirment que c’est le cas, c’est à eux d’en fournir les preuves. Malheureusement, au jour d’aujourd’hui il ne semble pas que ces preuves aient été publiées dans la littérature scientifique. D’autant qu’il leur faudrait prouver que les bénéfices doivent surpasser l’augmentation des surfaces agricoles nécessaires. Dans tous les cas, si vous avez des références fiables, n’hésitez pas à nous les apporter.

      Analyses et critiques du reportage CASH Investigation :
      http://www.liberation.fr/desintox/2016/02/11/pesticides-le-chiffre-bidon-de-cash-investigation_1432447
      http://www.liberation.fr/desintox/2016/02/17/pesticides-episode-2-cash-investigation-a-toujours-tort_1432658
      http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2614

      • bonjour E.T, c’est bien dommage que dans votre premier post vous disiez à peu près cela « je ne parlerai pas de l’impact sur la santé/environnement des pesticides bio, la dose fait le poison… »; c’est dommage car c’est bien ce qui est intéressant dans ce sujet!! oui le bio utilise certains pesticides, (impossible de cultiver quoi que ce soit sinon, il suffit d’avoir un peu jardiné dans sa vie pour savoir cela); mais oui aussi le bio est moins nocif que bcp d’autres modes d’agriculture.

        • et puis on produit bcp trop aujourd’hui, un tiers de la production alimentaire mondiale est jetée chaque année, donc ce n’est pas grave si le bio produit moins. produire mieux et moins, voilà une solution vertueuse…

  77. @ET il me semble que le débat ne se situe pas dans le fait qu il y ait ou pas de différences entre une molécule de synthèse et une molécule naturelle, certes ce sont des molécules, mais dans le fait que l agriculture bio n utilise pas les meme molécules que l agriculture chimique. Dans un cas, elles sont présentes naturellement dans l environnement, dans l autre cas elle ne le sont pas. Donc non ça n est pas comparable. D ailleurs si elles étaient naturellement présentes dans l environnement, pourquoi s amuserait on a les synthétiser en laboratoire? Ce qui ne veut pas dire que les molécules utilisées en bio ne sont pas nocives. Mais la majorité des agris bio en utilisent a très faible dose et en cas de nécessite absolue, voire pas du tout comme dans mon cas. Il existe des tas de solutions de protection en bio qui ne font intervenir aucune molécule.

    • Le fait que le cuivre se trouve dans l’environnement ne veut pas dire qu’en étendre des quantités substantielles sur une surface agricole n’aura pas de conséquence. Tout est affaire de dose, et si une molécule existe naturellement quelque part sur Terre (dans des gisements pour les métaux par exemple), ça ne veut pas dire qu’il n’y aura pas de conséquence à le déverser ailleurs.

      Avez-vous une source montrant que les agriculteurs bio utilisent ces pesticides en très faible dose ? Même si c’était le cas, il reste à démontrer que l’incrément de prix est justifié par un réel effet bénéfique pour la santé et l’environnement. Si vous avez des travaux sur ces quantifications là, je suis intéressé ! Du reste, même une technique de protection ne faisant intervenir aucun produit peut avoir des conséquences, par exemple les organismes envahissants.

      • @ET si vous vous penchez sur le cahier des charges européen (et ça n est pas le plus strict et le plus transparent) en bio (je parle du maraichage en particulier car c est ce que je connais le mieux) vous verrez que les doses autorisées sont infimes et la gamme de molécules autorisées extrêmement réduite. Peronnellement j utilise un peu de ferramol en cas de grosses attaques de limaces et escargots, et un peu de souffre en cas d oidium, mais cela doit m arriver 2 a 3 fois par an. Je travaille surtout sur les rotations, l association de plantes, les pièges a phéromones, les solutions mécaniques, l introduction d insectes auxiliaires (qui ne sont pas des espèces invasives! arrêtons de dire n importe quoi) et leur maintien sur l exploitation en essayant de créer des conditions favorables a leur survie. Et ça marche vraiment bien, pas pour tout, mais en essayant de considérer son exploitation comme un ecosystème qui doit rester fonctionnel, sain et diversifie, on a de très bons résultats. Je ne dis pas que tout les agri bio fonctionnent comme ça, j en connais qui font du conventionnel avec des produits autorises en bio, et ceux la on les retrouve dans les grandes coopératives et les marques de supermarché. Une seule solution pour être sur, acheter en direct et faire connaissance avec les producteurs, ou en petites structures commerciales qui connaissent leurs fournisseurs.

        • E.T.

          Je ne peux que vous féliciter de votre approche, et constater un point d’accord sur le fait que le mieux est de connaître les pratiques de l’agriculteur qui produit ce que l’on achète. Un label informe de bien peu en comparaison, car avec ou sans label, les pratiques peuvent varier du tout au tout.

    • @ET si vous vous penchez sur le cahier des charges européen (et ça n est pas le plus strict et le plus transparent) en bio (je parle du maraichage en particulier car c est ce que je connais le mieux) vous verrez que les doses autorisées sont infimes et la gamme de molécules autorisées extrêmement réduite. Peronnellement j utilise un peu de ferramol en cas de grosses attaques de limaces et escargots, et un peu de souffre en cas d oidium, mais cela doit m arriver 2 a 3 fois par an. Je travaille surtout sur les rotations, l association de plantes, les pièges a phéromones, les solutions mécaniques, l introduction d insectes auxiliaires (qui ne sont pas des espèces invasives! arrêtons de dire n importe quoi) et leur maintien sur l exploitation en essayant de créer des conditions favorables a leur survie. Et ça marche vraiment bien, pas pour tout, mais en essayant de considérer son exploitation comme un ecosystème qui doit rester fonctionnel, sain et diversifie, on a de très bons résultats. Je ne dis pas que tout les agri bio fonctionnent comme ça, j en connais qui font du conventionnel avec des produits autorises en bio, et ceux la on les retrouve dans les grandes coopératives et les marques de supermarché. Une seule solution pour être sur, acheter en direct et faire connaissance avec les producteurs, ou en petites structures commerciales qui connaissent leurs fournisseurs.

      • E.T.

        Je ne peux que vous féliciter de votre approche, et constater un point d’accord sur le fait que le mieux est de connaître les pratiques de l’agriculteur qui produit ce que l’on achète. Un label informe de bien peu en comparaison, car avec ou sans label, les pratiques peuvent varier du tout au tout.

  78. je trouve cet article très intéressant , il exprime parfaitement l ‘idée que je me fais du bio .
    Mais prendre au pied de la lettre la définition du mot » pesticide » relève d ‘une certaine malhonnêteté . Car dans l’ esprit des gens l ’emploi de pesticides agricoles = chimie systématique . Le bio a une toute autre approche de la défense des végétaux

  79. On peut aussi manger du « bio » parce que les tomates « bio » ont un goût de tomate, aussi.

    Mais il est certain qu’il faut trier et prendre en considération d’autres critères – privilégier les circuits courts, par exemple, c’est un autre critère que n’implique pas forcément la seule considération sur le caractère « bio ». Ou encore, on trouve des produits « bio » contenant de l’huile de palme ; ce qui n’est pas franchement formidable.

    Mais, je comprends les réactions dans certains commentaires : c’est vrai que le style de l’article rappelle le style de textes « anti bio » cherchant à écarter toute remise en question des pratiques agricoles actuelles en se donnant un air « scientifique ». Mais ça peut n’être qu’une ressemblance sur la forme.

  80. Ce qu’il faut revoir surtout c’est l’aspect sur-productiviste de la monoculture. Car comment faire une nourriture saine avec les mêmes méthodes de culture ? Pour faire du vrai bio il faut peut-être se tourner vers la permaculture.

  81. allpictures10

    Merci (sciencepop) merveilleux blog de

  82. T’es qui toi E.T. ? Aurais tu le courage de dire qui tu es et pour qui tu travaille ?

    • Bonjour, et merci de poser la question. On l’aurait préférée un peu plus polie ceci dit 😉

      Pour des raisons de protection de vie privée, j’utilise un pseudonyme. Ce que je peux vous dire, c’est que je suis actuellement en troisième année de doctorat, sur un sujet qui touche globalement à la physique et plus particulièrement aux matériaux magnétiques. Je travaille donc pour un établissement de l’enseignement supérieur. Mon activité sur ce blog ne m’apporte aucun revenu et je suis uniquement motivé par la diffusion de la culture scientifique et de l’esprit critique sur ce genre de sujets (n’hésitez pas à consulter les autres articles).

      • Bonsoir,
        Donc tu n as pas un doctorat en agriculture biologique, ni en agroforesterie, ni en agroécologie ?
        Tu n’es pas non plus paysan ? ou fils de paysan ? dans le sens noble du terme.
        Dans la négative, petit conseil, reste dans ton domaine, la physique, ou bien modère tes paroles, travaille-les.
        Je pense que tu t’es attiré les foudres… ça c’est physique.
        Ceci-dit, je n’utilise pas de purins de plantes qui sont des fongicides, des pesticides et des engrais. Je préfère faire du compostage de surface.
        Et au fait, essaie de ne pas dépouiller la planète de ses matériaux magnétiques ; table sur le bio-mimétisme… décidément, le bio est partout quand il s’agit de VIE.
        Bonne soirée !
        Lo

        • E.T.

          Effectivement, je ne suis pas spécialiste. Ceci dit, le groupe Science Pop est composé d’une équipe aux compétences académiques variées (psychologie, médecine, biologie). Par ailleurs, je n’en ferai pas l’étalage parce que ce n’est pas mon tempérament, mais vous ne pouvez pas présumer de mes connaissances sur des sujets qui ne sont pas a priori ma spécialité.

          Mais je n’ai pas spécifiquement à me défendre. À vous focaliser davantage sur l’auteur d’un discours plutôt que sur son contenu, vous risquez de tomber dans les travers de l’argument d’autorité, un expert peut toujours se tromper et ne pas refléter l’opinion majoritaire de la communauté scientifique. Pourquoi ne pas plutôt vous engager honnêtement dans le débat sur le plan factuel ? Avez-vous au moins regardé les sources des affirmations faites dans l’article ? Car tout ce que j’ai avancé est vérifiable, et il n’y a pas particulièrement besoin de compétences dans le domaine pour pouvoir dire que 1) l’agriculture bio utilise des pesticides 2) ils ne sont pas particulièrement inoffensifs et 3) beaucoup de gens ne le savent pas. Si vous n’êtes pas d’accord, apportez la contradiction convenablement sourcée SVP.

          Sur tous les sujets abordés sur ce blog, nous nous basons sur le consensus de la communauté scientifique spécialiste lorsqu’il existe. Une fois que l’on est familier avec la méthode scientifique et ses fondements, il est à la portée de n’importe quel citoyen curieux de rechercher une information scientifique correcte sur ces sujets. Dans notre cas ici, avec un peu de culture scientifique et d’esprit critique, il n’est pas difficile de remarquer que le discours de certains partisans du bio n’est pas scientifique du tout.

          Du reste, sachez que bio-mimétisme et gestion durable des ressources naturelles n’ont rien à voir.

          • Bern

            Bonjour,

            Je pense que lostas1onearth parle justement du biais d’autorité scientifique. Combien de Prix Nobel ont déjà fait des dérapages public sur des sujets scientifiques n’étant pas leur spécialité ?

            Pr Luc Montagnier (prix Nobel de médecine 2008), sur la mémoire de l’eau.
            Pr James Watson (prix Nobel de médecine 1972), sur l’intelligence selon les « races » humaines.

            Pour n’en cité que deux, même si ils sont plus nombreux.
            Parler d’un domaine en dehors de sa compétence première exige effectivement la plus grande prudence et demande plus de nuance. Sinon on se retrouve avec de nombreux commentaires, parfois justifié pour le manque de nuance de l’article en question, mais qui à au moins le mérite de contribuer au débat.

        • Reponse au 15/10/2016 7h50 :
          les agriculteurs bio certifiés sont contrôlés par l’organise certificateur sur les quantité de cuivre utilisé. Cette quantité est limité par exemple à 6 kg d’équivalent cuivre métal par hectare par an.

          réponse au 14/102016 à 21h37

          Si vous êtes d’accord qu’un expert peut se tromper, seriez vous d’accord pour adopter dans la tenue de vos propos le ton de celui qui peut se tromper également? ou simplement écrire vos affirmations à la première personne du singulier, car elles commencent en premier par votre engagement.

          depuis que je pratique le bio je me suis souvent rendu compte que lorsque l’homme essaye d’émettre des règles sur le fonctionnement de la nature, il y a des imperfections.

          enfin je vous invite à lire » les mots sont des fenêtres ou bien des murs » de Marshal Rosenberg. ce livre vous permettra de comprendre une des origines du sentiment de la colère, et ainsi comment certains propos peuvent être perçus très violents, juste par la façon dont ils sont formulés et provoquent une levée de bouclier.

    • Bonsoir,
      Donc tu n as pas un doctorat en agriculture biologique, ni en agroforesterie, ni en agroécologie ?
      Tu n’es pas non plus paysan ? ou fils de paysan ? dans le sens noble du terme.
      Dans la négative, petit conseil, reste dans ton domaine, la physique, ou bien modère tes paroles, travaille-les.
      Je pense que tu t’es attiré les foudres… ça c’est physique.
      Ceci-dit, je n’utilise pas de purins de plantes qui sont des fongicides, des pesticides et des engrais. Je préfère faire du compostage de surface.
      Et au fait, essaie de ne pas dépouiller la planète de ses matériaux magnétiques ; table sur le bio-mimétisme… décidément, le bio est partout quand il s’agit de VIE.
      Bonne soirée !
      Lo

      • E.T.

        Effectivement, je ne suis pas spécialiste. Ceci dit, le groupe Science Pop est composé d’une équipe aux compétences académiques variées (psychologie, médecine, biologie). Par ailleurs, je n’en ferai pas l’étalage parce que ce n’est pas mon tempérament, mais vous ne pouvez pas présumer de mes connaissances sur des sujets qui ne sont pas a priori ma spécialité.

        Mais je n’ai pas spécifiquement à me défendre. À vous focaliser davantage sur l’auteur d’un discours plutôt que sur son contenu, vous risquez de tomber dans les travers de l’argument d’autorité, un expert peut toujours se tromper et ne pas refléter l’opinion majoritaire de la communauté scientifique. Pourquoi ne pas plutôt vous engager honnêtement dans le débat sur le plan factuel ? Avez-vous au moins regardé les sources des affirmations faites dans l’article ? Car tout ce que j’ai avancé est vérifiable, et il n’y a pas particulièrement besoin de compétences dans le domaine pour pouvoir dire que 1) l’agriculture bio utilise des pesticides 2) ils ne sont pas particulièrement inoffensifs et 3) beaucoup de gens ne le savent pas. Si vous n’êtes pas d’accord, apportez la contradiction convenablement sourcée SVP.

        Sur tous les sujets abordés sur ce blog, nous nous basons sur le consensus de la communauté scientifique spécialiste lorsqu’il existe. Une fois que l’on est familier avec la méthode scientifique et ses fondements, il est à la portée de n’importe quel citoyen curieux de rechercher une information scientifique correcte sur ces sujets. Dans notre cas ici, avec un peu de culture scientifique et d’esprit critique, il n’est pas difficile de remarquer que le discours de certains partisans du bio n’est pas scientifique du tout.

        Du reste, sachez que bio-mimétisme et gestion durable des ressources naturelles n’ont rien à voir.

      • Reponse au 15/10/2016 7h50 :
        les agriculteurs bio certifiés sont contrôlés par l’organise certificateur sur les quantité de cuivre utilisé. Cette quantité est limité par exemple à 6 kg d’équivalent cuivre métal par hectare par an.

        réponse au 14/102016 à 21h37

        Si vous êtes d’accord qu’un expert peut se tromper, seriez vous d’accord pour adopter dans la tenue de vos propos le ton de celui qui peut se tromper également? ou simplement écrire vos affirmations à la première personne du singulier, car elles commencent en premier par votre engagement.

        depuis que je pratique le bio je me suis souvent rendu compte que lorsque l’homme essaye d’émettre des règles sur le fonctionnement de la nature, il y a des imperfections.

        enfin je vous invite à lire » les mots sont des fenêtres ou bien des murs » de Marshal Rosenberg. ce livre vous permettra de comprendre une des origines du sentiment de la colère, et ainsi comment certains propos peuvent être perçus très violents, juste par la façon dont ils sont formulés et provoquent une levée de bouclier.

  83. Son intention est malfaisante ? ça sonne très religieux comme formulation!

  84. le terme bio désigne une agriculture sans traitement de synthèse mais la même molécule naturelle est autorisée même si elle est autant toxique ….donc tu es certain que c’est du bio quand c’est écrit bio mais ce qui est sur c’est que ce n’est pas bio comme la définition que les gens s’en font ( sans traitement meilleur pour la santé etc…. c’est parfois pire car ils ont des derrogations pour pouvoir traiter plus car les produits sont moins efficace mais tout autant toxique ..

    • Bon je me dois de répondre en tant que producteur bio puisque depuis plusieurs jours je vois de veines tentatives de m’expliquer que le bio et le conventionnel c’est la même chose.

      Alors reprenons depuis le début :

      – En bio, pas de produit de synthèse, ni pour les pesticides, ni pour les engrais. Il y a une petite différence. Vous allez me dire qu’un guano et identique à de l’amo-nitrate ?

      – En bio, le nombre de produit autorisé est TRES inférieur à celui du conventionnel. Exemple : donnez moi le nom d’un équivalent bio du glyphosate ? Donner moi un nom de fongicide curatif ? etc…

      – C’est un mensonge de dire qu’en bio les quantités autorisées sont supérieur. Exemple : 6Kg de cuivre par an et par hectare en bio. C’est l’équivalent d’un seul passage en conventionnel….

      Votre raisonnement est étrange, puisque quelques produits bio (dangereux je suis d’accord) ont était synthétisés alors tous les produits de synthèses sont équivalent aux traitements bio ? Quelle drôle de façon de tordre la réalité…

      Personnellement je travaille sur sol vivant et donc je n’utilise aucun produit pour préserver mes auxiliaires et la mycorhize. Et je ne suis pas le seul.

  85. Se rassure qui veut

    Pesticides Bio???? Qu’entendons nous par là exactement? Si j’examine la liste des produits autorisés par l’agence bio je trouve ceci :

    Substances inscrites à l’annexe II du RCE n°889/2008
    L’annexe II du Règlement CE n°889/2008, modifié par le règlement CE n°354/2014 paru le 8 avril 2014, liste l’ensemble des substances actives des produits phytopharmaceutiques, qui sont autorisées en Agriculture Biologique dans le cadre de la protection des plantes. On trouve ainsi 7 catégories de substances actives réparties en fonction de leur nature et mode d’utilisation :

    1) les substances d’origine animale et végétale,
    2) les micro-organismes utilisés dans la lutte biologique contre les ravageurs et les maladies,
    3) les substances produites par des micro-organismes,
    4) les substances à utiliser dans les pièges et/ou les distributeurs,
    5) les préparations à disperser en surface entre les plantes cultivées,
    6) les autres substances traditionnellement utilisées dans l’agriculture biologique,
    7) et les autres substances.

    En bref on retrouve du cuivre et du soufre, des bactéries et champignons antagonistes de ceux provoquant les maladies des plantes, les parasites naturels des ravageurs de cultures, des phéromones pour la confusions sexuelles, de l’argile, des huiles essentielles, des purins et tisanes de plantes, des phosphates ferriques, du savon, des huiles végétales, du bicarbonate et des pyrètres….. Concernant le pyrètre je veux bien admettre son caractère nocif, car insecticide efficace il tend à détruire les populations d’insectes sans distinction. Mais à par celui-ci je ne vois pas ce que l’on peut qualifier de « pesticides bio »…

    Rien en tous les cas qui va s’accumuler dans les fruits et légumes que nous consommons au quotidien. Car il faut également préciser que les bio ne sont là que des produits de contacts alors que les pesticides chimiques sont des systémiques, c’est à dire qu’ils pénètrent DANS la plante par son système de circulation interne et se retrouvent donc bien dans les produits que nous consommons….

    • Une petite lecture de l’introduction de la page Wikipédia « pesticide » vous montrera que les éléments de la liste que vous donnez correspondent bien à la définition de pesticide. Il semblerait que pour vous un « pesticide » soit un « pesticide de synthèse », ce qui n’est pas le cas et c’est ce qui a motivé la rédaction de cet article. De plus, le dernier élément « et les autres substances » laisse dubitatif…

      Concernant votre dernier point, il s’agit d’une affirmation sans source. Avez-vous des références à nous fournir ?

      • Quand on prend « Wikipédia » comme source sûre d’information, je me pose la question de la réalité de vos propos !!???

        • E.T.

          Pour une information si triviale que la définition du mot pesticide, oui Wikipédia est pertinent. Cherchez par vous-même, mais un pesticide est toujours défini comme un produit qui a pour but de protéger les cultures de différentes pestes (insectes, mauvaises herbes, champignons…). De toute manière, cela a en fait une importance très limitée dans le débat : quels que soient les mots qu’on emploie, ce qui compte c’est de savoir si ce que les agriculteurs utilisent pour protéger leurs cultures est dangereux ou non pour leur santé, celle des consommateurs et l’environnement.

          Vous remarquerez que les sources utilisées dans l’article en ce qui concerne les éléments cruciaux sont particulièrement fiables, avec des liens vers des articles scientifiques publiés dans des journaux à comité de lecture.

          Par ailleurs, Wikipédia n’est pas si mauvais qu’on le pense, du moins en langue anglaise et sur les aspects scientifiques ou historiques de base (voir étude comparant Wikipédia et la célèbre Encyclopedia Britannica).

    • Quand on prend « Wikipédia » comme source sûre d’information, je me pose la question de la réalité de vos propos !!???

      • E.T.

        Pour une information si triviale que la définition du mot pesticide, oui Wikipédia est pertinent. Cherchez par vous-même, mais un pesticide est toujours défini comme un produit qui a pour but de protéger les cultures de différentes pestes (insectes, mauvaises herbes, champignons…). De toute manière, cela a en fait une importance très limitée dans le débat : quels que soient les mots qu’on emploie, ce qui compte c’est de savoir si ce que les agriculteurs utilisent pour protéger leurs cultures est dangereux ou non pour leur santé, celle des consommateurs et l’environnement.

        Vous remarquerez que les sources utilisées dans l’article en ce qui concerne les éléments cruciaux sont particulièrement fiables, avec des liens vers des articles scientifiques publiés dans des journaux à comité de lecture.

        Par ailleurs, Wikipédia n’est pas si mauvais qu’on le pense, du moins en langue anglaise et sur les aspects scientifiques ou historiques de base (voir étude comparant Wikipédia et la célèbre Encyclopedia Britannica).

  86. Les trois points que vous soulevez sont mal formulés et/ou dépassent les conclusions de cet article. De plus, contrairement à ce que vous dites, les affirmations sont sourcées, vous pouvez aller vérifier vous-même les informations. Reprenons vos trois points :

    1. « Le bio est une idéologie, un concept de marketing, pas une science. »
    Passons sur le fait que l’agriculture biologique ou même l’agriculture conventionnelle ne sont ni des « idéologies » ni des « sciences », mais des pratiques agricoles. Ce qui constitue une idéologie dans le cas du bio, c’est l’ensemble de croyances qui poussent les gens à consommer bio. Cet article aborde notamment le sophisme d’appel à la nature dans le cas des pesticides, qui voudrait que « c’est mieux parce que c’est naturel ». Bien que les objectifs du bio soient nobles (protection de la santé et de l’environnement), les méthodes mises en oeuvre ne vont pas toujours dans le bon sens. Pourquoi ? Parce que certaines règles de l’agriculture bio ne prennent pas en compte les données scientifiques mais sont basées sur des idées reçues.

    2. « On nous ment, il y a des pesticides dans le bio. »
    Le mensonge est plus exactement un non-dit. Et le fait qu’une bonne partie de la population ignore que le bio utilise des pesticides suffit à dire qu’il y a un problème dans la communication.

    3. « Le bio ne peut pas nourrir la planète. »
    L’article ne soutient pas du tout cette idée. Il est juste question de la faiblesse relative du rendement en bio. On pourrait effectivement nourrir toute la planète avec des produits bio, mais la question est de savoir à quel prix en termes d’augmentation de surface agricole et d’impact global sur l’environnement (notamment par la déforestation).

    S’il vous plaît précisez les amalgames qui ont été faits, car au contraire l’article précise qu’il faut procéder au cas par cas : « [pour] protéger la santé publique et l’environnement […], il nous faut quantifier le risque associé à chaque pesticide ». N’êtes-vous pas d’accord ?

    Votre dernière remarque est une accusation infondée. Notre intention est de promouvoir l’information scientifique et l’esprit critique sur ce sujet. On constate que trop souvent les citoyens, qui veulent bien faire en achetant bio, sont souvent mal informés sur ce qu’est le bio et sur la réalité des bénéfices qui lui sont attribués. Nous sommes conscients tout comme vous des défis sanitaires et environnementaux de notre siècle, nous sommes juste en désaccord sur le fait que le bio soit une solution pertinente pour relever ces défis sur le plan de l’agriculture.

  87. L’important probablement dans ce débat Bio ou non Bio réside dans le fait que ce soit devenu un sujet de société. On ne peut que se réjouir des tendances actuelles de la Biodynamie, la Permaculture et plus globalement de la prise de conscience citoyenne de certains délires/problèmes de l’industrie agroalimentaire de monoculture et son impact sur nos sols, notre environnement. Les labels AB ne sont bien sûrs pas parfaits et peut-être que les citoyens méritent plus d’information; mais de là à sous-entendre que finalement tout ça c’est bonnet-blanc, blanc-bonnet… Ce dont on est sûrs c’est que l’agriculture conventionnelle utilise des intrants chimiques dont la nocivité est « quasi-prouvée » mais toujours autorisés grâce au « lobbying » politiques de gros employeurs chimiques. Ce que ne fait pas le Bio. A bon entendeur.

    • le lobbying ce que ne fait pas le bio…. hum hum l’idée que les gens ont du bio sans traitement meilleur pour la santé etc… qui est fausse d’ailleurs n’est pas venue toute seule il suffit de regarder les publicité qui disent que c’est meilleur pour la santé etc … le bio permet de faire croire aux gens que l’état à mis en place une solution agricole propres .. ainsi ont laisse penser aux écolos qu’une solution existe (le bio) et personne ne manifeste contre l’agriculture conventionnelle… tout le monde est gagnant: l’agriculture bio fait tout autant de merde et l’élite ecolo désinformée paye plus cher et l’agri conventionnelle est laissée tranquille..
      ps : à ton avis pourquoi l’agriculture raisonnée n’a jamais percé niveau label et reconnaissance … car si tout le monde l’adoptait le chiffre des lobbies baisseraient leur chiffre et l’on pourrait l’appliquer en globalité… et les produits bio ont tout autant un marché avec des gros poissons derrière..

      • camarje

        OUI OUI l’agriculture raisonnée.
        Voyons ce que c’est et par qui c’est créer au final (L’UIPP tient donc un lobby fort non?).
        Alors ça dit quoi?
        Il faut utiliser le bon pesticide
        a la bonne dose
        et dans les conditions adéquates.

        C’est un piège ou quoi ? Une agriculture conventionnelle certifiée?

        • Et l’agriculture BIO, avec un chiffre d’affaire de 8 milliards d’euros en France en 2018, organisée dans le syndicat SYNABIO, ce n’est pas un lobby ?

          D’autre part, quelle est la meilleure stratégie selon vous :
          1- Utiliser le bon pesticide, à la bonne dose et dans les conditions adéquates.
          Ou bien
          2- Utiliser un pesticide « naturel », même s’il existe des pesticides de synthèse aussi efficace et moins toxiques.

          Pour moi, le piège c’est le 2.

    • Anonyme

      bonjour Bertrant , ce dont on est sûrs c’est que l’agriculture conventionnelle utilise des intrants chimiques dont la nocivité est « quasi-prouvée ». OUI.
      http://presse.inra.fr/Communiques-de-presse/Effet-cocktail-de-pesticides-a-faible-dose-par-l-alimentation
      https://ehp.niehs.nih.gov/doi/10.1289/ehp2877

      • Arthurbg

        t’adonnerais-tu au saut à l’élastique si le matériel était quasi contrôlé ????
        Et le NATUREL = SOUPE de CHIMIQUE….TOUT est chimique même H2O

      • Arthurbg

        Vous trouvez les ppm de pesticides des aliments dangereux, MAIS sans argument valable à proposer !
        Vous vous êtes empressé de jeter le bébé avec l’eau du bain, sachant de source sûr que la matière active est souvent 100 à plus de 1000 fois moins nocive que le produit technique !
        Pour moi, il faudrait interdire aux fabricants et proches des pesticides de réaliser les études qui devraient être faites par personnes impartiales et sans AUCUN conflits d’intérêts !!!
        Mais on pourrait, et on aurait déjà du le réaliser depuis longtemps étudier le fait de savoir si on peut réaliser ces produits techniques avec des adjuvants bien plus safe, a-ton réalisé des études de comparaison du Roundup vs un générique dont les adjuvants sont différents et si, comme c’est le cas, ils ont toute liberté, pourquoi utiliseraient-ils des produits plus coûteux ??
        https://www.bioconsomacteursprovence.com/pdf/InfoCRIIGEN-9Pesticides-31012014.pdf
        SI le produit technique était toxiques à des doses 300 à 600 fois inférieures à celles utilisées pour les usages agricoles, on devrait le constater sur l’espérance de vie des agriculteurs or …NADA !
        Même l’espérance de vie en bonne santé:
        https://www.plan.be/admin/uploaded/201601151157390.CEP3_11083.pdf
        L’agriculteur français vit plus longtemps qu’un ouvrier, plus qu’un commerçant, un peu moins que le cadre, il a au total moins de cancers, attribué à tort ou raison au fait qu’ils fument moins !
        Il est néanmoins un peu plus touché par certains cancers, MAIS RIEN ne permet de l’attribuer aux pesticides et si c’était le cas, ce serait ENCORE les adjuvant, le benzène est employé entre autre !
        Donc l’agriculteur est relativement peu touché et l’est surtout parce qu’il manipule des concentrés et qu’encore actuellement, les gants, masques sont peu employés et il met parfois les mains nues pour déboucher le gicleur….RIEN à voir avec les ppm qu’ingurgitent les consommateur !
        TOUT EST POISON ET RIEN N’EST SANS POISON; LA DOSE SEULE FAIT QUE QUELQUE CHOSE EST OU N’EST PAS UN POISON !!! On feint de l’oublier !
        Et votre vache BIO qui broute en prairie consomme des adventices toxiques
        http://www.web-agri.fr/conduite-elevage/sante-animale/article/plantes-toxiques-ou-pas-dejouer-les-dangers-potentiels-des-prairies-1184-106936.html
        Est-ce grave…DOCTEUR ??? ou risible si pas en quantité significative !!!!
        TOUS les médocs sont mortels à hautes doses, TOUT engrais est herbicide à haute dose, on descend de son nuage BIO !
        Manger des fruits et légumes réduirait le risque d’AVC de 32%
        Mais on ne dit pas qu’il faut du BIO, vous comprenez qu’ils s’empresseraient de l’afficher partout !
        https://www.sciencesetavenir.fr/sante/manger-des-fruits-et-legumes-reduirait-le-risque-d-avc_14263
        http://www.entrepatients.net/fr/sante/actualites/874431-accident-vasculaire-cerebral-avc-avc-reduire-les-risques-grace-aux-fruits-l

  88. Ce n’est pas toujours possible, mais quand on le peut, aller visiter les producteurs (bio, raisonné, conventionnel…) autour de chez soi, pour voir comment ils travaillent, discuter avec eux, c’est toujours plus intéressant que d’essayer de déchiffrer des labels et des étiquettes qui au final ne nous racontent pas grand chose sur comment le fruit ou le légume a été cultivé…

  89. Bonsoir, vous dites qu’il n’existe pas fondamentalement de différence entre les molécules naturelles et les molécules synthétiques, certes, les molécules synthétiques sont issues du pétrole qui est lui même issu de la fossilisation du vivant. Mais cela ne dit rien des effets ou du « comportement » des différentes molécules, peut-on réellement affirmer que les molécules de synthèse sont équivalentes à celles dites « naturelles » ?

    • oui l’on peut car les effets ou le comportement d’une molécule dépend de sa composition et de son agencement et si deux molécules sont identiques c’est qu’elle auront les mêmes atomes ou ions plutôt et le même agencement la même masse molaire etc etc etc et bien sur au vu des ses faits exactement le même effet et le même comportement … je croit qu’il est impossible de dire si une molécule est issue de synthèse ou non .. une molécule c’est juste un agencement d’atomes : proton neutron électron

    • « les molécules synthétiques sont issues du pétrole »

      Hem, hem… ca c’est n’importe quoi… les molécules synthétiques sont issue de tout et n’importe quoi. Y compris d’extraits de plantes.

      Les molécules de synthèse sont absolument identiques à leur homologues « naturelles »

  90. E.T.

    Hélas, c’est plus compliqué.

    1. Hormis fraude au label, quand c’est bio… et bien c’est bio. Car le label bio n’est qu’un cahier des charges et ne veut pas dire « sans pesticides ». Si pour vous « bio » veut dire « sans intrants », alors le bio n’est jamais bio. En réalité, la définition de ce qu’on appelle « agriculture biologique » est arbitraire, en particulier elle ne vient pas de la biologie. Ce n’est qu’une expression faisant référence à une agriculture avec un ensemble de règles décidées par convention, et comme le souligne cet article, ces règles ne sont pas toujours pertinentes par rapport aux objectifs affichés du bio.

    2. Quand ce n’est pas bio, et bien il n’y a pas grand chose qui change au niveau des pesticides, à part le fait que certains sont synthétiques. Cela ne veut pas dire qu’ils soient plus ou moins dangereux. Il faut voir au cas par cas… (voir l’article suivant : https://sciencepop.fr/2016/05/18/chimique-vs-naturel/)

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